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Communiqué de presse

L’UNICEF et la Journée mondiale de prière et d’action pour les enfants, pour protéger les enfants contre la violence

NEW YORK, 20 novembre 2011 – À l’occasion du 22e anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant, l’UNICEF s’unit à la Journée mondiale de prière et d’action en faveur des enfants pour lancer une nouvelle initiative visant à protéger les enfants de la violence. Cette initiative durera 3 ans et touchera une trentaine de pays

La Journée de prière et d’action pour les enfants est un mouvement qui compte sur le rôle prépondérant que les communautés religieuses peuvent jouer pour mettre les enfants à l’abri du danger en faisant la promotion de mesures comme l’enregistrement des naissances et les méthodes parentales positives et en décourageant celles qui pourraient avoir des résultats nocifs, comme le mariage précoce.

En dépit de progrès importants qui ont permis de réduire la mortalité infantile et d’améliorer la santé des enfants dans le monde entier, des millions de jeunes sont encore victimes de la violence, de l’exploitation et de sévices.

« La violence n’a rien de discriminatoire, constate Anthony Lake, Directeur général de l’UNICEF. Elle concerne toutes les races, toutes les religions, toutes les classes sociales et toutes les cultures ».

Pour les parents, les méthodes parentales positives représentent l’un des meilleurs moyens d’aider leurs enfants. L’influence et la protection parentales jouent un rôle crucial dans le bien-être de l’enfant, et les parents n’ont pas besoin de recourir à des méthodes disciplinaires violentes, qui sont nocives et ne donnent pas de bons résultats.

L’enregistrement des naissances est aussi une mesure clé pour protéger les enfants. Ce document tout simple établit l’existence légale de l’enfant et leur permet de jouir sans entraves de leurs droits civiques, politiques, économiques, sociaux et culturels. Les enfants qui n’ont pas de certificat de naissance peuvent se voir refuser l’accès aux soins de santé, à l’éducation et à l’assistance sociale. Ils sont les premiers à passer à travers les mailles des filets de protection sociale et ils courent le risque que les atteintes à leurs droits ne soient jamais mises en lumière.

La Journée mondiale met aussi en lumière le problème du mariage précoce, qui touche essentiellement les filles. Les épouses trop jeunes risquent davantage d’être victimes de violence, d’abus sexuels et d’exploitation. Elles sont aussi plus vulnérables à des maladies sexuellement transmissibles que les femmes plus âgées.

« Pour mettre fin à de telles violences, nous devons travailler tous ensemble, indépendamment de clivages comme la religion ou l’appartenance politique. Nous devons faire oeuvre de sensibilisation, toucher nos communautés et renforcer les systèmes de protection de l’enfance, estime Anthony Lake. Que cela commence par une prière et se traduise en actions ».

L’UNICEF travaille depuis longtemps avec des dirigeants de toutes les confessions religieuses sur des questions qui concernent les enfants, qu’il s’agisse de forger un partenariat avec des imams en Mauritanie pour éliminer les punitions corporelles, de s’associer à des moines bouddhistes au Bhoutan pour aider les enfants touchés par le VIH et le SIDA ou de collaborer avec des églises équatoriennes pour améliorer la santé maternelle et infantile.

Parmi les activités qui auront lieu avec l’appui de l’UNICEF pendant ou après la Journée mondiale de prière et d’action en faveur des enfants, citons les suivantes :

Au Nigéria, un séminaire national réunissant les principaux chefs religieux est prévu aux alentours de la Journée de prière et d’action pour qu’ils s’investissent dans une campagne en faveur de l’enregistrement universel des naissances. L’efficacité de leurs interventions pourra être mesurée grâce à des rapports réguliers sur le terrain en utilisant la technologie RapidSMS.

Au Panama, le journal de l’Église catholique romaine publiera un bulletin sur la Journée de prière et d’action en faveur des enfants au cours du mois de novembre et une lettre de l’archevêque sera lue pendant tous les services religieux du 20 novembre. L’archevêque lui-même célébrera une messe qui sera retransmise en direct à la radio et où il évoquera comment mettre fin à la violence contre les enfants. D’autres communautés religieuses célébreront également cette journée lors de leurs diverses cérémonies.

En Afghanistan, l’UNICEF et le Ministère des affaires religieuses comptent diffuser des interviews avec les mollahs à la radio et à la télévision au cours de la semaine précédant la Journée de prière et d’action. Des stations de radio et des chaînes de télévision fourniront également aux enfants des informations faciles à comprendre sur leurs droits. Le 25 novembre, les mollahs affiliés au ministère se serviront de la prière du vendredi pour relayer des messages sur la violence à l’égard des enfants.

La Journée mondiale de prière et d’action en faveur des enfants a été lancée en 2008 pour améliorer la vie des enfants partout dans le monde. En 2010, 46 pays l’ont célébrée.

Pour en savoir plus : http://dayofprayerandaction.org/

À propos de l’UNICEF
L’UNICEF est à pied d’oeuvre dans 190 pays et territoires pour aider les enfants à survivre et à s’épanouir, de leur plus jeune âge jusqu’à la fin de l’adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins aux pays en développement, l’UNICEF soutient la santé et la nutrition des enfants, l’accès à de l’eau potable et à des moyens d’assainissement, une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles et la protection des enfants contre la violence, l’exploitation sous toutes ses formes et le SIDA. L’UNICEF est entièrement financé par des contributions volontaires de particuliers, d’entreprises, de fondations et de gouvernements.

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Pour de plus amples informations, veuillez contacter :
Rebecca Fordham, UNICEF Média,
tél. : + 1 212 326 7162,
courriel : rfordham@unicef.org


 

 

 

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