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Communiqué de presse

Pour la Semaine mondiale de l’allaitement maternel, l’UNICEF diffuse son message au-delà des centres de santé

NEW YORK/GENÈVE/BUJUMBURA, 4 octobre 2011 – À l’occasion de la Semaine mondiale de l’Allaitement maternel, qui se déroule au Burundi du 3 au 7 octobre 2011 et dont la célébration officielle aura lieu dans la province de Gitega (centre) le 7 octobre, l’UNICEF se joint à ses partenaires pour demander que l’on fasse connaître les avantages de l’allaitement maternel bien au-delà des cliniques et des salles d’accouchement. L’objectif est de toucher le grand public et de s’assurer que les jeunes comprennent l’importance de l’allaitement maternel bien avant de devenir parents.

La célébration de cette Semaine, cette année sous le thème « L’allaitement maternel, parlons-en ! », souligne le rôle que chaque membre de la société peut jouer pour sensibiliser sur les  avantages de l’allaitement maternel – un début de vie naturel et enrichissant, pour les bébés et les mères.

Les évaluations scientifiques ont prouvé que l’allaitement maternel pouvait faire diminuer de 13 pour cent le nombre de décès d’enfants de moins de cinq ans si les nourrissons étaient exclusivement nourris au sein pendant les six premiers mois de leur vie et continuaient d’être allaités jusqu’à l’âge d’un an.

« Avec des enjeux aussi élevés, nous devons redoubler d’efforts pour faire passer aux femmes un message simple et percutant : l’allaitement au sein peut sauver la vie de votre bébé », a dit Anthony Lake, le Directeur général de l’UNICEF, lors du lancement de la Semaine mondiale de l’Allaitement maternel, célébrée chaque année dans le monde la première semaine du mois d’août. « Aucune autre intervention n’offre un rapport coût-efficacité aussi élevé pour diminuer le nombre d’enfants qui meurent avant d’avoir cinq ans ».

Au Burundi, le taux d’allaitement exclusif des nourrissons de moins de six mois est de 69 pour cent, selon les résultats préliminaires de l’Enquête démographique de santé 2010, en augmentation depuis 2005, où il se situait à 44 pour cent.

« Des progrès ont été accomplis ces dernières années au Burundi, grâce aux efforts du Gouvernement et de ses partenaires, dont l’UNICEF, mais il reste beaucoup à faire en matière de communication pour le changement de comportement afin d’améliorer les pratiques d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant dans notre pays », a déclaré le docteur Gilbert Nduwayo, Directeur du Programme national intégré d’alimentation et de nutrition (PRONIANUT) du Ministère de la santé publique et de la lutte contre le Sida.

« Le taux de malnutrition chronique des enfants au Burundi est l’un des plus élevés de la région, 58 pour cent, alors que  l’allaitement approprié est l’une des interventions clé contre la malnutrition des enfants ». L’allaitement au sein joue un rôle important pour prévenir les retards de croissance (taille insuffisante pour l’âge), une condition qui peut entraîner des problèmes  physiques et cognitifs irréversibles et qui est considérée comme l’un des meilleurs indicateurs des inégalités dans une société.

« Le lait maternel est considéré par les experts comme un véritable trésor sur le plan nutritionnel, biologique, immunologique et psychologique », a énoncé le docteur Nduwayo. « L’allaitement maternel n’est pas seulement une histoire de lait : il renforce aussi les liens entre la mère et l’enfant ».

Au Burundi, les aliments introduits à partir de 6 mois sont souvent insuffisants en quantité et en qualité. Les pratiques inadéquates d’alimentation et de soins sont liées aux moyens économiques assez limités des ménages mais aussi au manque de connaissance des bonnes pratiques. C’est la raison pour laquelle fournir aux mères une information appropriée et encourager le changement de comportement doivent être des priorités dans la politique et les programmes nationaux en faveur de l’amélioration de la santé et de la nutrition.

Les femmes reçoivent généralement des informations sur l’importance de l’allaitement exclusif lors des visites prénatales ou après l’accouchement. C’est la raison pour laquelle les réseaux de santé au niveau communautaire devraient disposer d’un personnel qui possède les dernières connaissances et techniques en date pour aider les mères à commencer à nourrir leurs bébés au sein, et qu’ils soient également capables de donner les conseils appropriés sur la façon de nourrir les enfants exclusivement au sein pendant les six premiers mois et de continuer à les nourrir au sein jusqu’à deux ans ou plus.

 Il faut élargir le réseau de personnes qui soutiennent l’allaitement maternel à l’aide de moyens nouveaux et imaginatifs de communication avec les mères et les familles. Pour améliorer la prise de conscience des avantages de l’allaitement maternel, il faut atteindre un public plus large, y compris les enfants et les jeunes.

L’UNICEF est convaincu qu’il faut utiliser tous les moyens de communication possibles et encourage ses partenaires à faire de même, en se servant de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel pour lancer des initiatives qui se prolongeront tout au long de l’année. La Semaine souligne que la communication concernant l’allaitement maternel au sein devrait utiliser les moyens de communication non traditionnels et récents, comme les réseaux sociaux, les blogs, la téléphonie mobile, les arts et les « mobilisations éclair » ("flash mobs"), ces rassemblements  de foules sur des lieux publics qui sont convoqués via Internet.

Au Burundi, plusieurs activités vont être menées dans le cadre de cette Semaine, notamment des émissions et spots dans les médias pour informer et sensibiliser le public, ainsi que des activités de mobilisation sociale et des jeux concours.

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Pour de plus amples informations :
UNICEF Burundi
Anne-Isabelle Leclercq
Spécialiste Communication
Tél. : +257 22 20 20 80 / +257 79 948 118
courriel : aileclercq@unicef.org


 

 

 

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