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Communiqué de presse commun

Le Burundi introduit le vaccin contre le pneumocoque

BUJUMBURA, 20 septembre 2011 – Le Burundi intensifie sa lutte contre les maladies évitables par la vaccination en introduisant dans son programme national de vaccination le vaccin contre le pneumocoque. Le nouveau vaccin a été lancé lors d’une cérémonie officielle organisée dans la province de  Kayanza.

« La vaccination constitue un meilleur investissement pour le pays, pour la santé de nos enfants, le bien-être de nos familles et la croissance économique de notre pays », a déclaré Sabine Ntakarutimana, Ministre de la Santé publique et de la Lutte contre le Sida. « La vaccination est un droit pour nos enfants et un devoir pour nous les parents ».

Le Pneumocoque est responsable de près de 1,6 million de décès chaque année dans le monde, dont jusqu’à un million d’enfants de moins de cinq ans. Le vaccin contre le pneumocoque sera introduit en routine dans le calendrier vaccinal du Programme élargi de vaccination (PEV) du Burundi, venant ainsi élargir la liste des vaccins disponibles (Le BCG contre la tuberculose, le vaccin contre la poliomyélite, le vaccin antiamarile et le Pentavalent contre la diphtérie, le Tétanos, la Coqueluche, Hépatite B et l’Hemophilus influenza) pour 320 000 enfants de 0 à 11 mois. Cette initiative bénéficie de l’Appui  financier de l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI) ainsi que des partenaires comme le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Au Burundi, les infections respiratoires aigües, parmi lesquelles les pneumopathies à pneumocoque, constituent la deuxième cause de morbidité des enfants de moins de cinq ans selon les données épidémiologiques du Ministère burundais de la Santé publique et de la Lutte contre le Sida.

« De toutes les interventions sanitaires jamais mises en oeuvre, la vaccination est l’une des plus efficaces et des plus économiques, sauvant chaque année 2,5 millions d’enfants dans le monde », a rappelé Mr Souleymane Diabate, Représentant UNICEF au Burundi par interim.

La majorité des décès liés au pneumocoque sont dus à la pneumonie (89 pour cent), la méningite (6 pour cent) et d’autres maladies graves (5 pour cent). Environ 90 pour cent de ces décès se produisent dans les pays en voie de développement. En Afrique il existe deux facteurs de risque importants : le VIH/SIDA et la drépanocytose.

Dans les traces de l’Afrique du Sud, premier pays d’Afrique à avoir introduit le vaccin, le Burundi est le dixième pays du continent à franchir le pas. Ce vaccin est déjà administré dans les pays développés avec des résultats significatifs en termes de réduction du nombre de cas de pneumonies à pneumocoque.

« La vaccination n’est  ni une faveur, ni un privilège que seuls certains enfants chanceux devraient recevoir, mais un droit qui doit être satisfait pour tout enfant et partout dans le monde », a déclaré Mr Souleymane Diabate.

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