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Communiqué de presse

Plus de 6000 communautés en Afrique abandonnent la pratique de la mutilation génitale féminine/excision

LONDRES/GENÈVE, 6 février 2011 – Plus de 6000 communautés ont choisi d’abandonner la mutilation génitale féminine/excision (MGF/E), selon un programme commun des Nations Unies consacré à l’élimination de cette pratique, et ce nombre ne fait que croître.
 
L’UNFPA, le Fonds des Nations Unies pour la population, et l’UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, travaillent en partenariat pour mettre fin à la MGF/E, une pratique qui a des séquelles graves, tant immédiates qu’à long terme, sur la santé des filles et des femmes et qui représente clairement une atteinte à leurs droits fondamentaux.
 
« Nous sommes actifs dans 12 des 17 pays africains prioritaires et nous avons observé de réels résultats – nos années de travail acharné ont payé car les taux de prévalence de la MGF/E ont baissé », a déclaré Nafissatou Diop, coordinateur du programme commun FNUAP-UNICEF de lutte contre la mutilation génitale féminine/excision.
 
« En Éthiopie, le taux de prévalence est passé de 80 pour cent à 74 pour cent, au Kenya, de 32 pour cent à 27 pour cent et en Égypte, de 97 pour cent à 91 pour cent. Il reste beaucoup de travail à faire ».
 
Chaque année, trois millions de filles courent le risque de subir une mutilation génitale féminine/excision en Afrique, et dans le monde, jusqu’à 140 millions de femmes et de filles en ont déjà été victimes.
 
Le programme commun FNUAP-UNICEF démarré en 2008 encourage les communautés à abandonner collectivement la MGF/E. Il utilise une approche qui tient compte de la culture des pays, y compris le dialogue et la constitution de réseaux sociaux, et qui conduit à l’abandon de cette pratique en l’espace d’une génération. Le programme s’appuie sur les droits de l’homme et implique tous les groupes au sein d’une communauté, notamment les chefs religieux et les jeunes filles elles-mêmes. Plutôt que de condamner la mutilation génitale féminine/excision, il promeut l’abandon collectif pour éviter d’aliéner ceux qui persistent dans cette pratique et les inciter à y renoncer d’eux-mêmes.
 
Pour marquer la Journée internationale de lutte contre la mutilation génitale féminine/excision, le FNUAP et l’UNICEF s’engagent une nouvelle fois à mettre fin à cette pratique et exhortent la communauté mondiale à s’associer à cet effort vital. Ces deux organisations croient aussi que la MGF/E peut être abandonnée en l’espace d’une génération, ce qui aiderait des millions de filles et de femmes à mener une existence plus épanouie et en meilleure santé.
 
« Trois ans après le lancement du programme, plus de 6000 communautés en Éthiopie, en Égypte, au Kenya, au Sénégal, au Burkina Faso, en Gambie, en Guinée et en Somalie ont déjà abandonné la MGF/E », selon une déclaration commune du Directeur général du FNUAP, le Dr Babatunde Osotimehin et du Directeur général de l’UNICEF, Anthony Lake. «  Les normes sociales et les pratiques culturelles évoluent, et les femmes et les hommes dans les communautés s’unissent pour protéger les droits des filles. Le FNUAP et l’UNICEF travaillent avec d’autres partenaires pour mettre fin à cette pratique nuisible en l’espace d’une génération, et nous sommes persuadés que cet objectif peut être atteint ».
 

Notes aux rédacteurs :
1. La mutilation génitale féminine, aussi appelée excision (MGF/E), fait référence à l’excision de tous les organes génitaux féminins ou d’une partie d’entre eux. Malgré les efforts faits à travers le monde pour promouvoir l’abandon de cette pratique, la MGF/E reste très répandue dans de nombreux pays en développement, et a même été observée dans d’autres régions du monde comme l’Europe et l’Amérique du Nord, où certaines familles d’immigrants se sont installées. La majorité des filles qui ont été soumises à cette pratique vivent dans 28 pays d’Afrique et d’Asie occidentale. On a aussi constaté l’incidence de ce phénomène au sein de certains groupes de populations en Inde, en Indonésie et en Malaisie. Pour un aperçu général sur la MGF/E : http://www.unfpa.org/gender/practices4.html

2. Le Programme commun FNUAP-UNICEF sera représenté lors d’une réunion intitulée : « Jeter des passerelles entre l’Europe et l’Afrique ». Y assisteront des représentants de gouvernements d’Afrique, d’Europe et d’Amérique latine, plusieurs organisations des Nations Unies, d’autres groupes internationaux et des femmes qui ont été victimes de la MGF/E, notamment la chanteuse de rap sénégalaise Sister Fa.
 
Cette manifestation est organisée par le Comité inter-Afrique et se tiendra le lundi 7 février de 9h00 à 13h00 au Centre International de Conférences (CICG), Genève. Pour obtenir des détails supplémentaires ou des interviews avec la coordinateur du Programme ou avec Sister Fa, contacter Anne Wittenberg au +41 79 916 88 33, courriel : wittenberg@unfpa.org.


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À propos de l’UNICEF                                                                                                                           
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À propos du FNUAP
Le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) est une institution de développement international qui œuvre en faveur du droit à la santé et à l'égalité des chances de chacun, femme, homme et enfant. Le FNUAP offre son appui aux pays pour utiliser les données démographiques dans la formulation des politiques et des programmes visant à réduire la pauvreté et pour faire en sorte que chaque grossesse soit désirée, que chaque accouchement soit sans danger, que chaque jeune soit protégé du VIH/SIDA et que toutes les filles et toutes les femmes soient traitées avec dignité et respect
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Pour un supplément d’information, contacter :
Rebecca Fordham, UNICEF Médias, New York,
tél. : + 1 212 326 7162,
courriel : rfordham@unicef.org

Patrick McCormick, UNICEF New York,
tél. : + 1 212 326 7426,
courriel : pmccormick@unicef.org

Omar Gharzeddine, FNUAP, New York,
tél. : + 1 212 297 5028,
courriel : gharzeddine@unfpa.org


 

 

 

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