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Déclaration du Directeur général de l'UNICEF, Antony Lake, sur la violence sexuelle dans l'est de la République démocratique du Congo

NEW YORK, 24 août 2010 – Le viol collectif d'au moins 179 femmes et filles dont il a été fait état dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC)  doit servir d'appel en vue de mettre fin de toute urgence à l'usage de la violence sexuelle comme arme de guerre.

Des violations flagrantes des droits de l'homme, dont le viol et la violence sexuelle, sont devenues endémiques en RDC. L'UNICEF a connaissance d'environ dix-huit mille ex-victimes de violences sexuelles en RDC qui ont demandé de l'aide pour la seule année 2009 - dont 11 855 qui ont nécessité une assistance médicale importante. Il est hautement probable que beaucoup d'autres agressions n'ont pas été signalées.

Les épreuves causées par la violence sexuelle ne s'arrêtent pas avec l'agression. De nombreuses victimes portent des marques physiques et psychologiques pour le restant de leur vie. Et la violence sexuelle a aussi un impact profond sur les familles, les communautés et la société en renforçant une culture de la violence.

La violence sexuelle est un crime international et tous ses auteurs doivent en être tenus entièrement responsables. L'impunité, des poursuites judiciaires jusqu'au châtiment, doit cesser. 

Le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a demandé à sa Représentante spéciale pour la violence sexuelle dans les conflits de donner suite à ces terribles informations de la République démocratique du Congo et de coordonner une intervention, incluant l'aide et les soins indispensables pour les filles et les femmes qui ont été agressées. L'UNICEF appuie ces efforts et se tient prêt à porter son assistance de toutes les façons possibles.

Pour de plus amples informations :

Rebecca Fordham, UNICEF Media, New York ,
Tel + 1 212 326 7162,
 rfordham@unicef.org

Christopher de Bono, UNICEF Media, New York,
Tel + 1 212 303 7984,
 cdebono@unicef.org


 

 

 

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