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Communiqué de presse

L’UNICEF marque la Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l’assistance à la lutte anti-mines

New York, 1er avril 2010 – L’UNICEF marque la Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l’assistance à la lutte anti-mines (4 avril) en appelant à la prise de mesures plus décisives pour protéger les enfants et leurs familles de l’impact des mines terrestres et des restes explosifs de guerre.

« Il y a encore de très nombreux enfants qui sont tués et mutilés à cause de ces armes inhumaines, » a déclaré Mme Hilde F. Johnson, Directrice générale adjointe de l’UNICEF.
 
« La communauté internationale a bien avancé pour atteindre les cibles et les objectifs du Traité sur l’interdiction des mines depuis que cette convention est entrée en vigueur en 1999, mais la tâche est loin d’être achevée. Chaque année, ces armes font encore beaucoup de victimes parmi les civils, et un nombre encore plus important de personnes ne peuvent plus se livrer à des activités de base sur leur terre, comme aller chercher de l’eau et du bois, planter ou laisser leurs enfants jouer dehors. Il faut que le traité soit universellement adopté et mis en oeuvre » a ajouté Mme Johnson. 

Chaque jour, dans des dizaines de pays à travers le monde, des civils sont blessés ou tués par des mines et autres objets explosifs mortels abandonnés sur le terrain après un conflit, des années après toute cessation des hostilités.
 
En 2008, 5197 nouveaux accidents dus à des mines, des restes explosifs de guerre et des engins explosifs improvisés (EEI) activés par les victimes ont été enregistrés. Bien qu’il y ait eu moins d’accidents en 2008 que dans les années précédentes, le nombre de survivants aux explosions de mines/EEI a continué à augmenter. 
 
Les enfants – notamment les garçons – représentent près de 30 pour cent de toutes les victimes des mines, et en particulier, des restes explosifs de guerre.
 
Bien qu’il y ait moins de victimes parmi les filles, celles-ci sont aussi affectées. On estime que les accidents qui les concernent font partie de ceux qui sont les moins déclarés. Dans certains pays, les handicaps sont stigmatisés et dissimulés, notamment lorsqu’il s’agit d’une fille. De nombreux accidents ne sont pas déclarés, ces filles ne reçoivent pas de soins médicaux ou autres, et sont considérées comme un fardeau pour leur famille.
 
Le simple fait d’être un enfant, doté de curiosité naturelle et d’une envie de jouer, de toucher, de chercher et d’explorer, est risqué dans un environnement contaminé par des mines terrestres et autres explosifs. Se rendre à l’école à pied, garder du bétail, aller chercher de l’eau ou ramasser des fruits ou du bois pour faire du feu peuvent être affaire de vie ou de mort.

Un enfant qui survit à l’explosion d’une mine souffrira probablement de handicaps permanents. L’accès à la réhabilitation n’est pas toujours possible, et cet enfant pourra être privé d’éducation si son foyer n’a pas les moyens de payer les factures d’hôpital et du médecin, sans même parler de l’argent nécessaire à sa scolarité.

De plus en plus, les conventions internationales relatives au désarmement, aux droits humanitaires et aux droits de l’homme reconnaissent qu’il est nécessaire d’offrir une aide spécialisée aux enfants qui survivent aux explosions de mines et à ceux qui sont handicapés afin d’assurer leur pleine participation à la société. Prises ensemble, elles forment un cadre efficace pour défendre les droits des jeunes survivants.

À propos de l’UNICEF
L’UNICEF mène des programmes sur le terrain dans plus de 150 pays et territoires pour aider les enfants à survivre et à s’épanouir, de leur plus jeune âge jusqu’à la fin de l’adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins aux pays en développement, l’UNICEF travaille pour la santé et la nutrition, l’eau et l’assainissement, une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles, et la protection des enfants contre la violence, l’exploitation et le SIDA. L’UNICEF est entièrement financé par des contributions volontaires de particuliers, d’entreprises, de fondations et de gouvernements.
 
Pour de plus amples informations :
Rebecca Fordham, UNICEF New York,
tél. : + 1 212 326 7162,
courriel : rfordham@unicef.org


 

 

 

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