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Les générations futures sont en danger si l'on ne tente pas d'urgence de mettre fin à la sous-nutrition

Publié dans The Huffington Post

16 novembre 2009
Aujourd'hui, dans le monde en développement, quelque 200 millions d'enfants de moins de cinq ans souffrent d'un retard de croissance en raison d'une sous-nutrition maternelle et infantile chronique.

La sous-nutrition dépouille un enfant de sa force, et des maladies auxquelles son corps serait normalement en état de résister deviennent bien plus dangereuses. Mais bien plus dévastateur encore est le fait que plus d'un tiers des enfants qui meurent de pneumonie, de diarrhée ou d'autres maladies auraient pu survivre s'ils n'avaient souffert de sous-nutrition.

Les 1000 jours qui s'écoulent entre la conception et le deuxième anniversaire de l'enfant sont les plus importants pour son développement. Pendant cette période cruciale, les carences nutritionnelles peuvent réduire ses capacités à lutter contre la maladie et à y survivre et amoindrir ses facultés sociales et mentales.

Ceux qui survivent à la sous-nutrition seront en plus mauvaise santé physique tout au long de  leur vie et leurs facultés cognitives seront affectées, ce qui limitera leurs capacités d'apprentissage et leurs chances d'obtenir un revenu décent. Ils sont piégés dans un engrenage de mauvaise santé et de pauvreté qui peut durer plusieurs générations.

Le retard de croissance est l'une des conséquences d'une mauvaise nutrition à long terme pendant la petite enfance. Il est associé à des problèmes de développement qui sont souvent impossibles à corriger. Un enfant atteint d'un retard de croissance souffrira vraisemblablement toute sa vie d'une mauvaise santé et ne pourra réaliser tout son potentiel, la réponse est donc dans la prévention.

Selon un rapport sorti la semaine dernière par l'UNICEF, « Suivre les progrès dans le domaine de la nutrition de l'enfant et de la mère »,  il est parfaitement possible de réduire, voire d'éliminer la sous-nutrition. Parmi les interventions qui ont prouvé leur efficacité, l'allaitement exclusif jusqu'à six mois,  combiné à des aliments nutritionnellement adéquats,i  peut avoir un impact significatif sur la survie de l'enfant et le  retard de croissance.

D'énormes progrès ont été faits dans la mise au point de solutions peu coûteuses, comme les micronutriments, offertes aux populations vulnérables du monde entier. On a par exemple beaucoup progressé pour améliorer l'accès des enfants à du sel iodé et à des suppléments de vitamine A. Dans les pays les moins avancés du monde, le pourcentage d'enfants de moins de cinq ans qui reçoivent des doses cruciales de vitamine A a plus que doublé, puisqu'il est passé de 41 pour cent en 2000 à 88 pour cent en 2008. ce qui a contribué à réduire la mortalité des enfants et des nourrissons.

Même si 90 pour cent des enfants souffrant d'un retard de croissance vivent en Afrique et en Asie, on enregistre des progrès sur ces deux continents. En Asie, la prévalence des retards de croissance est passée d'environ 44 pour cent en 1990 à quelque 30 pour cent en 2008, alors qu'en Afrique, elle est passée de 38 pour cent en 1990 à quelque 34 pour cent en 2008.

« Les engagements de la communauté internationale concernant  la sécurité alimentaire, la nutrition et l'agriculture durable s'inscrivent dans un programme d'action plus large qui permettra de résoudre les questions cruciales soulevées dans ce rapport. Si l'on ne s'attache pas à lutter contre les causes de la sous-nutrition maternelle et infantile aujourd'hui, les coûts seront considérablement plus élevés demain.

Ann Veneman est la Directrice générale de l'UNICEF.  L'UNICEF est à pied d'oeuvre dans plus de 150 pays et territoires pour aider les enfants à survivre et à s'épanouir, de leur plus jeune âge jusqu'à la fin de l'adolescence. Pour plus d'information sur le rapport: « Suivre les progrès dans le domaine de la nutrition de l'enfant et de la mère » allez à http://www.unicef.org.

A propos de la Directrice générale
Ann M. Veneman a été nommée à la tête de l'UNICEF par le Secrétaire général des Nations Unies le 1er mai 2005, devenant ainsi la cinquième personne à diriger l'UNICEF depuis sa création il y a 60 ans. Avant de travailler pour l'UNICEF, Mme Veneman a occupé les fonctions de Secrétaire du département de l'Agriculture des États-Unis.
À l'UNICEF, Mme Veneman dirige une institution internationale de plus de 10 000 personnes et dont le  budget dépasse plus de trois milliards de dollars en ressources annuelles. Depuis son entrée en fonctions, Mme Veneman s'est déplacée un peu partout dans le monde, pour observer directement le travail de l'UNICEF, intervenir à de nombreuses réunions et conférences, et rendre visite à des chefs d'État et de gouvernement et à d'autres partenaires.

Pour de plus amples informations :
Christopher de Bono, UNICEF NY,
tél. : + 1 212 303 7984
courriel : cdebono@unicef.org


 

 

 

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