Centre de presse

Communiqué de presse

La Directrice générale met en avant la santé de l'enfant et les droits de l'enfant au Mali

visite des programmes destinés à répondre au changement climatique à Tombouctou

NEW YORK, 9 novembre 2009 - Au cours d'une visite de terrain de trois jours au Mali, la Directrice générale de l'UNICEF, Ann M. Veneman a rencontré des représentants du gouvernement, visité des programmes de santé et c'est rendue à l'ancienne ville de Tombouctou pour constater de visu l'impact dévastateur du changement climatique sur les enfants.

Au cours de rencontres avec le Président Amadou Toumani Toure, et d'autres représentants officiels elle s'est entretenue de la coopération entre le Gouvernement et l'UNICEF pour améliorer la santé des enfants et les droits des enfants.

Le Mali, pays d'Afrique de l'Ouest enclavé, est classé parmi les plus pauvres dans le monde, avec plus de la moitié de sa population vivant sous le seuil de pauvreté..

« Un enfant sur cinq au Mali ne survit pas au delà de son cinquième anniversaire, » a déclaré Mme Veneman. « La plupart de ces enfants meurent de maladies évitables comme la pneumonie, la diarrhée et le paludisme, souvent aggravées par la malnutrition. Au Mali, 32 pour cent des enfants de moins de cinq ans ont un poids inférieur à la normale. »

La situation des mères est également désastreuse. Les femmes ont 1 chance sur  15 au cours de leur de vie de mourir de causes liées à la maternité. En comparaison d' 1 sur 8000 dans le monde industrialisé.

« Le manque de services de santé de base, la malnutrition et le faible accès à l'eau potable et à l'assainissement contribue nt aux taux élevés de mortalité des enfants et de mortalité maternelle, » a annoncé Mme Veneman. "L'UNICEF et d'autres partenaires travaillent en collaboration étroite avec le Gouvernement pour aider à  améliorer  les conditions de vie des mères et de leurs  bébés afin que ces derniers aient une chance de démarrer sainement dans la vie. »

Dans certains secteurs, le Gouvernement a obtenu des progrès significatifs. Les programmes de lutte contre le paludisme, qui est l'une des plus grandes causes de décès d'enfants au Mali, ont montré des résultats notables. Le Mali possêde l'un des taux les plus élevés de couverture en matière de moustiquaires traitées à l'insecticide en Afrique, avec 78 pour cent d'enfants de moins de cinq dormant actuellement sous une moustiquaire.

Dans d'autres secteurs, comme la lutte contre les pratiques nuisibles, il reste encore beaucoup de travail à faire. Ann M. Veneman s'est prononcée contre les pratiques traditionnelles qui violent les droits des jeunes femmes et des enfants.

« Le travail des enfants, les mariages précoces et les mutilations génitales féminines sont toutes des pratiques communes dans ce pays » a déclaré Mme Veneman. « Environ 85 pour cent des femmes et des filles subissent une mutilation génitale, qui peut causer une hémorragie fatale et d'autres problèmes sérieux de santé. »

Environ 71 pour cent des filles sont mariées avant leurs 18 ans.  On estime que 30 pour cent d'entre-elles ont moins de 15 ans.  La pauvreté et l'ignorance, combinées à des croyances culturelles profondément enracinées, rendent difficile le combat pour faire régresser les pratiques ancestrales du mariage précoce et des mutilations génitales féminines, malgré tout Mme Veneman a insisté, des  progrès sont possibles.

« Le Gouvernement reconnait que ces pratiques sont nuisibles à la santé des jeunes filles, » a déclaré Anne M. Veneman, « l'éducation est la clé qui permettra de briser ces traditions qui volent aux fillesleur jeunesse , leur innocence et bien souvent leur vie. »

Ann M. Veneman a également visité la ville de Tombouctou située dans la région du Sahel au nord du Mali, autrement connue comme la « ville mystérieuse ».

Tombouctou a été sérieusement touchée par les conséquences du changement climatique. Les affluents du fleuve Niger se sont asséchés en raison de la sécheresse etla plupart des terres sont maintenant arides et incapables de produire une récolte.

Elle a fait l'éloge du programme d'échange travail contre nourriture mis en place Tombouctou et soutenu par le Programme alimentaire mondial (PAM). Dans ce programme, les femmes cultivent du riz et des légumes sur une terre reprise au désert qui avance. Les femmes plantent aussi des arbres dans le cadre d'un programme de reboisement.

« Ces femmes apprennent à produire l'alimentation dont elles ont besoin tout  en s'adaptant aux effets du changement climatique, » a expliqué Mme Veneman. « Alors que le Sommet de Copenhague sur le changement climatique approche, il est important de reconnaître que ce changement affecte négativement les vies des personnes les plus pauvres et les plus vulnérables du monde. »

Également pendant le voyage, Ann M.Veneman et le Président Toure ont lancé un mois d'activités commémorant le 20ème anniversaire de la Convention relative aux droits de l'enfant. Le Mali a co-présidé le Comité qui a surveillé l'achèvement de la Convention en 1989. la Convention relative aux droits de l'enfant devenait alors le premier instrument juridique international ayant force obligatoire à affirmer les droits de l'homme pour tous les enfants.

Pour plus d'informations :
Christopher de Bono, UNICEF NY,
tél. : + 1 212 303 7984;
courriel : cdebono@unicef.org


 

 

 

Recherche