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Note d'actualité

Plusieurs organismes de santé internationaux demandent un financement accru pour augmenter les stocks de fièvre jaune

L’OMS ET L’UNICEF conviennent des difficultés des campagnes de vaccination qui sont à l’origine de cette demande

GENÈVE/PARIS/NEW YORK, 20 mai 2009 – Le Groupe international de coordination (GIC) sur l’approvisionnement en vaccins contre la fièvre jaune prévient la communauté internationale que les stocks d’urgence mondiaux de vaccins contre la fièvre jaune pour les populations les plus vulnérables du monde, en Afrique, sont en train de s’épuiser. 

Les stocks actuels devraient être épuisés en 2010 et il n’y a pas de fonds pour financer les campagnes une fois qu’on aura écoulé les réserves actuelles. La plupart des enfants et des adultes dans 5 des 12 pays les plus vulnérables d’Afrique sont maintenant protégés contre cette maladie grâce à de récentes campagnes de vaccination.

Mais faute d’un financement additionnel, des millions de personnes restent menacées par la maladie, affirment les spécialistes de la santé publique.

« Nous devons finir le travail que nous avons entamé ou alors tout ce que nous avons accompli de positif sera anéanti », a dit le Dr Edward Hoekstra, Spécialiste principal de la santé à l’UNICEF, à New York. « Si on laisse s’épuiser les stocks de vaccins contre la fièvre jaune, les pays qui n’ont pas encore bénéficié de campagnes de vaccination seront injustement accablés par la maladie. »

Le Dr William Perea, coordinateur de l’OMS pour la préparation aux épidémies et les interventions, a dit que l’initiative contre la fièvre jaune subissait les effets de la crise financière mondiale.

« Quand on regarde au-delà de 2009, on voit déjà de graves limitations financières. Bien que la production de vaccins contre la fièvre jaune ait triplé depuis 2001, la mise en œuvre du programme est limitée par un approvisionnement en vaccin insuffisant pour 2009, » a dit le Dr Perea.

Les cinq pays qui ont achevé leurs campagnes de vaccination jusqu’à présent sont le Togo, le Mali, le Sénégal, le Burkina Faso et le Cameroun, qui ont reçu des fonds de la Facilité internationale de financement pour la vaccination, par le biais de l’Alliance GAVI. Il n’y a eu aucune flambée dans ces pays depuis la fin de ces  campagnes de vaccination.

Dr Hoekstra a dit qu’il était nécessaire de prolonger le programme pour protéger les quelque 150 millions d’enfants et d’adultes de la région qui risquent encore de contracter la maladie et il a ajouté que l’étroite coopération entre tous les partenaires avait permis de soutenir efficacement les gouvernements nationaux pour réussir l’exécution des campagnes de vaccination.
« Si nous ne continuons pas ce programme, des flambées de fièvre jaune continueront d’affecter les populations les plus démunies, a affirmé le Dr Fenella Avokey, du Bureau régional africain de l’OMS, c’est un problème que nous espérions avoir résolu d’ici à 2015. »
La fièvre jaune est causée par un virus transmis par des moustiques. La maladie est endémique dans les zones de forêts et c’est à la fin de la saison des pluies que les risques sont les plus élevés. L’OMS estime qu’il y a chaque année 206 000 cas et 52 000 décès.

Les récentes campagnes au Burkina Faso et au Cameroun ont bénéficié à plus de 95 pour cent des populations vulnérables ciblées. Le Burkina Faso a vacciné 7,6 millions de personnes dans 33 districts et le Cameroun a terminé une campagne de vaccination pour 7,5 millions de personnes dans 62 districts. Le risque de fièvre jaune est particulièrement élevé dans sept autres pays africains, le Bénin, la Sierra Leone, le Nigéria, le Libéria, la Guinée, le Ghana et la Côte d'Ivoire.

Les membres du Groupe international de coordination, dont l’Organisation mondiale de la Santé, (OMS), Médecins Sans Frontières (MSF), la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), se sont réunis les 12-13 mai pour évaluer les récentes campagnes de vaccination contre la fièvre jaune et débattre d’actions futures.

Pour de plus amples informations :
Christian Moen, UNICEF Médias NY, Tél. : + 1 212 326 7516,
courriel : cmoen@unicef.org
Aphaluck Bhatiasevi, OMS Médias Genève, Tél. : + 41 79 484 2997,
courriel : bhatiaseviap@who.int


 

 

 

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