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Nutrition

L’essentiel des faits sur la nutrition :

  • Le retard de développement est le reflet d'une déficience nutritionnelle chronique, aggravée par la maladie. Comparé à d'autres formes de sous-alimentation, c'est un problème des plus importants. Dans les pays en développement, on estime qu'un tiers des enfants de moins de cinq ans - 195 millions d'enfants - sont rachitiques, tandis que 129 millions ont un poids insuffisant.
  • Vingt-quatre pays dans les pays en  développement supportent 80 pour cent du poids de la sous-alimentation, mesurée par un retard du développement.
  • En Afrique et en Asie, les taux sur le  retard de développement sont particulièrement élevés, 40 et 36 pour cent respectivement. Plus de 90 pour cent des enfants rachitiques des pays en développement vivent en Afrique et en Asie.
  • Un total de 19 millions de nouveau-nés des pays en développement présentent une insuffisance pondérale à la naissance liée à la malnutrition maternelle. En Inde, on enregistre le nombre par année le plus élevé de bébés ayant une insuffisance pondérale à la naissance : 7,4 millions.
  • Une large extension des pratiques optimales d’allaitement maternel, en particulier l’allaitement au sein exclusif pendant les six premiers mois de vie, pourrait à elle seule avoir une forte incidence sur la survie de l’enfant, et ainsi empêcher la mort de 1,4 million d’enfants de moins de cinq ans. Déjà en 2008, dans les pays en développement, on comptait environ 37 pour cent de nourrissons allaités au sein exclusivement.
  • Les données les plus récentes indiquent que 36 pays on attteint l'objectif d’au moins 90 pour cent des ménages utilisant de façon appropriée du sel iodé, au lieu des 21 pays en 2002 quand l'objectif universel de l'iodisation du sel a été approuvé lors de la session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies sur les enfants. Malgré ces progrès significatifs, environ 41 millions de nouveau-nés continuent de risquer des lésions cérébrales, suite à une carence en iode.
  • En 2008, dans les pays en développement, 71 pour cent des enfants on été protégés de la déficience en vitamine A en recevant deux doses de supplément de vitamine A, ce qui réduit sensiblement la morbidité, la mortalité et la cécité liées à la nutrition chez l’enfant. En Afrique, la couverture complète en suplément en  vitamine A a quintuplé depuis 2000, en grande partie grâce à l'introduction, deux fois par an, de Journées de la santé de l'enfant. Ces journées sont la principale plate-forme de distribution de suppléments en vitamine A dans beaucoup de pays africains. La couverture a plus que doublé dans les pays les moins développés, passant de 41 pour cent en 2000 à 88 pour cent en 2008.

La malnutrition aiguë sévère (MAS) :

  • L’UNICEF est favorable à ce qu’on gère largement la malnutrition aiguë par une approche locale. Cette approche suppose de détecter à temps la malnutrition aiguë dans la communauté et de fournir un traitement à ceux qui ne présentent pas de complications médicales avec des produits prêts à l’emploi (RUTF) pris à domicile. Si cela va bien de pair avec des soins dans des centres pour ceux qui présentent des complications (ces centres étant installés à grande échelle), une telle approche pourrait empêcher la mort de centaines de milliers d’enfants.
  • L’UNICEF est le plus important acheteur dans le monde de RUTF et l’organisation distribue ce produit hautement énergétique et enrichi pour le traitement des enfants souffrant d’une malnutrition aiguë. L’organisation travaille également avec des partenaires et l’industrie à l’accroissement de la production de RUTF afin de répondre à l’augmentation de la demande qui est envisagée.

L’alimentation du nourrisson :

  • L’UNICEF plaide en faveur de l’allaitement au sein dès la naissance : un allaitement au sein exclusif pendant les six premiers mois puis, jusqu'à l'âge de deux ans et plus, un allaitement au sein accompagné d'un complément alimentaire nutritionnellement adapté, sûr, convenant à l’âge et approprié, afin d'apporter au nourrisson dès l'âge de six mois les nutriments essentiels dont il a besoin et de le protéger de maladies mortelles. 
  • L’organisation travaille avec des partenaires, des gouvernements et des communautés afin d’améliorer les usages relatifs à l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant, en concentrant ses efforts au niveau national sur l’élaboration, la planification d’une politique et sur une législation correspondante, sur des actions concernant le système de santé en vue d’assurer des soins soucieux de l’enfant pour la mère et le nourrisson et de renforcer les capacités des travailleurs sanitaires, en améliorant les ressources pour les nouvelles mères au niveau de la communauté. L’organisation apporte son soutien à la communication en vue d’un changement de comportement et d’un changement social. Elle apporte son aide à l’alimentation du nourrisson dans des circonstances particulièrement difficiles, notamment les situations d’urgence et dans le contexte du VIH/SIDA.

Les oligo-éléments :

  • L’UNICEF fournit des produits nutritionnels tels que des suppléments de vitamine A, de fer, de zinc, d’iode et de multi-oligoéléments. L’organisation insiste sur l’importance de distribuer ces suppléments à des groupes cibles et dans des circonstances appropriés. Par exemple, dans les pays où les taux de mortalité infantile sont élevés, on a soutenu avec succès des efforts au niveau national en vue de donner deux fois par an des suppléments de vitamine A aux enfants âgés de six mois à cinq ans.
  • L’UNICEF travaille avec des partenaires des secteurs public et privé afin d’éliminer la carence en iode – la première cause d’arriération mentale et de lésions cérébrales – par l’iodation universelle du sel.  L’organisation poursuit en outre sa campagne de promotion en faveur d’un accès universel au sel iodé et de sensibilisation aux effets insidieux chez les enfants de la carence en iode. L’UNICEF, en outre, noue des partenariats afin d’éliminer d’autres carences en vitamines et en minéraux par l’enrichissement de produits alimentaires tels que la farine de blé par le fer et l’acide folique afin de combattre l’anémie et les anomalies du tube neural.        

Mise à jour : janvier 2010


 

 

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