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Protection de l'enfant

Protection de l'enfance contre la violence, l'exploitation et les mauvais traitements

Introduction

La protection des enfants contre la violence, l’exploitation et les mauvais traitements fait partie intégrante de la protection de leur droit à la survie, à la croissance et au développement. L'approche de l'UNICEF vise à créer un environnement protecteur, où filles et garçons sont à l'abri de la violence, de l'exploitation, et des séparations inutiles de leur famille, et où les lois, les services, les comportements et les pratiques minimisent la vulnérabilité des enfants, répond aux facteurs de risques connus et renforce la propre résistance des enfants. La stratégie de protection de l'enfant de l'UNICEF, qui a été approuvée en 2008, dispose des actions stratégiques nécessaires pour  construire cet environnement protecteur. La Stratégie est centrée autour :

  1. du renforcement des systèmes de protection des enfants, comprenant les lois, les politiques, les règlements et es services nécessaires sur l'ensemble des secteurs sociaux - particulièrement la protection sociale, l'enseignement, la santé, la sécurité et la justice. Ceci afin de  soutenir la prévention et la réponse à la protection des risques liés;
  2. de la promotion du changement social compatible avec les principes des droits de l'homme; et
  3. du renforcement de la protection des enfants dans les situations d'urgence. La construction de preuves, la convocation et la catalyse d'un grand nombre de partenaires sont des secteurs transversaux prioritaires.

Les données essentielles sur la protection de l'enfant :

L'enregistrement des naissances

  • L'enregistrement à la naissance fournit une preuve officielle de l'existence d'un enfant et de sa nationalité, et il est considéré comme un droit de l'homme fondamental par l'article 7 de la Convention relative aux droits de l'enfant (CDE). 
  • En 2007, quelque 51 millions de naissances n’ont été enregistrées sur aucun registre, dont près de la moitié de ces enfants vivent en Asie du Sud.
  • Un pays en développement sur quatre ()pour lesquels on dispose de données fiables) a un taux d’enregistrement des naissances inférieur à 50 pour cent.
  • Près de deux enfants sur trois en Afrique subsaharienne et Asie du Sud n’ont pas été enregistrés en 2007.
  • A l'échelle des pays, cependant, les données indiquent que l'enregistrement à la naissance a augmenté dans plusieurs pays dont la Gambie, la République démocratique populaire Lao et le Viet Nam.
  • Les enfants de moins de cinq ans auxquels on a refusé le droit à une identité sont exposés à la pauvreté et beaucoup d'enfants qui n'ont pas de certificat de naissance vivent en zone rurale. Cependant, dans beaucoup de régions et pays, il continue d'y avoir des disparités intra-nationales entre les zones urbaines et rurales et entre les riches et les pauvres.
  • On constate dans la plupart des pays que le taux d’enregistrement des naissances est plus élevé parmi les 20 pour cent les plus riches de la population, ce qui confirme que la pauvreté va de pair avec le faible niveau d’enregistrement des naissances.
  • Les enfants qui ne sont pas enregistrés ont souvent un accès limité à la protection et aux services auxquels ils ont droit, comme la santé et l'éducation.
  • Le coût de l’enregistrement et la distance à parcourir pour accéder à un centre d’enregistrement sont les raisons les plus fréquemment citées par les parents qui n’inscrivent pas leurs enfants sur les registres.

La violence à l'encontre des enfants 

  • Il est impossible de mesurer la véritable ampleur des violences faites aux enfants dans le monde. Nous manquons de données sur le nombre exact d'enfants victimes, car beaucoup de ces violences sont commises en secret et ne sont pas rapportées. Néanmoins, on estime entre 500 millions et 1,5 milliard le nombre d'enfants victimes de violences chaque année. Il y aurait jusqu'à 275 millions d'enfants victimes de violences domestiques chaque année.
  • Dans l'Étude mondiale sur la santé à l'école des élèves, entre 20 et 65 pour cent des enfants en âge scolaire témoignent avoir été verbalement ou physiquement intimidés à l'école au cours des 30 derniers jours.
  • Bien que certaines violences demeurent imprévisibles et isolées, la plupart des violences envers les enfants sont le  fait de personnes qui leurs sont connues comme les parents, les beaux parents ou les partenaires de leurs parents, les membres de la famille étendue, les éducateurs, les petit(e)s ami(e)s, les camarades de classe, les enseignants, les chefs religieux et les employeurs. Des personnes en qui les enfants  devraient avoir confiance et sur lesquels  ils devraient pouvoir compter pour leur protection et leur soutien.
  • Alors que la famille devrait naturellement constituer pour les enfant un environnement protecteur, la maison peut aussi être un lieu où les enfants sont victimes de violences sous le prétexte de la discipline. Des données provenant de 37 pays montrent que 86 pour cent des enfants de 2 à 14 ans subissent des châtiments corporels et/ou des pressions psychologiques. Deux enfants sur trois sont soumis à des châtiments corporels.
  • Certains groupes d'enfants sont particulièrement exposés à la violence. Cela comprend les enfants handicapés; les enfants appartenant à un groupe d'une minorité; les enfants des rues; les adolescent en conflit avec la loi, et les enfants réfugiés, déplacés ou migrants. Généralement, les garçons sont plus exposés à la violence physique et les filles sont confrontés à un risque plus grand de négligence, d'abus sexuels et d'exploitation.

Le travail des enfants

  • En 2006, le nombre d’enfants de 5 à 14 ans qui travaillaient était estimé à 158 millions.
  • Plus d'un tiers des des enfants travaillent en Afrique subsaharienne.
  • L'Organisation internationale du travail (OIT) estime que plus des deux tiers de tous les enfants travaillent dans le secteur agricole. On a découvert que les enfants dans les régions agricoles, les filles en particuliers, commencent le travail agricole dès l'âge de 5 à 7 ans.
  • Cependant les garçons sont plus exposés que les filles au travail des enfants car il est plus probable qu’ils participent à l’activité économique. Les travaux ménagers sont effectués dans la plupart des cas par des filles.
  • Comprendre le travail des enfants, un projet commun à l'OIT, la Banque mondiale et à l'UNICEF a recensé les données de plusieurs pays pour lesquels des données comparables sur le travail des enfants existent. Il a été constaté un désengagement des enfants de l'activité écnomique dans la plupart des pays, y compris dans des grands pays comme le Brésil, l'Inde et le Mexique. Mais dans plusieurs pays, la tendance est demeurée stable voire même a augmenté.

La mutilation génitale féminine/excision

  • L’UNICEF estime que 70 million de filles et de femmes de 15 à 49 ans, dans 28 pays d’Afrique plus le Yémen, ont subi une mutilation génitale féminine/excision (MGF/E). La prévalence de la MGF/E a reculé légèrement mais régulièrement durant les 15 dernières années. Il est moins probable à présent que des adolescentes et des jeunes femmes aient subi une forme quelconque de MGF/E que des femmes plus âgées.
  • Environ 60 pour cent des filles et des femmes qui ont subi une excision vivent en Afrique subsaharienne, tandis que 40 pour cent vivent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
  • Dans 29 pays, la prévalence des MGF/E est de 1 pour cent ou plus, selon les données d'enquètes nationales des ménages. Sur l'ensemble de ces pays, seul le Yémen ne fait pas partie du continent africain.
  • En 2006, una groupe de travail de l'OMS sur les MGF/E et les résultats obstétriques a démontré clairement que les risques de complications à l’accouchement sont bien plus importants chez les femmes ayant subi une MGF/E. En outre, on a constaté que la MGF/E était dommageable pour l’enfant et qu’elle était à l’origine de deux décès périnatals pour 100 naissances.
  • La MGF/E  est généralement effectuée sur des filles âgées de quatre à 14 ans, ainsi que sur des nourrissons, des femmes qui sont sur le point de se marier, et parfois des femmes enceintes de leur premier enfant ou qui viennent d’accoucher. Elle est souvent réalisée par des praticiens traditionnels, en particulier des accoucheuses et des coiffeuses, sans recours à l’anesthésie et en utilisant des ciseaux, des lames de rasoir ou du verre brisé.

Le mariage des enfants

  • En 2007, il y avait, au niveau mondial, plus de 60 millions de femmes âgées de 20 à 24 ans qui s’étaient mariées avant d’avoir atteint l’âge de 18 ans. L’importance du mariage des enfants varie fortement selon les pays, mais environ la moitié des filles qui en sont victimes vivent en Asie du Sud.
  • Les dernières estimations internationales indiquent que, dans les pays en développement, plus d'un tiers des femmes âgées de 20 à 24 ans s’étaient mariées ou vivaient en ménage avant d’avoir atteint l’âge de 18 ans. Dans certaines régions, le taux de mariage des enfants est particulièrement élevé; il est de 46 pour cent en Asie du Sud et de 39 pour cent en Afrique subsaharienne, selon les dernières estimations.
  • Le mariage des enfants devient moins fréquent partout, mais cette évolution est lente. Dans six pays où le mariage des enfants est le plus prévalent, plus de 60 pour cent des femmes de 20 à 24 ans sont mariées avant l’âge de 18 ans.
  • Les filles des ménages plus pauvres risquent plus d'être mariées pendant leur enfance que les filles issues de ménages plus riches.
  • les données dans 47 pays montrent qu'en général l'âge médian du premier mariage augmente progressivement, mais qu'il restent en dessous de 18 ans.
  • Le risque de décès des enfants dans leur première année de vie est plus élevé de 60 pour cent chez ceux dont la mère à moins de 18 ans que chez ceux dont la mère à plus de 19 ans.

Les enfants associés aux forces armées et à des groupes armés

  • Il y aurait dans le monde 250 000 enfants impliqués dans des conflits. Ils sont utilisés comme combattants, messagers, espions, porteurs, cuisiniers, alors que les filles sont en particulier forcées de fournir des services sexuels, ce qui les prive de leurs droits et de leur enfance.
  • Depuis le début de 2008, l'UNICEF et les partenaires sur le terrain ont été directement impliqués dans la libération de plus de 12 600 enfants, dont 1648 filles, par différentes forces et groupes armés dans 9 pays.
  •  Des Equipes spéciales de pays des  Nations Unies chargées de suivre et de rapporter les graves violations des droits de l'enfant, dont le recrutement d'enfants, ont été établies dans 14 pays : Afghanistan, Burundi, Colombie, Côte d'Ivoire, Myanmar, Népal, Ouganda, Philippines, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Somalie, Sri Lanka, Soudan et Tchad.
  • En 2006, on estimait à 18,1 millions le nombre d’enfants se trouvant dans des populations supportant les effets d’un déplacement. Parmi eux, il y avait 5,8 millions de réfugiés et 8,8 millions de déplacés dans leur propre pays.
  • Un rapport de  2004 a établi que dans 65 pays au moins dans le monde, des garçons et des filles étaient recrutés dans les forces armées gouvernementales, soit de manière légale en tant que volontaires, soit en violant la loi, par recours à la force ou à la duperie.

La traite des enfants

  • L'estimation du nombre d'enfants victimes de la traite continue d'être un défi étant donné la nature clandestine du crime. Des variations dans les chiffres peuvent prévaloir selon la méthodologie utilisée. L'OIT en 2005, par exemple, estimait que de 980 000 à 1 250 000 enfants  - tant des garçons que des filles - se retrouvent en situation de travail forcé suite à la traite (http://www.ilo.org/ipec/areas/Traffickingofchildren/lang--fr/index.htm).
  • Evidence from United Nations Office on Drugs and Crime (UNODC) indicates that more than 20 per cent of victims of all trafficking, both within countries and across borders, are children, while the 2006 US Department of State Annual Trafficking in Persons report notes that of the 600,000 – 800,000 trafficked across international border annually, 50% are children (http://www.state.gov/g/tip/rls/tiprpt/2006/65983.htm).
  • Dans des parties de l'Afrique de l'Ouest, de la region du Mekong en Asie de l'Est, et dans certains pays de l'Amérique du Sud et en Amérique centralein, les enfants sont en majorité les victimes de la traite, bien que des informations de l'UNODC (2009) montrent que parmi les  survivants identifiés dans 61 pays, 13 pour cent étaient des filles et 9 pour cent étaient des garçons.
  • L'attention permanente portée à l'exploitation sexuelle produit des données où l'on constate que l'exploitation sexuelle continue d'être, et de loin, la forme la plus courante de traite des êtres humains, 79 pour cent, suivie du travail forcé, 18 pour cent (Rapport global sur la traite, 2009, p. 51). Les victimes de l’exploitation sexuelle sont surtout des femmes et des filles.
  • Des données récentes rassemblées dans 46 pays suggèrent que les femmes constituent un part disproportionée des responsables de la traite. Cette information peut être interprétée de différentes manières. Savoir si oui ou non les femmes "font la traite" ou la facilitent doit être analysé.  L'information selon laquelle 80 pour cent des responsables de la traite sont des femmes ou des filles (Département d'État, 2006, Annual Trafficking in Persons Report) pourrait également signifier que les “victimes” de la traite auraient tendance à faire plus facilement confiance à des femmes qu'à des hommes.
  • La traite des êtres humains est l’un des crimes transnationaux qui rapporte le plus et qui se développe le plus vite – Selon une récente publication de l'OIT, les criminels qui exploitent les enfants victimes de la traite, à la fois pour une exploitation économique et sexuelle, ont généré approximativement 32 milliards de dollars É.-U. par an («Le coût de la coercition», rapport global du BIT sur le travail forcé 2009). 

Les enfants privés de soins parentaux

  • Il a été établi que plus de 2 millions d'enfants sont pris en charge par des institutions dans le monde, dont plus de 800 000 d'entre-euxsont  en Europe centrale et orientale et la Communauté des États indépendants (ECO/CEI. Cette évaluation mondiale est probablement trèst sous-estimée en raison du manque d'études et de données fiables. Beaucoup d'institutions ne sont pas enregistrées et beaucoup de pays ne collectent pas de données régulièrement ni ne publient de rapports sur ces données concernant les enfants en placement institutionnel.
  • Plus de 17,5 millions d’enfants ont perdu un de leurs parents ou leurs deux parents à cause du SIDA et plus de 14 millions d’entre eux se trouvent en Afrique subsaharienne.
  • En 2007, plus de 82 millions d’enfants, en Asie du Sud et en Asie orientale, vivaient dans des institutions avaient perdu un de leurs parents ou les deux pour toute sorte de causes.

Exploitation sexuelle et abus sexuel des enfants

  • Il y a peu de statistiques précises quant à l'exploitation sexuelle et l'abus sexuel des enfants, comme ces crimes sont souvent cachés, secrets et associés à un profond sentiment de honte qui empêche des enfants et des adultes de chercher de l'aide et de dénoncer ces crimes.
  • Bien que la relation à l'abus sexuel et à l'exploitation soit largement une estimation qu'il convient de considérer avec prudence, on évalue que 150 millions de filles et 73 millions de garçons de moins de 18 ans auraient eu des relations sexuelles sous la contrainte ou subi d'autres formes de violence sexuelle et d'exploitation impliquant un contact physique. En 2000, on  évaluait que 1.8 millions d'enfants étaient sexuellement exploités dans la prostitution et la pornographie. On considère qu;environ un million d'enfants entre chaque année dans la prostitution.
  • Bien que la majorité des enfants victimes d'exploitation sexuelle et d'abus soient des filles, a la fois les filles et les garçons, de tous âges et de toutes conditions, partout dans le monde, sont les victimes d'exploitation sexuelle et d'abus sexuel. 

Justice pour les enfants

  • Plus de 1 million d'enfants sont retenus par les systèmes judiciaires dans le monde entier. Bien que ce soit probablement largement sous-estimé étant donnée les difficultés d'obtenir des données sur les nombreux cas d'enfants détenus qui ne sont pas rapportés. Non seulement les données sont recueillies inconséquemment, mais elles n'incluent pas bien souvent les enfants en attente de jugement, les jeunes enfants détenu avec leurs parents ou eles enfants en détenus provisoirement par la police.
  • Parmi les 44 pays pour lesquels les données étaient disponibles, environ 59 pour cent des enfants en détention n'avaient pas été condamnés.
  • La grande majorité des enfants en détention n'a pas commis de délits majeurs. Beaucoup sont seulement accusés d’avoir  fugué de la maison, d’avoir violé l'heure du couvre-feu pour les enfants, d'absentéisme scolaire ou de consommer de l'alcool. Les enfants sont aussi détenus dans le cadre de l'immigration, pour des questions de santé mentale ou pour  « leur propre protection ». Les enfants qui sont victimes de crime et les enfants témoins de crime sont souvent 're-victimisés' par les systèmes judiciaires qui ne sont pas adaptés aux droits des enfants ni  à leurs besoins.
  • Cinq pays sont réputés appliquer la peine de mort à des enfants depuis janvier 2005.

Les enfants handicapés

  • On estime qu’il y a dans le monde de 500 à 650 millions de personnes vivant avec un handicap.
  • Des statistiques fiables sur les enfants vivant avec un handicap sont difficiles à obtenir. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), de l’ordre de 10 pour cent des enfants et des jeunes dans le monde, soit environ 200 millions de personnes, souffrent d’un handicap d’ordre sensoriel, intellectuel ou mental. Quelque 80 pour cent d’entre eux vivent dans des pays en développement.
  • L’incidence et la prévalence des handicaps dans la population sont signalées de façon très variable selon les pays. Les spécialistes s’accordent sur une hypothèse portant sur un minimum de 2,5 pour cent d’enfants, âgés de 0 à 14 ans, souffrant de handicaps visibles – de modéré à sévère – sensoriels, physiques ou intellectuels.
  • À ce groupe, on estime pouvoir en ajouter un autre, représentant 8 pour cent, d’enfants ayant des difficultés d’apprentissage et/ou de comportement.
  • La mortalité des enfants handicapés de moins de cinq ans peut atteindre 80 pour cent dans certains pays à faible revenu.
  • Les enfants ayant une infirmité sont particulièrement vulnérables à la violence physique et  aux abus sexuel, émotionnels et verbal, et dans quelques cas, cette infirmité est provoquée par les mauvais traitements.
  • Les données dans 15 pays montrent que, pour 7 d'entre eux, les enfants chez qui l'on a détecté des signes évidents d'infirmité auraient le plus souvent été frappés par leurs parents au visage, à la tête ou sur les oreilles, et ce plusieurs fois et avec la plus grande brutalité. Dans seulement deux des pays, les infirmités constatées chez les enfants ne seraient probablement pas dûes à des coups. (dans six pays, la relation entre une infirmité constatée et des coups portés ne serait probablement pas statistiquement significative.)

Mise à jour : décembre 2009


 

 

 

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