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L’UNICEF publie un rapport capital sur la carence en iode en mettant en valeur les clés du succès

New York, 26 juin 2008 – L’UNICEF a publié aujourd’hui un rapport capital sur les troubles dus à la carence en iode, la première cause des cas d’arriération mentale pouvant être évités. Le rapport, L’élimination durable de la carence en iode, examine les progrès accomplis ces vingt dernières années dans la lutte contre ce problème, les enseignements à tirer et les principes sur lesquels s’appuyer pour éliminer ce fléau. 

La carence en iode résulte d’une alimentation faible en iode, qui a des résultats particulièrement dévastateurs aux premiers stades de la grossesse car il retarde le développement du foetus et en particulier le développement cérébral, provoquant une série de handicaps intellectuels, moteurs et auditifs. Le rapport fait valoir qu’il existe pourtant une solution facile et peu coûteuse à ce problème, l’iodation de tout le sel destiné à la consommation humaine et animale.

« Ce rapport montre comment les gouvernements, l’industrie du sel et les communautés, avec le soutien de l’UNICEF, ont accompli des progrès considérables ces 20 dernières années pour éliminer la carence en iode grâce à l’iodation universelle du sel », a déclaré M. Werner Schultink, Directeur adjoint de la nutrition à l’UNICEF. « Mais il reste beaucoup à faire pour assurer la protection de chaque enfant ».

Les partenariats ont joué un rôle crucial dans les progrès qui ont été accomplis. Des organisations comme le Conseil international de lutte contre les troubles dus à la carence en iode, Kiwanis, l’Initiative Micronutriments, l’Alliance mondiale pour l’amélioration de la nutrition, les Centers for Disease Control, ont travaillé de concert avec les gouvernements et l’industrie du sel, avec le soutien de gouvernements et organismes donateurs.

« Trente-quatre pays ont atteint l’objectif de l’iodation universelle, mais chaque année quelque 38 millions d’enfants naissent avec le risque de lésions cérébrales à cause des carences en iode, a précisé M. Schultink. On ne saurait donc relâcher nos efforts dans la lutte contre ce problème ».

Outre les pays qui sont parvenus à l’iodation universelle du sel, deux régions dans le monde sont proches de cet objectif, l’Amérique latine/Caraïbes, où 85 pour cent des ménages consomment du sel adéquatement iodé et l’Asie de l’Est/Pacifique, avec 84 pour cent.

Cependant d’autres régions affrontent de gros obstacles et le rapport présente cinq grands principes directeurs fondés sur les enseignements tirés des succès obtenus ces 20 dernières années dans l’élimination des troubles dus à la carence en iode :

  • S’assurer d’un engagement politique : l'engagement manifeste et soutenu des gouvernements et la motivation de l’industrie du sel sont essentiels.
  • Former des partenariats et des coalitions : il faut renforcer à tous les niveaux les partenariats entre gouvernements et donateurs, entre gouvernements et producteurs de sel, et entre tous les acteurs oeuvrant en faveur de l’élimination de la carence en iode.
  • Garantir l'approvisionnement en sel adéquatement iodé : l’industrie du sel doit faire de l’iodation l'une de ses responsabilités premières, les gouvernements doivent coopérer avec les producteurs de sel afin d'améliorer leur capacité de production et les producteurs doivent maintenir et améliorer cette capacité.
  • Renforcer les systèmes de contrôle : il est essentiel de disposer d'un système de contrôle continu et efficace. Trois types de contrôle sont nécessaires, portant respectivement sur le processus d’iodation de l’usine aux ménages, sur l’impact des programmes sur les taux d’iode de la population et sur la viabilité d'ensemble des programmes.
  • Poursuivre l'éducation et la communication en la matière : la communication doit définir des responsabilités concrètes et comprendre des messages précis adaptés à tous les publics, y compris aux dirigeants nationaux, au secteur de la production de sel, aux associations techniques et professionnelles, enseignants et familles.

À propos de l’UNICEF :

L’UNICEF est à pied d’oeuvre dans plus de 150 pays et territoires du monde entier pour aider les enfants à survivre et à s’épanouir, de leur plus jeune âge jusqu’à la fin de l’adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins aux pays en développement, l’UNICEF soutient la santé et la nutrition des enfants, l’accès à de l’eau potable et à des moyens d’assainissement, une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles et la protection des enfants contre la violence, l’exploitation sous toutes ses formes et le SIDA. L’UNICEF est entièrement financé par des contributions volontaires de particuliers, d’entreprises, de fondations et de gouvernements.

Pour de plus amples informations :

Brian Hansford, UNICEF Médias NY, +1 212 326 7269, bhansford@unicef.org
Kate Donovan, UNICEF Médias NY, +1 212 326 7452, Kdonovan@unicef.org


 

 

 

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