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Des spécialistes se réunissent à l’UNICEF pour évaluer les campagnes menées en Afrique contre la fièvre jaune

New York, 28 mai 2008 – Les experts mondiaux de la santé qui forment le Groupe  international de coordination chargé de la lutte contre la fièvre jaune sont réunis au siège de l’UNICEF pour examiner les leçons tirées des campagnes de vaccination qui ont récemment pris fin au Togo, au Mali et au Sénégal, et grâce auxquelles des millions de personnes ont pu être protégées contre cette maladie mortelle.

Ces campagnes ont atteint plus de 95 % des populations ciblées dans chaque pays. Le Togo a été le premier à lancer cet effort de prévention destiné à 4 millions de personnes en septembre 2007, suivi en décembre 2007 par le Sénégal, où la cible dépassait 3 millions de personnes. Au Mali, la campagne de vaccination a pris fin le mois dernier et a atteint près de six millions de personnes.

Des représentants de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), de Médecins Sans Frontières (MSF), de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FISCR) et de l’UNICEF se réuniront les 28 et 29 mai pour évaluer ces campagnes et pour décider de la marche à suivre dans les 9 autres pays africains les plus gravement menacés par la fièvre jaune. Ces pays sont : le Bénin, la Sierra Leone, le Nigéria, le Liberia, la Guinée, le Ghana, la Côte d'Ivoire, le Cameroun et le Burkina Faso.

« Nous sommes enfin passés de la riposte aux épidémies à la prévention pour tous les enfants des pays d’Afrique les plus exposés au risque de la fièvre jaune », a dit Edward Hoekstra, Conseiller principal de l’UNICEF en matière de santé.

« En travaillant avec les gouvernements nationaux, avec nos partenaires à l’OMS, à MSF et à la FISCR, et avec d’autres, nous avons garanti le succès des campagnes lancées dans ces trois pays, mais il reste beaucoup à faire, notamment dans les 9 autres pays africains où le risque est le plus élevé. »

La fièvre jaune est causée par un virus transmis par le moustique. Cette maladie est endémique dans les zones forestières et c’est à la fin de la saison des pluies que l’on court le plus de risques de la contracter. Selon des données de l’OMS et de l’UNICEF, dans les 12 pays africains à haut risque, on estime qu’il y a eu 206 000 cas et 52 000 décès en 2005. Entre 2006 et 2050, selon les estimations, la fièvre jaune pourrait faire de 1,5 million à 2,7 millions de victimes dans ces pays.

Les fonds nécessaires pour les campagnes du Togo, du Mali et du Sénégal ont été fournis par la Facilité internationale de financement pour la vaccination (IFFIm) par le biais de l’Alliance GAVI. GAVI regroupe toutes les principales parties prenantes de la vaccination et compte parmi ses partenaires des pays en développement et des gouvernements donateurs, l’OMS, l’UNICEF, la Banque mondiale, des ONG et bien d’autres. La IFFIm a pour mandat d’accélérer la disponibilité des financements affectés aux programmes de santé et de vaccination dans le cadre de l’Alliance GAVI.

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF est à pied d’oeuvre dans plus de 150 pays et territoires du monde entier pour aider les enfants à survivre et à s’épanouir, de leur plus jeune âge jusqu’à la fin de l’adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins aux pays en développement, l’UNICEF soutient la santé et la nutrition des enfants, l’accès à de l’eau potable et à des moyens d’assainissement, une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles et la protection des enfants contre la violence, l’exploitation sous toutes ses formes et le SIDA. L’UNICEF est entièrement financé par des contributions volontaires de particuliers, d’entreprises, de fondations et de gouvernements.

Pour toute information supplémentaire :

Brian Hansford, UNICEF Media NY, +1 212 326 7269, bhansford@unicef.org
Kate Donovan,  UNICEF Media NY, +1 212 326 7452, Kdonovan@unicef.org


 

 

 

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