Centre de presse

Communiqué de presse

Trouver une solution à la crise mondiale de l’assainissement

NEW YORK, 7 mai 2007 – La question des toilettes rend souvent les gens mal à l’aise. Mais cette réticence à évoquer les problèmes d’assainissement explique en partie pourquoi quelque 2,6 milliards de personnes dans le monde, selon les estimations, vivent toujours sans installations sanitaires adéquates. Cela signifie qu’elles sont sans protection face à ces maladies que l’on peut prévenir mais qui tuent chaque jour des milliers de personnes, des enfants pour l’essentiel, affirment les spécialistes qui prennent part aujourd’hui à la première réunion préparatoire de l’Année internationale de l’assainissement 2008. En décembre 2006, soucieuse d’accélérer les progrès de l’assainissement dans le monde, l’Assemblée générale des Nations Unies avait choisi ce thème pour 2008. 

« Pour moi, la réunion sera axée sur une question centrale : quel objectif souhaitons-nous atteindre d’ici à la fin 2008 et comment y parvenir ? », a déclaré Son Altesse Royale Willem- Alexander, Prince d’Orange des Pays-Bas. Le Prince, qui préside le Conseil consultatif du Secrétaire général sur l’eau et l’assainissement, a ajouté : « Entre maintenant et novembre, lorsque sera lancée l’Année internationale de l’assainissement, il faut que nous soyons passés d’objectifs généraux à des cibles quantifiables: des cibles exprimées en chiffres, pourcentages et argent, et en projets, plans et partenariats concrets ».

Plus d’un milliard de personnes ont obtenu un accès à de meilleurs moyens d’assainissement dans le monde au cours des 14 dernières années mais on estime à 2,6 milliards – dont 980 millions d’enfants -- le nombre de personnes qui en restent dépourvus.

Les participants à cette réunion d’une journée comprenaient des représentants d’Etats Membres de l’ONU, comme le Ministre colombien de l’environnement et du développement urbain et rural, S.E  Juan Lozano, des institutions de l’ONU, des ONG, des groupes de citoyens, des universitaires et le secteur privé. La réunion a été organisée par le Conseil consultatif du Secrétaire général sur l’eau et l’assainissement, le Département des affaires économiques et sociales de l’ONU (DAES) et l’UNICEF, en vue de développer un plan d’action pour l’Année internationale de l’assainissement et, au-delà, pour contribuer à l’accélération des progrès et la prise de conscience du public.

« L’assainissement est un problème dont les gens ont du mal à parler, la question est souvent balayée sous le tapis et cela a des conséquences désastreuses à l’échelle mondiale sur la santé et le développement », a constaté M. José Antonio Ocampo, Secrétaire général adjoint pour le DAES. « L’Année internationale de l’assainissement aidera à mettre en lumière cette crise humanitaire silencieuse ».

Le monde n’est toujours pas sur la bonne voie pour atteindre l’Objectif du Millénaire pour le développement qui consiste à diminuer de moitié la proportion de personnes qui n’ont pas accès à des moyens d’assainissement de base d’ici à 2015. Bien que la couverture mondiale en ce qui concerne l’assainissement ait progressé, de 49 à 59 pour cent entre 1990 et 2004, il faudra passer la vitesse supérieure pour atteindre l’objectif de 2015.

« Les enfants sont particulièrement exposés aux maladies provoquées par le manque de moyens d’assainissement adéquats », a affirmé la Directrice générale de l’UNICEF Ann M. Veneman. « Chaque année, on estime à plus de 1,5 million le nombre de décès d’enfants de moins de cinq ans que l’on peut imputer à de mauvais services d’assainissement, à une mauvaise hygiène et à de l’eau insalubre », a-t-elle ajouté.

Au vu des tendances actuelles, on comptera 2,4 milliards de personnes sans services d’assainissement de base en 2015, et les enfants continueront d’en souffrir les conséquences, en termes de pauvreté, malnutrition, absence de scolarisation, maladies, et décès prématurés.

On estime que l’amélioration des installations d’assainissement pourrait réduire de plus d’un tiers la morbidité des jeunes enfants due à la diarrhée. Si l’on ajoute la promotion de l’hygiène, -- enseigner comment se laver correctement les mains, par exemple – on pourrait la réduire des deux tiers. Cela contribuerait également à accélérer le développement économique et social dans les pays où un assainissement inadéquat est une des causes principales des maladies qui entraînent l’absentéisme au travail et forcent les enfants à manquer l’école. Les filles en particulier – surtout lorsqu’elles arrivent à la puberté – manquent l’école à cause de l’absence de latrines propres et sûres.

Des millions de personnes – surtout les personnes pauvres des pays en développement – sont obligés de déféquer dans des sacs, des seaux, des champs, ou des fossés au bord de la route, ce qui entraîne de graves risques de santé, pour elles-mêmes  et les autres. Pour progresser, il faudra encourager la coopération à tous les niveaux, par le biais de partenariats publics et privés, la mobilisation des communautés et la sensibilisation du public.

A propos des organisateurs :

Le Conseil consultatif du Secrétaire général sur l’eau et l’assainissement est un organisme indépendant créé en mars 2004 pour conseiller le Secrétaire général de l’ONU et organiser également l’action à l’échelle mondiale sur les questions d’eau et d’assainissement. Le Conseil se compose de 21 membres venus d’horizons très divers. Il y a là des dignitaires, des experts techniques et des personnes qui ont prouvé qu’elles savaient mobiliser les communautés, faire avancer la machine gouvernementale et travailler avec les médias, le secteur privé et la société civile.

Le Département des affaires économiques et sociales du Secrétariat des Nations Unies  joue un rôle capital d’interface entre les politiques mondiales menées dans les sphères économiques, sociales et de l’environnement et l’action nationale. Le Département travaille dans trois secteurs interdépendants : (i) il compile, génère et analyse une vaste gamme de données et informations économiques, sociales et écologiques dans lesquelles les Etats Membres des Nations Unies peuvent puiser pour examiner des problèmes communs et étudier diverses options en matière de politique; (ii) il facilite les négociations des Etats Membres dans de nombreux organes intergouvernementaux sur les mesures communes à prendre pour trouver une solution aux problèmes mondiaux, ceux d’actualité et ceux en train d’apparaître; et (iii) il donne des conseils aux gouvernements que cela intéresse sur la façon de traduire les cadres de politiques mis au point dans les conférences et sommets des Nations Unies en programmes au niveau de pays. En outre, par le biais de l’assistance technique, il contribue à renforcer les capacités nationales.

L’UNICEF est à pied d’œuvre dans plus de 150 pays et territoires du monde entier pour aider les enfants à survivre et à s’épanouir, de leur plus jeune âge jusqu’à la fin de l’adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins aux pays en développement, l’UNICEF soutient la santé et la nutrition des enfants, l’accès à de l’eau potable et à des moyens d’assainissement, une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles et la protection des enfants contre la violence, l’exploitation sous toutes ses formes et le SIDA. L’UNICEF est entièrement financé par des contributions volontaires de particuliers, d’entreprises, de fondations et de gouvernements.

Pour de plus amples informations :

Malene Jensen, UNICEF Médias NY, +1 212 303 –7970, mjensen@unicef.org


 

 

 

Vidéo (en anglais)

7 mai 2007:
la correspondante de l’UNICEF Anwulika Okafor enquête sur la première réunion préparatoire pour l’Année internationale de l'assainissement 2008.
 VIDEO  haut | bas

Obtenez des vidéos de qualité professionnelle chez The Newsmarket

Recherche