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Communiqué de presse

Pour sauver la vie de nombreux enfants africains, il est essentiel de lutter contre le paludisme

WASHINGTON D.C., NEW YORK, GENÈVE - 25 avril 2007 – A l’occasion de la Journée africaine du paludisme, l’UNICEF a demandé que l’on redouble d’efforts contre cette maladie, l’un des premiers tueurs d’enfants en Afrique. 

Le paludisme est responsable de plus d’un million de décès par an et sur ce total, plus de 80 pour cent surviennent en Afrique subsaharienne. La maladie est à l’origine de 18 pour cent des décès d’enfants de moins de cinq ans sur le continent africain. Ceux qui y survivent restent souvent affaiblis, incapables de remplir leur potentiel à apprendre ou, plus tard, à gagner leur vie.

« Un enfant africain meurt du paludisme toutes les 30 secondes, alors que l’on peut prévenir et soigner cette maladie », a constaté la Directrice générale de l’UNICEF Ann M. Veneman.  « L’utilisation correcte d’une moustiquaire à 10 dollars permet de diminuer de 25 pour cent ou presque le nombre de décès d’enfants de moins de cinq ans », a-t-elle ajouté.

On a multiplié par 10 le nombre de moustiquaires imprégnées d’insecticide distribuées en Afrique subsaharienne entre 1999 et 2003. Les enquêtes menées en 2005 et 2006 devraient indiquer d’autres progrès importants de la distribution dans la région.

Plusieurs pays africains sont en tête dans ce domaine. Le Malawi, le Rwanda, le Sénégal, le Togo et la Zambie se sont rapprochés de l’objectif d’une couverture en moustiquaires imprégnées d’insecticide de 60 % des enfants de moins de 5 ans. Cet objectif avait été fixé à  Abuja (Nigéria) lors du Sommet africain de 2000 sur l’initiative Faire reculer le paludisme.

L’Ethiopie, un pays où l’on compte environ 9 millions d’infections au paludisme chaque année, a augmenté considérablement le nombre de moustiquaires imprégnées d’insecticide distribuées, de 1,8 million en 2004 à 8 millions à la fin de 2006. Le gouvernement, l’UNICEF et d’autres partenaires s’efforcent maintenant de distribuer au total 20 millions de ces moustiquaires d’ici à la fin de l’année.

« Nous pouvons contribuer à la lutte contre le paludisme par le biais de programmes de santé intégrés et organisés au niveau de la communauté, a dit Mme Veneman. La lutte contre le paludisme est importante pour aider les pays africains à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) ».
 
Le financement apporté à la production et à la distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticide, au dépistage du paludisme et aux traitements, a augmenté de manière significative au cours de la dernière décennie, grâce au Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, l’Initiative du Président des Etats-Unis contre le paludisme, la Banque mondiale, la Bill and Melinda Gates Foundation et autres.

Rappel
Mme Ann M. Veneman fait partie du Conseil d’administration de Malaria No More (Eliminer le paludisme), qui mobilise des particuliers, des organisations et des entreprises du secteur privé en vue de fournir des moustiquaires aux familles qui en ont besoin et mettre sur pied d’autres initiatives d’importance capitale. Fondé en 2006 par des institutions non gouvernementales de premier plan, le programme Malaria No More travaille en partenariat avec l’Initiative du Président contre le paludisme (PMI), la Croix-Rouge des Etats-Unis, le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, Millennium Promise, United Way of America, la Fondation pour les Nations Unies, la Global Business Coalition et d’autres. 
Malaria No More est étroitement lié à plusieurs autres partenariats importants contre le paludisme, notamment Faire reculer le paludisme, mis sur pied par l’UNICEF, l’OMS, le PNUD, la Banque mondiale et d’autres.

L’UNICEF, qui a acheté en 2006 plus de 24 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide, est le premier acheteur et distributeur du monde. Plus de 90 pour cent de ces moustiquaires n’exigent pas d’être retraitées. Elles sont distribuées aux femmes enceintes et aux jeunes enfants, dans le cadre de programmes intégrés de santé des mères et des enfants, comme les soins de santé prénatals et les vaccinations.

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À propos de l’UNICEF
L’UNICEF est à pied d’œuvre dans plus de 150 pays et territoires du monde entier pour aider les enfants à survivre et à s’épanouir, de leur plus jeune âge jusqu’à la fin de l’adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins aux pays en développement, l’UNICEF soutient la santé et la nutrition des enfants, l’accès à de l’eau potable et à des moyens d’assainissement, une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles et la protection des enfants contre la violence, l’exploitation sous toutes ses formes et le SIDA. L’UNICEF est entièrement financé par des contributions volontaires de particuliers, d’entreprises, de fondations et de gouvernements.


A l’attention des médias audiovisuels: Des images peuvent être téléchargées sur le site : http://www.thenewsmarket.com/unicef


Pour de plus amples informations:

Jessica Malter, UNICEF New York (+1) 212-326-7412, jmalter@unicef.org
Angela Hawke, UNICEF New York (+1) 212-326-7269, ahawke@unicef.org
Veronique Taveau, UNICEF Genève (+4122) 909-5716, vtaveau@unicef.org
Miranda Eeles, UNICEF Genève (+4122) 909-5715, meeles@unicef.org


 

 

 

Vidéo (en anglais)

23 avril 2007 :
la correspondante de l’UNICEF Anwulika Okafor présente les effets dévastateurs du paludisme en Afrique et les efforts déployés pour faire régresser la maladie. 
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23 avril 2007 :
Le Chef de la section santé de l'UNICEF, Peter Salama, parle du rôle de l'UNICEF pour la journée africaine du paludisme. 
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