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« Rêves brisés » : le cinéaste Idrissa Ouédraogo appuie la campagne sur l’enregistrement des naissance en Afrique de l’Ouest et du Centre

Ouagadougou/Dakar, 28 février 2007 - L’UNICEF, Plan et l’UNFPA ont présenté mercredi 28 février 2007 à la presse couvrant le Fespaco, le Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou, « Rêves brisés », un film du cinéaste burkinabé Idrissa Ouédraogo, décliné en quatre spots de sensibilisation sur l’enregistrement des naissances.  Samira, brillante élève, rêve de devenir médecin ; Salif, fan de Samuel E’to, est sur le point d’intégrer un club de football de la capitale. Tous deux verront leurs rêves se briser parce que ni l’un ni l’autre ne possède un acte de naissance.

Depuis 2003, l’UNICEF, Plan et l’UNFPA sont engagés dans une lutte commune pour promouvoir l’enregistrement des naissances en Afrique de l’Ouest et du Centre. Mais les chiffres restent préoccupants : seulement un enfant sur trois dispose d’un acte de naissance. Autrement dit, quinze millions d’enfants dans la sous-région n’existent pas légalement car ils n’ont jamais été enregistrés à l’état civil.

« Des progrès remarquables ont été faits dans certains pays grâce aux campagnes de sensibilisation et à la réforme du système d’enregistrement », a déclaré Madame Joan French, Représentante de l’UNICEF au Burkina Faso, en présence de la ministre burkinabée de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale et de son homologue de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation. « Au Ghana, on est passé de 52% des enfants enregistrés en l’an 2000 à 78% en 2004. Au Sénégal, 60% des enfants disposaient d’un acte de naissance en l’an 2000, ils étaient 78% en 2004 » s’est félicitée Joan French. « En revanche,  au Burkina Faso, 33% seulement des enfants sont enregistrés à la naissance, alors que l’objectif est de passer à 75% d’ici la fin 2009. Nous voudrions que l’ensemble des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre atteignent voire dépassent cet objectif. »

De son côté, Idrissa Ouédraogo, a estimé que les réalisateurs africains faisaient parfois un cinéma trop élitiste. « Nous n’avons pas assez conscience des réalités locales, que des populations vivent à nos côtés,  sans voix, parce qu’elles n’ont pas d’acte de naissance. Une nation ne se construit pas sans citoyens à part entière. Les états doivent agir pour que tous les enfants aient un acte de naissance. C’est le début du commencement de tout. L’image peut servir cette cause », a ajouté le réalisateur burkinabé, « J’ai essayé modestement d’apporter ma contribution à cette lutte.» 

Au nom des partenaires, la représentante de l’UNICEF a lancé un appel aux médias, aux producteurs,  réalisateurs, cinéastes et diffuseurs. « Le thème de l’enregistrement des naissances est jusqu’à présent resté quasiment absent des œuvres cinématographiques. Or, il mérite toute votre attention. Aidez-nous à diffuser ces spots, inspirez-vous de ce thème pour vos réalisations. Les enfants d’Afrique comptent sur vous pour faire passer le message : l’acte de naissance est un passeport pour la vie.» Les enfants non déclarés à la naissance n’ont pas droit à une nationalité, ils ne peuvent donc pas avoir de carte d’identité, de passeport ; ils n’ont pas droit à une prise en charge régulière pour des soins de santé ; à l’école, ils ne peuvent pas s’inscrire aux examens ; ils ne peuvent pas être adoptés et ils ne sont pas protégés contre les abus, l’exploitation en matière de travail, l’enrôlement précoce et la traite.  

Ce plaidoyer a été délivre aux médias présents au Burkina Faso lors de cette vingtième édition du Fespaco, Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou, qui est le plus important festival de cinéma du continent, créé en 1969.

A propos de l'UNICEF

L'UNICEF travaille sur le terrain dans 155 pays et territoires du monde entier pour aider les enfants à survivre et à s'épanouir, de leur plus jeune âge jusqu'à la fin de l'adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins aux pays en développement, l'UNICEF soutient la santé et la nutrition des enfants, une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles et la protection des enfants contre la violence, l'exploitation sous toutes ses formes et le SIDA. L'UNICEF est entièrement financé par des contributions volontaires de particuliers, d'entreprises, de fondations et de gouvernements.

Pour plus d’informations veuillez contacter:

Chantal Lorho, Chargée de Communication - Bureau régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre - Tél: (221) 450 58 16 - E-mail: clorho@unicef.org

Modeste Yaméogo, Chargé de communication - UNICEF Burkina Faso - Tel : 226 76 63 63 08 - E-mail :myameogo@unicef.org


 

 

 

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