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Communiqué de presse

Surveiller les progrès en matière de survie de l’enfant

NEW YORK, 18 septembre 2006 - Dirigeants politiques et spécialistes de la santé se réunissent aujourd’hui à New York pour discuter des moyens de prévenir les décès de millions d’enfants avant leur cinquième anniversaire.

Le Gouvernement de la Norvège, le Lancet et l’UNICEF accueillent ensemble un Symposium sur la survie de l’enfant à New York, qui coïncide avec l’Assemblée générale des Nations Unies. Le symposium demandera un renforcement des services de santé dans les pays affichant des taux élevés de mortalité infantile et un meilleur accès aux fournitures médicales et à des mesures sanitaires peu coûteuses pour prévenir les décès d’enfants. Il demandera également aux gouvernements et aux donateurs de redoubler d’efforts en faveur de la survie de l’enfant.

Les participants feront valoir que parmi les pays qui ont des taux élevés de mortalité infantile, rares sont ceux qui sont bien partis pour atteindre l’Objectif du Millénaire pour le développement (OMD) no.4, diminuer des deux tiers les taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans, de 1990 à 2015. Chaque jour, environ 29 000 enfants de moins de 5 ans meurent et pourtant la plupart de ces décès sont évitables. La pneumonie à elle seule tue plus d’enfants de moins de 5 ans que toute autre maladie – soit deux millions d’enfants de moins de 5 ans chaque année --, d’après un rapport UNICEF/OMS publié aujourd’hui. C’est plus que le SIDA, le paludisme et la rougeole mis ensemble.

« Les enfants sont notre meilleur investissement », a déclaré Jens Stoltenberg, Premier Ministre de la Norvège. « C’est ce que nous faisons pour nos enfants, pour les enfants du monde entier, qui constituera notre patrimoine d’hommes politiques, bien plus que quoi que ce soit d’autre. C’est pour cela que je demande que l’on prenne des mesures courageuses pour aider les enfants, notre avenir commun ».

L’UNICEF et ses partenaires ont procédé à une évaluation ciblée des principaux indicateurs concernant les mères, les nourrissons et la survie des enfants dans 60 pays affichant des taux élevés de mortalité infantile, publiés dans un numéro spécial du Lancet aujourd’hui. Ces pays représentent 94 pour cent de la totalité des décès d’enfants de moins de 5 ans dans le monde. La majorité de ces pays a peu progressé dans ce secteur, ou même pas du tout, et 14 pays ont vu leur taux de mortalité infantile s’aggraver entre 1990 et 2004. Sur les 20 pays qui affichent les niveaux les plus élevés de mortalité des moins de 5 ans, plus de la moitié sont affectés par le SIDA et/ou un conflit armé et ils ont tous des taux de pauvreté élevés.

L’évaluation a toutefois permis de mettre à jour certains succès. Sept pays par exemple sont bien partis pour atteindre l’objectif de 2015 : Bangladesh; Brésil; Egypte; Indonésie; Mexique; Népal et Philippines.

« Les progrès considérables constatés dans certains pays pour la survie de l’enfant montrent les stratégies qui ont fait leur preuve et qui peuvent être efficaces à plus vaste échelle », a dit Mme Ann M. Veneman, Directrice générale de l’UNICEF. « Ces stratégies comprennent des approches intégrées, fondées dans les communautés et orientées vers la santé de la mère et de l’enfant, la nutrition, la prévention du SIDA et l’eau et l’assainissement ».

Des initiatives mondiales en matière de santé ont déjà fait la preuve de leur efficacité. L’Initiative contre la rougeole par exemple, a contribué à diminuer de moitié en cinq ans le nombre de décès imputables à cette maladie. La campagne Unissons nous pour les enfants, contre le SIDA, mobilise des ressources pour les femmes et les enfants qui vivent avec le VIH/SIDA. De nouveaux instruments pourraient permettre de réduire les taux de mortalité des moins de 5 ans, notamment des vaccins contre le rotavirus et les infections à pneumocoques ; un traitement à base de zinc contre la diarrhée ; des moustiquaires imprégnées d’insecticide longue durée ; de nouvelles associations de médicaments contre le paludisme et des antirétroviraux pour prévenir et traiter le VIH. Ces interventions, qui tirent parti du travail du Cadre de l’Union africaine pour la survie de l’enfant, doivent maintenant être combinées, leur coût doit être déterminé et il faut les faire passer à une échelle supérieure dans le cadre d’un plan d’action visant à atteindre l’OMD 4.

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Contexte

Le numéro spécial du Lancet sur la survie de l’enfant, dans lequel figure le rapport “compte à rebours” évaluant les progrès dans 60 pays prioritaires, est disponible sur : http://www.thelancet.com/

L’UNICEF et l’OMS publient aujourd’hui un rapport sur la pneumonie, « tueur oublié ». Il est  disponible sur le site Internet de l’UNICEF : http://www.unicef.org/

A l’attention des médias audiovisuels :
Des reportages vidéo sur la survie de l’enfant en Afghanistan, Bolivie, au Népal et au Niger seront affichés sur Newsmarket entre les 14 et 18 septembre. Pour visiter le Newsmarket, veuillez vous rendre sur :  http://www.thenewsmarket.com/unicef

Ces images seront également distribuées aux clients d’APTN clients via Unifeed: http://www.un.org/unifeed

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A propos d’UNICEF 
Depuis 60 ans, l’UNICEF est le principal défenseur de la cause des enfants. En menant des programmes sur le terrain dans 156 pays, il aide les jeunes à survivre et à s’épanouir, de leur plus jeune âge jusqu’à la fin de l’adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins aux pays en développement, l’UNICEF travaille pour la santé et la nutrition des enfants, une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles, et la protection des enfants contre la violence, l’exploitation sous toutes ses formes et le SIDA. L’UNICEF est entièrement financé par des contributions volontaires de gouvernements, d’entreprises, de fondations et de particuliers.

Pour de plus amples informations:

Angela Hawke, UNICEF New York, (+1 212) 326 7269,
Jessica Malter, UNICEF New York, (+ 212) 326 7412,
Anne Thurmann-Nielsen, Mission norvégienne auprès de l’ONU (+1 212) 310 1557
Trude Måseide, Gouvernement de la Norvège  (+47) 95 72 65 10
Udani Samarasakera, Bureau de presse de The Lancet :  (+44) 20 7424 4949


 

 

 

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