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Communiqué de presse

UNICEF : les enfants sont la ressource la plus précieuse de l’Afrique

NEW YORK, 16 juin 2006 – L’UNICEF a célébré aujourd’hui la Journée de l’enfant africain et invité le monde à reconnaître que les enfants sont la ressource la plus précieuse dont dispose l’Afrique.

« En cette Journée de l’enfant africain, nous célébrons les enfants qui sont l’avenir de l’Afrique », a déclaré vendredi la Directrice générale de l’UNICEF, Mme Ann M. Veneman. « Mais nous sommes également conscients des problèmes considérables auxquels ils doivent faire face – la pauvreté extrême, les conflits, le paludisme, la malnutrition et le VIH/SIDA – et auxquels nous devons nous attaquer. »

La Journée de l’enfant africain est célébrée le 16 juin, date à laquelle, en 1976, des milliers d’écoliers noirs sont descendus dans les rues de Soweto, Afrique du Sud, pour protester contre la qualité inférieure de leur éducation et revendiquer le droit d’être instruits dans leur propre langue. La police a ouvert le feu sur des centaines de jeunes garçons et de jeunes filles ; et au cours des deux semaines de manifestations qui ont suivi, plus d’une centaine de personnes ont perdu la vie, et plus d’un millier ont été blessées.

« Cet événement historique a prouvé le courage et la force de conviction des enfants d’Afrique du Sud, qui se sont battus pour défendre ce à quoi ils croyaient », a dit Mme Veneman. « Il nous rappelle le rôle décisif que les enfants peuvent jouer pour apporter des changements et l’importance qu’il y a à donner à tous une éducation de bonne qualité. »

Pour rendre hommage à la mémoire des victimes et au courage de tous ceux qui ont manifesté, la Journée de l’enfant africain est célébrée tous les ans le 16 juin depuis 1991, date à laquelle elle a été instituée par l’Organisation de l’Unité africaine. La Journée appelle aussi l’attention sur les conditions de vie des enfants africains d’aujourd’hui.

Le thème choisi cette année par la Journée de l’enfant africain est la violence exercée contre les enfants. Cette violence nuit au développement physique, émotionnel et psychologique des jeunes, et menace de plus en plus le bien-être présent et futur des enfants africains, en raison du nombre de graves problèmes qu’affrontent le continent, allant de la pauvreté aux conflits et au VIH/SIDA.

Les enfants dans des situations d’urgence sont particulièrement exposés au risque de la violence sexuelle, étant donné leur capacité limitée à se protéger et la perte de la protection normalement assurée par la famille et la communauté.

« Il est difficile d’imaginer un acte commis contre des filles et des jeunes femmes qui soit plus préjudiciable, et dont les conséquences soient plus durables, que la violence sexuelle », a affirmé Mme Veneman.

« La violence sexuelle est aussi un facteur capital de la propagation du VIH/SIDA, une épidémie dont l’impact sur les enfants, notamment en Afrique subsaharienne, est dévastateur. Le viol est systématiquement utilisé comme arme de guerre, et la pauvreté engendrée par les conflits plonge souvent les filles et les jeunes femmes dans la misère. Pour beaucoup d’entre elles, le commerce du sexe est la seule façon de survivre. »

Les femmes et les enfants qui fuient pour échapper à un conflit armé deviennent beaucoup plus vulnérables à la violence, à la maltraitance et à l’exploitation – ce qui accroît d’autant leur risque de contracter le VIH. Au Darfour, par exemple, où près de 2 millions de personnes ont été déplacées par un conflit, on estime qu’au moins un tiers des victimes de viol sont des enfants.

Et à cause du VIH/SIDA, les enfants africains sont en train de perdre la meilleure protection qui soit – leurs parents. En Afrique subsaharienne, 12 millions d’enfants de moins de 18 ans ont perdu un ou leur deux parents à cause du SIDA.  Aider ces enfants, ainsi que ceux qui vivent avec le VIH/SIDA, est l’un des objectifs de la campagne Unissons-nous pour les enfants, contre le SIDA, une initiative mondiale qui vise à atténuer l’impact du VIH et du SIDA sur les enfants, et à enrayer la propagation de la maladie.

L’impact de la violence que subissent les enfants en Afrique et dans le reste du monde est le thème d’une Étude du Secrétaire général sur la violence contre les enfants qui paraîtra prochainement. Cette étude mondiale, qui sera publiée en octobre, analyse la violence dans cinq cadres différents : la maison et la famille ; l’école ; d’autres cadres institutionnels ; la communauté et la rue ; et le milieu du travail. Elle fera des recommandations en matière de prévention et de lutte contre la violence exercée à l’égard des enfants.

Mme Veneman a déclaré que la violence contre les enfants en Afrique et ailleurs menace non seulement la santé, la confiance en soi et les aptitudes à apprendre des enfants, mais qu’elle nuit aussi au développement en général.

« Si les enfants ne sont pas protégés contre les mauvais traitements, la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement sera compromise », a dit Mme Veneman. « La pauvreté, l’analphabétisme, la mortalité précoce et autres problèmes dont souffrent les enfants sont exacerbés par la maltraitance. »

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Pour tout supplément d’information, s’adresser à :

Kate Donovan, UNICEF Media New York, 212 326 7452
Angie Hawke, UNICEF Media New York, 212 326 7269


À propos de l’UNICEF
Depuis 60 ans, l’UNICEF est le principal défenseur de la cause des enfants. En menant des programmes sur le terrain dans 155 pays, il aide les jeunes à survivre et à s’épanouir, de leur plus jeune âge jusqu’à la fin de l’adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins aux pays en développement, l’UNICEF travaille pour la santé et la nutrition des enfants, une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles, et la protection des enfants contre la violence, l’exploitation sous toutes ses formes et le SIDA. L’UNICEF est entièrement financé par des contributions volontaires de gouvernements, d’entreprises, de fondations et de particuliers.


 

 

 

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