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Communiqué de presse

La communauté internationale doit redoubler d’efforts pour traiter les enfants séropositifs au VIH

Oxfam, Plan International, Save the Children, UNICEF, World Vision et d’autres organismes se mobilisent pour que les traitements, la recherche et les investissements soient axés sur les enfants

NEW YORK, 26 mai 2006 – Sur vingt enfants qui ont besoin d’un traitement contre le VIH, un seul l’obtient, révèle Sauver des vies : le droit des enfants aux traitements contre le VIH et le SIDA, un rapport rendu public aujourd’hui par sept des principales organisations de défense des droits de l’enfant. Le Mouvement mondial en faveur des enfants a lancé un appel urgent à la communauté internationale, lui demandant de reconnaître que les enfants qui vivent avec le VIH et le SIDA ont droit à un traitement et que ce droit doit être respecté pour sauver leurs vies et enrayer l’épidémie.

« L’absence de traitement équivaut à une condamnation à mort pour des millions d’enfants », a dit M. Dean Hirsch, président du Mouvement mondial en faveur des enfants et de World Vision International. « Sans traitement, la plupart des enfants séropositifs au VIH mourront avant leur cinquième anniversaire. Ces enfants ne disposent pas de traitement parce qu’ils sont absents de l’ordre du jour sur le SIDA de la communauté internationale ».

Le rapport du Mouvement mondial en faveur des enfants montre qu’en dépit de la nécessité urgente de traitements pédiatriques, un nombre très limité de médicaments est disponible en formulations pédiatriques qui soient peu coûteuses. En outre, le développement de nouveaux médicaments continue d’être orienté essentiellement sur les besoins des adultes (pour lire le rapport dans son intégralité : site du du Mouvement mondial en faveur des enfants).

« Les enfants sont la face cachée du VIH et du SIDA, a déclaré Mme Ann M. Veneman, Directrice générale de l’UNICEF. « Des millions d’entre eux ont vu leur monde s’effondrer à cause de cette maladie, ils ont perdu leurs parents, leurs enseignants, leur sentiment de sécurité et leur espoir en l’avenir. Les enfants affectés par le VIH/SIDA sont souvent victimes de discrimination et se heurtent à des obstacles considérables. Nous devons renforcer les partenariats entre gouvernements, donateurs, organismes internationaux et le secteur privé, et n’épargner aucun effort pour être sûrs que nous disposerons des médicaments, du matériel de diagnostic et des ressources nécessaires pour traiter les enfants ».

Bien que la majorité des personnes qui vivent avec le VIH soient des adultes, les enfants séropositifs au VIH représentent un nombre disproportionné de personnes qui ont besoin d’un traitement immédiat. Plus de 90 pour cent des enfants séropositifs au VIH vivent en Afrique subsaharienne. Ces enfants sont également ceux qui ont le moins accès à quelque traitement que ce soit. Mais dans le climat actuel de mise au point de nouveaux médicaments, où prime la recherche du profit, les enfants ne représentent pas une très grande incitation financière. Résultat, malgré le besoin pressant de formulation pédiatrique, les traitements adaptés aux enfants font cruellement défaut.

Au 1er juin 2005, on estimait à quatre millions le nombre d’enfants qui avaient besoin de cotrimoxazole, un antibiotique courant qui ne coûte que 0,3 dollar E.-U. par enfant et par jour. Le cotrimoxazole prévient des infections potentiellement mortelles chez les enfants infectés par le VIH et les nourrissons nés de mères séropositives et dont le statut n’est peut-être pas connu. Cet antibiotique peut également retarder l’apparition du SIDA et la nécessité d’avoir recours à une thérapie antirétrovirale.

Le rapport du Mouvement mondial en faveur des enfants demande que l’on prenne des mesures spécifiques. Il faut notamment :

  • Élaborer des tests de diagnostic simples et d’un prix abordable;
  • Accroître la recherche-développement correspondant aux besoins particuliers des enfants en matière de traitement;
  • Améliorer les systèmes de santé des pays en développement  pour faciliter la distribution des médicaments;
  • Fixer des objectifs en matière de traitement correspondant aux besoins particuliers des enfants.

On sauvera des vies en veillant à ce que tous les enfants séropositifs au VIH aient accès à un traitement mais la prévention de l’infection revêt une importance cruciale. Le rapport affirme que 90 des enfants séropositifs au VIH ont été  infectés parce que l’on n’a pas réussi à prévenir la transmission du virus de la mère à l’enfant. 

« Nous savons comment réduire de manière spectaculaire la transmission du VIH de la mère à l’enfant, à un coût tout à fait modeste », a rappelé M. Charles MacCormack, président de Save the Children USA.  « Mais il nous faut davantage de ressources pour élargir ces programmes et les mettre à la disposition de toutes les femmes qui en ont besoin ».

Le rapport montre qu’en offrant à une mère la gamme complète des services de prévention du virus de la mère à l’enfant, on peut ramener le risque de transmission à moins de 2 pour cent.  En ce moment, moins de 10 pour cent des femmes enceintes séropositives au VIH reçoivent les thérapies médicamenteuses qui empêchent la transmission du virus à leurs bébés.

« La tragédie, c’est que moins de dix pour cent des femmes enceintes positives au VIH reçoivent les thérapies médicamenteuses qui empêcheraient la transmission du virus à leurs enfants », a dit M. MacCormack. « Il s’agit là d’une violation flagrante des droits de ces femmes et de leurs enfants ».

Des progrès considérables ont été réalisés dans le traitement du VIH et du SIDA depuis l’identification du virus il y a 25 ans, mais on a négligé les besoins des enfants. Les enfants affectés par le VIH et le SIDA ont droit à l’accès au traitement et aux soins sur un pied d’égalité avec les adultes ; si l’on n’augmente pas de manière significative les ressources financières, ces droits ne seront pas respectés ».

S’exprimant au nom du Mouvement mondial en faveur des enfants, M. Hirsch a dit : « Si la communauté internationale ne tient pas compte très rapidement de l’impact spécifique du SIDA sur les enfants, on n’aura aucune chance d’atteindre l’Objectif du Millénaire 6 – enrayer la propagation de la maladie et la faire reculer, d’ici à 2015 ».

Les traitements pédiatriques contre le SIDA sont une des composantes essentielles de la campagne « Unissons-nous pour les enfants, contre le SIDA », un partenariat mondial qui vise à atténuer l’impact du VIH sur les enfants et enrayer la propagation de la maladie. La campagne a également pour but de prévenir la transmission du VIH de la mère à l’enfant, de prévenir le VIH chez les jeunes et de protéger et soutenir les enfants affectés par le VIH et le SIDA.

Le  Mouvement mondial en faveur des enfants est un rassemblement international d’organisations qui unissent leurs efforts pour bâtir un monde digne des enfants. Le rapport a été commandé par les organisations suivantes : ENDA Tiers Monde, le Réseau d’Amérique Latine et des Caraïbes pour les enfants, Oxfam, Plan, Save the Children, UNICEF et World Vision.

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Pour de plus amples informations :
Rachel Petty, Save The Children UK,  +44 207 012 6400
Eileen Burke, Save The Children US,  +1 203 221 4223

Gina Dafalia, UNICEF Londres,  +44 207 312 7695
Jessica Malter, UNICEF NY,  +212 326 7133

Rita Alfred, World Vision UK,  +07725 372863
Kathleen Brown, World Vision US,  + 703 507 1333

Sauver des vies : le droit des enfants aux traitements contre le VIH et le SIDA sera disponible  vendredi 26 mai sur http://www.gmfc.org..

Note aux médias audiovisuels :
Des images vidéos sont disponibles gratuitement à :
The Newsmarket à http://www.thenewsmarket.com


 

 

 

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