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Communiqué de presse

Sauver les enfants de la tragédie des mines terrestres

A l’occasion de la première Journée internationale de sensibilisation aux mines, l’UNICEF déclare qu’un monde sans mine est à notre portée

NEW YORK, 4 avril 2006 – Il faudrait quelques années – et non quelques décennies – pour éliminer à l’échelle mondiale les mines terrestres et autres restes explosifs de guerre, afin d’éviter que des milliers d’enfants meurent ou soient gravement blessés, a déclaré aujourd’hui l’UNICEF à l’occasion de la Journée internationale pour la sensibilisation aux mines et l'assistance à la lutte antimines.

Comme l’a rappelé l’UNICEF, les débris explosifs provenant de guerres, y compris les mines terrestres et les munitions non explosées, constituent un très grave danger pour les enfants et les autres habitants de plus de 80 pays, dont la plupart ne sont plus en guerre. Les enfants représentent au moins 20 % des 15 000 à 20 000 personnes qui sont chaque année tuées ou rendues invalides par ces armes de guerre mortelles.

Mais l’UNICEF a indiqué que les progrès récents laissaient espérer que l’élimination de ces engins explosifs pourrait s’effectuer plus rapidement que prévu. Le nombre de nouvelles victimes a diminué au cours des dix dernières années, en grande partie grâce aux efforts croissants menés par les gouvernements et les ONG en vue de détruire ou d’éliminer les mines. Il est essentiel que les donateurs et la population continuent d’apporter leur soutien à ces initiatives.

« Les guerres ne sont pas véritablement terminées tant que les enfants ne peuvent pas jouer en toute sécurité et aller à l’école sans avoir peur des mines terrestres et des autres restes explosifs de guerre », a déclaré à New York la Directrice générale de l’UNICEF, Ann M. Veneman. « Nous ne pouvons nous permettre de régresser alors que les progrès réalisés nous rapprochent d’une victoire contre les mines terrestres. »

Les mines terrestres sont conçues pour handicaper, immobiliser et tuer des personnes se déplaçant à pied ou à bord de véhicules motorisés. Parmi les autres restes explosifs de guerre figurent les munitions non explosées – des grenades et des bombes-grappes qui n’ont pas explosé en touchant leur cible mais peuvent encore le faire – et des armes abandonnées par des combattants dans des zones civiles, les « engins explosifs abandonnés ». Ces munitions durent plus longtemps que les conflits pendant lesquels elles ont été posées et menacent les civils innocents, notamment les enfants peu méfiants qui commettent l’erreur fatale de jouer avec ces objets d’apparence inhabituelle.

Les enfants sont tous les jours confrontés à des risques d’explosion dans toutes les régions du monde. Des mines terrestres sont enfouies dans près de la moitié des villages du Cambodge, et en République populaire démocratique lao, près du quart de tous les villages sont jonchés de restes explosifs de guerre. Parmi  les autres pays les plus contaminés figurent la Colombie, l’Afghanistan, la Bosnie-Herzégovine, la Fédération de Russie (Tchétchénie), l’Iraq, le Népal et Sri Lanka.

Les explosions de mines causent aux enfants de très graves blessures et leur font souvent perdre des doigts, des orteils et des membres. Certains perdent la vue ou l’ouie. On estime que 85 % des enfants victimes de mines meurent avant de pouvoir recevoir des soins médicaux. Un grand nombre de victimes handicapées ne peuvent plus aller à l’école et n’ont souvent pas les moyens de bénéficier de soins de rééducation. La menace constante que posent les mines nuit à des sociétés entières, perpétuant la pauvreté et le sous-développement.

Des progrès dans la lutte antimines

Depuis son entrée en vigueur en 1999, plus des trois quarts des pays du monde ont ratifié le Traité d’interdiction des mines, qui proscrit la production, le stockage et l’utilisation de mines terrestres antipersonnel. D’après la Campagne internationale pour l'interdiction des mines terrestres, le nombre de pays qui produiraient, stockeraient et utiliseraient des mines a considérablement diminué au cours des dix dernières années.

Les mines anti-véhicules, les munitions non explosées et d’autres types de restes explosifs de guerre font l’objet d’un nouveau protocole à la Convention sur les armes classiques. Adopté il y a trois ans, le Protocole V relatif aux restes explosifs de guerre est le premier accord international obligeant les parties à un conflit à éliminer à la fin d’une guerre les engins explosifs menaçant la population civile. Le Protocole entrera en vigueur lorsqu’il aura été ratifié par quatre pays supplémentaires.

D’après l’UNICEF, un nombre croissant de pays touchés par le problème participent depuis dix ans à l’action anti-mines, qui vise notamment à localiser et détruire les restes explosifs de guerre, à venir en aide aux victimes et à sensibiliser la population.

L’UNICEF appuie et met en œuvre des programmes d’action anti-mines dans plus de 30 pays et estime que la sensibilisation aux risques des mines contribue de façon décisive à empêcher que des enfants soient tués ou handicapés. Dans le cadre de programmes menés dans leurs écoles et leur communauté, les enfants apprennent à vivre en sécurité dans des zones infestées de mines terrestres et d’autres restes explosifs de guerre.

« Les blessures ou les décès tragiques d’enfants dus à l’explosion de mines terrestres sont tout à fait évitables », a déclaré Mme Veneman. « Nous devons unir nos efforts pour faire en sorte que les enfants ne subissent plus de telles horreurs à l’avenir. »

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A propos de l'UNICEF
Depuis 60 ans, l'UNICEF est le principal défenseur de la cause des enfants. En menant des programmes sur le terrain dans 155 pays, il aide les jeunes à survivre et à s'épanouir, de leur plus jeune âge jusqu'à la fin de l'adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins aux pays en développement, l'UNICEF travaille pour la santé et la nutrition des enfants, une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles, et la protection des enfants contre la violence, l'exploitation sous toutes ses formes et le SIDA. L'UNICEF est entièrement financé par des contributions volontaires de gouvernements, d'entreprises, de fondations et de particuliers.

A l’intention des médias audiovisuels : Des images non montées sur les mines terrestres sont disponibles sur www.thenewsmarket.com/unicef.

A l’intention des rédacteurs :
La Journée internationale pour la sensibilisation aux mines et l'assistance à la lutte antimines a été déclarée par l’Assemblée générale des Nations Unies pour contribuer à sensibiliser la population aux mines terrestres et aux efforts menés en vue de leur élimination. L’UNICEF fait partie des 14 institutions des Nations Unies menant une action commune dans le domaine de la lutte antimines. À l’occasion de cette journée internationale, des activités seront menées dans 29 pays touchés par le problème des mines. A New York, Danny Glover, ambassadeur itinérant de l’UNICEF, participera, aux côtés d’experts des Nations Unies et de militants antimines, à une table ronde sur les mines terrestres et les munitions non explosées. Pour en savoir plus : http://www.mineaction.org

Pour plus d’information, veuillez contacter:
Allison Hickling, UNICEF Media, Tél: 212-326-7224


 

 

 

Vidéo (en anglais)

4 avril 2006:
L'ambassadeur itinérant de l'UNICEF Danny Glover parle de l'effet dévastateur des mines terrestres sur les enfants.

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4 avril 2006:
Au cours de la première Journée internationale de sensibilisation aux Mines, Rachel Bonham Carter, envoyée spéciale UNICEF fait un rapport sur les progrès accomplis vers l'élimination des mines terrestres.

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