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Communiqué de presse commun

La communauté internationale est loin de faire assez d’efforts pour protéger les enfants touchés par le SIDA

Le troisième Forum mondial des partenaires se concentre sur la protection, la prévention du VIH, le traitement et les soins

Londres, le 9 février 2006 – La façon dont le monde réagit aux problèmes des enfants touchés par le VIH et le SIDA est loin d’être adaptée à l’énormité du défi posé par le fléau. D’ici à 2010, cette maladie rendra quelque 18 millions d’enfants orphelins rien qu’en Afrique subsaharienne. Les enfants qui vivent avec des parents malades ou mourants restent extrêmement vulnérables, et on estime à 4 millions le nombre d’enfants infectés qui n’ont pas accès à des traitements adéquats.

Cette année, le Forum mondial des partenaires, présidé par l’UNICEF et le Ministère britannique du développement international, a réuni des représentants de haut niveau de 90 organisations internationales, d’ONG et de gouvernements afin de renforcer les interventions pratiques visant à aider les millions d’enfants pris dans la pandémie du SIDA.

« Les enfants sont les grands absents de l’intervention de la communauté internationale contre l’épidémie mondiale de SIDA, a dit Mme Ann M. Veneman, Directrice générale de l'UNICEF. Moins de dix pour cent des enfants rendus orphelins ou vulnérables par le SIDA reçoivent un soutien des pouvoirs publics ou bénéficient de services sociaux. »

Cette année, le forum fera porter ses efforts sur les interventions suivantes :

  • renforcer la capacité des familles à protéger les orphelins et les autres enfants que le VIH a rendu vulnérables et à leur prodiguer des soins

  • mobiliser les communautés pour soutenir les familles concernées

  • assurer un accès égal et complet à l’éducation

  • garantir l’accès de tous à la prévention, au traitement et aux soins.

Le forum insistera sur le fait que les familles et les communautés doivent être les premières à bénéficier d’une intervention plus vigoureuse de la communauté internationale face au SIDA. Une assistance économique diversifiée devrait inclure des subventions en liquide pour les familles affectées, de petits prêts et le financement nécessaire pour payer les travailleurs sociaux communautaires.

« Nous sommes à un tournant dans la lutte mondiale contre le VIH et le SIDA, et il est temps que nos engagements se traduisent par des actions, a dit Gareth Thomas, Ministre britannique du développement international. Nous devons faire en sorte que les besoins des enfants occupent une place centrale et que les communautés puissent donner la pleine mesure de leurs capacités. »

Les soins et le suivi des enfants vulnérables ne devraient pas se limiter à leurs besoins matériels. Il faut redoubler d’efforts pour assurer un suivi psychosocial aux enfants traumatisés par le SIDA. A ce jour, les organisations religieuses ou non gouvernementales ainsi que les associations communautaires ont été des pionnières dans l’aide aux enfants et aux communautés. Des fonds sont nécessaires pour accroître les programmes qui se sont avérés efficaces, qu’il s’agisse d’interventions pilotes ou de programmes à l’échelon national.

Améliorer l’accès à l’éducation

L’éducation est l’une des armes les plus importantes dont nous disposons contre la propagation du SIDA. Les preuves s’amoncellent : dans des pays où l’épidémie est sévère, les jeunes ayant un haut niveau d’éducation ont plus de chances d’utiliser des préservatifs et risquent moins de s’adonner à des relations sexuelles occasionnelles que leurs pairs moins instruits. Les enfants instruits ont aussi plus de chances d’échapper au piège de la pauvreté dans lequel tombent souvent les orphelins et les enfants obligés de s’occuper de parents malades ou mourants.

Cependant, les frais scolaires restent un obstacle important à l’accès à l’éducation pour les enfants à risque dans beaucoup de pays affectés par le VIH/SIDA. Eliminer les frais scolaires au niveau primaire est une étape essentielle vers l’éducation universelle. Cela ne sera possible que si la communauté internationale accorde plus de fonds aux gouvernements qui franchissent courageusement le pas et suppriment les frais de scolarité. Ainsi, au Kenya, l’abolition des frais scolaires a permis d’inscrire 1,3 million d’élèves supplémentaires à l’école.

Il est capital également que les filles aient accès à l’éducation sur un pied d’égalité avec les garçons, d’autant plus qu’elles sont affectées par le VIH/SIDA de façon disproportionnée. Le Gouvernement britannique est un partenaire clé de l’Initiative des Nations Unies pour l’éducation des filles (UNGEI), une initiative menée par l’UNICEF pour combler le fossé entre garçons et filles dans le domaine de l’éducation.

De plus, le forum de cette année se concentrera sur les mesures à prendre pour que tous les enfants aient accès, dans la mesure du possible, à un traitement approprié d’ici 2010, pour enrayer la propagation de la maladie parmi les adolescents et les jeunes et pour arrêter la transmission du virus de la mère à l’enfant.

« Vingt-cinq ans après le début de l’épidémie, des progrès considérables ont été faits pour mobiliser la planète contre le SIDA, a dit le docteur Peter Piot, Directeur général du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA). Mais en ce qui concerne la prévention du VIH et l’accès aux services de soins, les enfants et les jeunes sont trop souvent négligés. Si nous voulons mettre fin au cycle de l’infection, les enfants et les jeunes doivent savoir comment se protéger du VIH. »

Protection législative

Le forum examinera également comment :

  • plaider pour des changements politiques et législatifs concernant la protection des enfants vulnérables

  • améliorer la sensibilisation et lutter contre la discrimination sociale à l’encontre des enfants affectés par le SIDA.

L’amélioration des systèmes d’enregistrement des naissances et des décès aurait également des conséquences positives. A l’heure actuelle, les enfants ont du mal à obtenir des papiers officiels prouvant qu’ils sont orphelins, ce qui leur donnerait droit à certaines prestations, aide alimentaire par exemple, ou soins médicaux gratuits.

Contexte :

Le Forum mondial des partenaires a été créé en 2003 pour encourager la réalisation des engagements de la communauté internationale en faveur des enfants touchés par le VIH et le SIDA. Ces engagements figuraient dans la Déclaration d’engagement sur le VIH/SIDA faite en 2001 par l’Assemblée générale, et les Objectifs du Millénaire pour le développement.

En octobre 2005, l’UNICEF, ONUSIDA et d’autres partenaires ont lancé la campagne UNISSONS POUR LES ENFANTS, CONTRE LE SIDA, (www.uniteforchildren.org) qui demande une intervention plus vigoureuse pour réaliser ces objectifs.

A l’attention des télévisions : veuillez visiter le site thenewsmarket.com/unicef pour télécharger des reportages vidéos de haute définition.

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Pour toute information supplémentaire :

Gina Dafalia, UNICEF Médias, Londres, (+ 44) 207 312 7695
Oliver Phillips, UNICEF Médias, New York, (+1 212) 326-7583


 

 

 

Liens

Vidéo (en anglais)

7 février 2006 :
Peter McDermott, chef du programme pour le VIH/SIDA de l’UNICEF, parle sur le forum mondial de partenaires.

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9 février 2006 :
Entretient avec le directeur exécutif d'ONUSIDA Peter Piot

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9 février 2006 :
Entretient avec l'ambassatrice pour la jeunesse Boniswa Yantol

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