Centre de presse

Communiqué de presse

L’UNICEF pleure la mort de Dick Heyward

Ce haut fonctionnaire de l'UNICEF, aussi respecté qu'influent, est décédé à l'âge de 90 ans

NEW YORK, le 4 août 2005 – L'UNICEF pleure la mort de Dick Heyward, qui fut pendant plus de trente ans l'un de ses hauts responsables les plus influents et les plus vénérés.

M. Heyward, qui avait pris sa retraite en 1981, est décédé à Long Island (New York) après une longue maladie. Il avait 90 ans.

« Dick Heyward est sans conteste l'un des géants de l'histoire de l'UNICEF, a déclaré jeudi la Directrice générale de l'UNICEF Ann M. Veneman. Il était d'un dévouement et d'une énergie extraordinaires et il a exercé une profonde influence sur notre institution. En esprit, il restera toujours présent parmi nous. »

Directeur général adjoint de l'UNICEF de 1949 à 1981, M. Heyward était considéré comme l'un des principaux architectes de la pensée politique et programmatique de l'organisation à cette époque.

Au cours d'une carrière qui l'a vu servir les trois premiers directeurs généraux de l'UNICEF, Heyward a été salué pour son action importante et durable en faveur des enfants du monde.

Né dans l’exploitation de pommes de sa famille en Tasmanie (Australie) le 22 septembre 1914, E. J. R. Heyward fit ses études dans sa province natale puis à la London School of Economics. De 1947 à 1949, il fut premier secrétaire de la Mission australienne auprès des Nations Unies et siégea au Conseil d'administration de l'UNICEF au titre de représentant de l'Australie. En avril 1949, il fut nommé Directeur général adjoint aux Opérations de l'UNICEF et en 1975 en devint premier Directeur général adjoint avec le rang de Secrétaire général adjoint des Nations Unies.

Heyward a joué un rôle de premier plan dans la conception et la mise en place des grandes politiques et stratégies de l'UNICEF, dont beaucoup déterminaient bien entendu les opérations de l'UNICEF mais surtout ont exercé une influence majeure sur les concepts et les pratiques internationales du développement. Parmi ses théories les plus influentes, on peut rappeler sa conviction qu'on ne peut répondre avec efficacité aux besoins des enfants sans intervenir simultanément en faveur des familles et des communautés, et que les politiques et programmes en faveur des enfants donnent de meilleurs résultats quand ils s'intègrent aux initiatives de développement nationales.

Chez M. Heyward, la direction quotidienne des opérations de l'UNICEF se doublait de facultés intellectuelles sans égales. C'était un travailleur infatigable qui ne perdait jamais de vue le fait que le mandat de l'UNICEF consiste à améliorer le sort des enfants du monde. Modeste et discret, il avait la réputation de parler peu mais bien.

Faisant son éloge en 1981, James Grant, alors Directeur général de l'UNICEF, avait dit de lui qu'il « incarnait les principes fondamentaux de l'UNICEF ». Il avait ajouté que « tout ce que l'UNICEF a entrepris de bon et de courageux et qui lui a valu l'admiration de la communauté internationale portait son empreinte. »

Mélomane, amateur éclairé des peintures de la Renaissance, Heyward lisait toutes sortes d’ouvrages, avec la même voracité. Mais sa vraie passion, c'était l'UNICEF.

Même après sa retraite officielle, Heyward accepta encore de nombreuses missions en Afrique pour le compte de l’UNICEF mais aussi de l'OMS ou de la Banque mondiale. Celles-ci l'emmenèrent en Tanzanie, au Soudan, au Niger, au Mali, en Somalie, au Rwanda, au Zaïre et au Mozambique. Il continua de se rendre plusieurs fois par an en Afrique jusqu'à son attaque cérébrale en 1997, à l'âge de 82 ans. Et jusqu'à sa mort, il garda un intérêt aigu pour les activités de l'UNICEF.

Il laisse derrière lui son épouse Elisabeth, ancienne interprète aux Nations Unies, ses fils Andrew (président de CBS News à New York) et Peter (avocat au cabinet Venable LLP à Washington) et sept petits-enfants.

Ses obsèques auront lieu dans l'intimité.

« L'UNICEF exprime ses condoléances les plus sincères à la famille de Dick Heyward », a dit Mme Veneman.

Photos disponibles sur demande : photo@unicef.org.

Note aux diffuseurs : des images non montées peuvent être téléchargées gratuitement sur  www.thenewsmarket.com/unicef.

****

Pour de plus amples informations :
Alfred Ironside, Média, New York (212) 326 7261
Karen Dukess, Média, New York (212) 326 7910


 

 

 

Recherche