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Communiqué de presse

L’UNICEF demande au G8 d’orienter son action sur des résultats concrets pour les enfants

Les mesures adoptées à Gleneagles pourraient bien accélérer les progrès accomplis vers la réalisation des OMD.

NEW YORK, le 1er juillet 2005. Les décisions que prendront les dirigeants du G8 cette semaine pourraient permettre de s’attaquer aux causes de la pauvreté extrême dans le monde et d’améliorer la vie de centaines de millions d’enfants, a affirmé l’UNICEF aujourd’hui.

Saluant les mesures positives déjà annoncées par les ministres des finances du G7 visant à alléger le fardeau de la dette, la Directrice générale de l’UNICEF Mme Ann M. Veneman a déclaré que les décisions des dirigeants du G8 seront d’une importance capitale pour la santé et le bien-être du milliard d’enfants qui vit dans la pauvreté, pour les 100 millions d’enfants interdits d’accès à l’éducation et pour les 11 millions d’enfants qui meurent chaque année de causes évitables.

« Les mesures que le G8 envisage ont le potentiel d’améliorer la vie des enfants de façon spectaculaire », a indiqué Mme Veneman. « En mettant la pauvreté et le développement au premier plan de leur ordre du jour, les dirigeants des pays les plus riches du monde se donnent l’occasion de contribuer à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement. Ces objectifs capitaux sont axés sur la nécessité d’assurer la survie des enfants, de les scolariser et de les protéger de l’impact du VIH/SIDA. Il n’existe pas de tâche plus importante. »

Si elles sont utilisées pour financer des services durables au bénéfice des enfants et des femmes, les ressources supplémentaires que les dirigeants du G8 peuvent dégager contribueront à éliminer la pauvreté des enfants. L’UNICEF a insisté sur plusieurs investissements d’un bon rapport coût-efficacité qui représentent un argument puissant en faveur de ces nouvelles ressources, obtenues grâce à un allégement de la dette, un accroissement de l’aide et la facilitation des échanges commerciaux :  

  • Les initiatives pour la survie de l’enfant qui mettent en jeu des méthodes prometteuses de prestations de service intégrées afin de toucher davantage de femmes et d’enfants grâce à des interventions dans les secteurs de la santé de base et de la nutrition, dont par exemple les vaccinations et les moustiquaires contre le paludisme ;

  • L’éducation, qui inclut aussi les repas scolaires et le bon fonctionnement des services d’eau et d’assainissement dans les écoles, avec un accent particulier sur la scolarisation complète de chaque fille (un OMD pour 2005) ; en particulier, en soutenant l’élimination des frais de scolarité, on peut améliorer considérablement la fréquentation scolaire.

  • La prévention et le traitement du SIDA, avec pour objectif d’enrayer la propagation du VIH chez les jeunes et la transmission de la mère à l’enfant, et les initiatives destinées à prendre soin des millions d’enfants que le SIDA a rendus orphelins et vulnérables.

Citant le rapport sur La Situation des enfants dans le monde 2005, Mme Veneman a souligné que le VIH/SIDA avait un impact particulièrement destructeur sur le bien-être des enfants. L’espérance de vie moyenne a chuté dans plusieurs pays africains, passant de plus de 60 ans à moins de 40 à cause du VIH/SIDA, et près de 15 millions d’enfants ont perdu un parent ou les deux à cause de la maladie. En l’absence de mesures vigoureuses, ce nombre passera à 25 millions d’ici à 2010.

L’UNICEF estime aussi que plus d’un milliard d’enfants souffrent de graves privations liées à la pauvreté et manquent de choses aussi fondamentales que le logement, des services d’assainissement, l’accès à une eau salubre, une bonne nutrition et l’accès à la scolarisation ou aux soins de santé.  Tous les jours, près de 30 000 enfants de moins de 5 ans meurent, la plupart du temps de causes qui pourraient être évitées.

« Il est essentiel pour les enfants que l’on réduise la pauvreté », a dit Mme Veneman. « Voilà pourquoi il est important que le G8 agisse. Mais les gouvernements doivent passer à la vitesse supérieure et assumer leur part de responsabilité, y compris les plus pauvres d’entre eux, car le développement durable est impossible sans une bonne gestion des affaires publiques. »

Toucher les plus marginalisés

L’UNICEF a indiqué qu’il fallait accorder une attention spéciale à plus de 350 millions d’enfants qui vivent dans 35 « Etats fragiles » où les systèmes fondamentaux de gestion de la vie publique et les infrastructures se sont effondrés, souvent en raison de conflits armés.

Les principaux donateurs se méfient souvent, à juste titre, de gouvernements qui ont un palmarès douteux dans les secteurs des droits de l’homme et de la responsabilité, mais, pour les enfants de ces pays, le soutien international peut représenter la différence entre la vie et la mort.

« Les enfants qui se trouvent dans une situation de pauvreté extrême ont besoin de notre aide où qu’ils vivent », a dit Mme Veneman. « Faire venir des fonds par le canal d’institutions internationales comme l’UNICEF et la Banque mondiale peut permettre d’acheminer l’aide directement au niveau communautaire, là où les enfants en ont le plus besoin. »

Le Sommet des enfants à l’occasion du G8 

« Investir dans les capacités au niveau local, aider les communautés pauvres à prendre en charge leurs affaires et trouver en commun des solutions novatrices à des problèmes chroniques, tout cela devrait être au centre des discussions lors de la réunion de Gleneagles », a dit Mme Veneman. « On peut vraiment améliorer les choses. »
 
La Directrice de l’UNICEF a également lancé un appel pour que les dirigeants du G8 écoutent la voix des jeunes eux-mêmes. Des enfants de 8 pays en développement et de 4 des pays du G8 se réuniront aussi la semaine prochaine en Ecosse pour le « C8 » : un sommet qui permettra à ces jeunes d’évoquer leurs expériences et, par le biais d ;un manifeste élaboré ensemble, de présenter les questions qui, à leur avis, devraient être abordées en priorité par les dirigeants du G8. 

Ce sommet des enfants se tient juste avant le G8. L’UNICEF exhorte les dirigeants à écouter les enfants dont l’avenir est entre leurs mains.

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Pour toutes informations complémentaires, veuillez contacter :
Alfred Ironside, UNICEF Médias, New York: (+1 212) 326-7261
Gina Dafalia, UNICEF Médias, Londres: (44 207) 312-7695

Pour en savoir davantage sur les enfants du C8 et leurs problèmes : http://www.c8forum.org/


 

 

 

Vidéo (en anglais)

5 juillet 2005:
Le correspondant de l'UNICEF, Thomas Nybo, rend compte du Forum des enfants C8, à Dunblane, Ecosse.

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