Centre de presse

Communiqué de presse commun

Une nouvelle stratégie de distribution de moustiquaires imprégnées au Burundi

Bujumbura, BURUNDI, le 22 avril 2005 – Le Burundi a célébré avec quelques jours d’avance la cinquième Journée Africaine de Lutte contre le Paludisme. Au cours de la commémoration qui eu lieu au Centre de Santé de Muhanga en Province de Kayanza, le Ministre de la Santé, Monsieur Jean KAMANA, a officiellement lancé le nouveau programme de distribution de moustiquaires imprégnées qui sera mis en place par le Ministère de la Santé avec l’appui de l’OMS et de l’UNICEF.

Il a, en outre, insisté sur la nécessité d’atteindre au mieux les femmes enceintes et les enfants en distribuant les moustiquaires au cours des consultations pré natales et au cours des séances de vaccination de routine contre la rougeole dans les centres de santé.

L’utilisation de la moustiquaire vise à réduire les conséquences de ce fléau qu’est la paludisme. Chaque année, il affecte plus d’un demi milliard de personnes dans le monde et plus d’un million d’entre elles en meurent.

L’Afrique sub-saharienne n’est pas sans reste. À elle seule, elle paie le plus lourd tribut avec neuf cas sur 10 enregistrés sur son territoire. Comment ne pas s’émouvoir, comment ne pas réagir quand toutes les 30 secondes, un enfant africain meurt de la malaria ? Rien qu’aujourd’hui à cause du paludisme, l’Afrique a perdu plus de 3,000 enfants.

Quant au Burundi, le paludisme y est la première cause de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans. Pour 100 enfants de moins de cinq ans qui meurent des suites de maladies, 37 décèdent du paludisme. Et, compte tenu de l’importance des frais de prise en charge médicale et des absences répétées de la population active, il constitue un obstacle majeur au développement.

Afin de dépasser cette situation, le Ministère de la Santé avec l’appui financier et technique de l’OMS, de l’UNICEF, des bailleurs de fonds et de certains acteurs non gouvernementaux a introduit en 2002, un nouveau protocole de traitement du paludisme combinant l’Artésunate et l’Amodiaquine, franchissant ainsi un grand pas dans la lutte contre le paludisme et réduisant sensiblement les coûts de prise en charge pour les patients.

Néanmoins et au-delà du curatif, il est essentiel pour les enfants et les femmes enceintes plus vulnérables aux agressions du paludisme que le reste de la population, d’insister sur l’importance de la prévention et sur l’utilisation des moustiquaires imprégnées de longue durée.

Afin de donner toutes ses chances à la nouvelle stratégie de distribution et de faire de la moustiquaire un élément incontournable de la bonne santé familiale, il est important que tous ensemble nous rappelions à la population l’importance de cet objet simple et facile afin que son utilisation par les femmes et les enfants devienne une habitude et non une exception.

***

Pour toute information complémentaire, veuillez contacter

OMS Burundi: Marc Nkunzimana, Communication Officer, phone (257) 231 702, mobile (257) 858 665
UNICEF Burundi: Barbara Jamar, Assistant Communication Officer, phone (257) 226 888, mobile (257) 994 717


 

 

 

Recherche