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Communiqué de presse

Contre le paludisme : il faut augmenter la production de moustiquaires

Les fabricants doivent redoubler d'efforts pour répondre à la demande

© UNICEF/HQ97-1148/PIROZZI
Une mère avec son enfant qui a le paludisme, Kaduna, Nigère.

JOHANNESBURG, 23 sept. 2004 - Une réunion organisée par l'Initiative Faire reculer le paludisme s'est ouverte aujourd'hui à Johannesburg (Afrique du Sud) avec pour objectif l'accélération de la production et de la distribution de moustiquaires imprégnées d'insecticide longue durée en vue de répondre à une demande croissante.

La réunion de deux jours, organisée avec l'appui de l'UNICEF, de l'OMS, de NetMark et de la Fondation Rockefeller, survient alors que la production de moustiquaires imprégnées d'insecticide longue durée ne parvient pas à répondre à une demande qui ne cesse de croître. L'UNICEF, premier acheteur et distributeur de moustiquaires du monde, estime qu'il faudrait fabriquer entre 30 et 40 millions de ces moustiquaires par an au cours des cinq ans à venir pour saturer le marché. En ce moment, on n'en fabrique que 13 millions par an. 

« Ce déficit nous préoccupe vivement parce qu'il a de grandes conséquences sur les programmes de lutte contre le paludisme en Afrique », a affirmé le Directeur régional de l'UNICEF pour l'Afrique de l'est et australe Per Engebak. « Cette réunion nous permet de discuter avec le secteur privé des moyens d'augmenter la production. Notre but est de sauver des vies : un enfant meurt du paludisme toutes les 30 secondes et l'on pourrait sauver cette vie avec une moustiquaire. Une augmentation colossale de la production nous permettra de sauver des millions de vies tout en permettant au secteur privé de faire de bonnes affaires ».

L'augmentation de la demande de moustiquaires longue durée s'explique en partie par le financement apporté par le Fonds mondial, qui permet aux pays de développer à grande échelle leurs plans de distribution nationale. Il est donc nécessaire d'accroître considérablement la production.

La réunion de Johannesburg devrait aboutir à un plan d'augmentation de la production, fondé en grande partie sur le secteur privé. Une centaine de partenaires très divers participeront à la rencontre : compagnies de pétrole, fabricants d'insecticide, de textile, de moustiquaires, firmes commerciales, directeurs de programmes nationaux de lutte contre le paludisme, donateurs, la Banque mondiale, l'Union européenne, la Fonds mondial, USAID l'Agence japonaise de coopération internationale (AJCI), entre autres.

On considère que les moustiquaires traitées à l'insecticide longue durée sont le meilleur moyen de lutter contre le paludisme. Elles sont moins chères à long terme et comme elles sont prétraitées à l'usine, elles gardent leur efficacité insectifuge tant que dure la tulle elle-même, soit entre deux et cinq ans.

Les moustiquaires imprégnées d'insecticide conventionnel ont un désavantage car il faut les retraiter régulièrement au moyen d'insecticide pour maintenir leur efficacité. Il s'est avéré difficile d'atteindre des niveaux élevés de retraitement des moustiquaires en Afrique en raison de plusieurs facteurs, notamment le coût de l'insecticide, la difficulté de se procurer des insecticides et une prise de conscience insuffisante de la nécessité de retraiter les moustiquaires. Les moustiquaires longue durée, en revanche, ne doivent pas être retraitées.

Plusieurs moustiquaires longue durée sont actuellement en cours de développement mais l'OMS en a approuvé deux, et elles sont déjà disponibles : l'Olyset, fabriquée dans des usines de Chine par la société japonaise Sumitomo Chemical Company et, en vertu d'un accord de transfert de technologie passé avec Sumitomo, par A to Z Textile Mills en Tanzanie. L'autre moustiquaire approuvée, Permanet 2.0, est fabriquée par Vestergaard Frandsen en Thaïlande et au Viet Nam.

Premier acheteur et distributeur de moustiquaires du monde, l'UNICEF veille, par le biais de sa politique de distribution équitable, à ce que les femmes et enfants les plus vulnérables puissent avoir accès à ces moustiquaires, gratuitement ou en s'acquittant d'une somme modique.

Pour toute information supplémentaire :

Victor Chinyama, Bureau régional de l'Afrique de l'Est et australe(+254 722) 701 505; Nairobi
A Johannesburg, (+254 722 701 505, roaming cell); Intercontinental Hotel Sandton Sun and Towers +27 11 780 5000

Mohammad Jalloh, UNICEF Media, New York, Tel: 1 (212) 326 7516; Mobile: 1 (212) 917 459 8193

Oliver Phillips, UNICEF Media, New York, Tel: 1 (212) 326 7583

Sandie Blanchet, UNICEF Supply Division, Copenhagen; Tel: +45 35 27 32 07; Mobile: + 45 21 22 95 66

Pru Smith, Roll Back Malaria Partnership Secretariat, Geneva, Tel: + 41 (0) 22 791 45 86; + 41 (0) 79 477 17 44 (cell)


 

 

 

Faits sur le paludisme

  • Le paludisme  tue un enfant quelque part dans le monde toutes les 30 secondes.
  • Le paludisme  touche au moins 500 millions de personnes chaque année, et en tue 1 million.
  • 90% des victimes du paludisme se trouvent en  Afrique.
  • Le paludisme est responsable de la mort d'un enfant sur cinq en Afrique.

Audio (en anglais)

L'Officier du Programme d'UNICEF pour le paludisme en Afrique de l'est et Afrique australe décrit l'impact de la maladie

([mp3]; right-click to download)
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