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Communiqué de presse

Bellamy parle aux pédiatres de leur rôle clé pour promouvoir la survie de l'enfant

Lors d'une réunion mondiale, elle prévient que les efforts dans le domaine de la santé ne suffisent pas

CANCUN, Mexique, 17 août 2004 -  La Directrice générale de l'UNICEF Carol Bellamy a rappelé aux pédiatres réunis ici cette semaine qu'ils jouent un rôle clé dans la survie de l'enfant, disant qu'ils doivent promouvoir les interventions qui dépassent le domaine traditionnel de la santé pour remédier aux problèmes sous-jacents plus complexes de la mortalité infantile.

Près de 11 millions d'enfants meurent chaque année avant l'âge de cinq ans, la plupart de causes qui auraient pu être évitées. Plus de la moitié de ces vies pourraient être sauvées par de simples mesures de prévention et des traitements qui existent déjà dans tous les pays.

S'adressant à plus de 7 000 pédiatres réunis en leur congrès quadriennal, y compris les dirigeants de dizaines d'associations de pédiatrie nationales, Mme Bellamy a fait valoir que la pauvreté, la discrimination et la marginalisation des groupes minoritaires sont les facteurs déterminants qui empêchent les services de santé d'atteindre tous les enfants.

« Le monde ne peut pas s'en remettre uniquement au développement économique pour vaincre la pauvreté profondément enracinée et éliminer d'énormes disparités sociales », a dit Mme Bellamy. « De la même façon, les efforts entrepris dans le seul secteur de la santé ne suffisent plus à ce stade à faire reculer durablement la mortalité infantile et maternelle. Pour atteindre ces objectifs essentiels, un leadership politique éclairé est indispensable. Les dirigeants doivent reconnaître les causes sous-jacentes et prendre les mesures adéquates pour y remédier. »

Elle a ensuite invité les pédiatres à soutenir les réformes de politique et les changements d'attitude susceptibles de briser le cycle de la discrimination afin que les initiatives de santé puissent atteindre les personnes non desservies.

« Les pédiatres peuvent faire une différence en parlant non seulement des symptômes mais aussi des causes de ces décès évitables et de cette perte de potentiel humain. C'est à vous d'élever la voix pour garantir que les droits de tous les enfants sont respectés. »

Mme Bellamy a dit que pour réaliser des progrès durables en matière de survie de l'enfant, les partenaires impliqués dans cet effort doivent comprendre qu'une enfance en bonne santé a de nombreuses facettes. Elle a ajouté qu'aucun professionnel de la santé ne sait cela mieux que les pédiatres.

« Vous savez qu'un enfant vacciné battu ou maltraité n'est pas un enfant en bonne santé. Vous savez qu'un enfant en bonne santé qui ne va pas à l'école ne tardera pas à tomber malade. Vous savez que les enfants intelligents marginalisés par les préjugés ne réaliseront jamais leur potentiel. Et vous savez que la survie, la santé, la nutrition et la protection d'un enfant ne relève pas seulement de la responsabilité des Ministères de la Santé », a-t-elle déclaré.

Mme Bellamy a dit que l'éducation et la protection des enfants, y compris la prévention du VIH /SIDA, sont des voies parallèles qu'il est essentiel de suivre, même si des initiatives de santé sont relancées dans le monde entier.

Objectifs à atteindre

Mme Bellamy a cité plusieurs efforts récents et à venir en faveur de la survie de l'enfant au niveau mondial.

  • Elle a dit que des partenaires du monde entier se sont associés pour recentrer les efforts sur la survie de l'enfant.
  • Elle a cité un prochain rapport de l'UNICEF qui mesure les progrès à faire dans chaque pays pour réduire de deux tiers le nombre de décès d'enfants d'ici à 2015.
  •  Et elle a donné en exemple les initiatives de l'UNICEF en Afrique de l'Ouest, en Inde et au Cambodge pour s'attaquer aux problèmes actuels.

« Nous avons appris que les interventions de santé qui ont le plus de chances de sauver la vie des enfants sont celles qui s'appuient sur ce que font et savent les membres du foyer, notamment des foyers pauvres qui n'ont pas accès aux soins professionnels », a fait observer Mme Bellamy. « Cela veut dire qu'il faut renforcer les systèmes de santé en investissant davantage, mais aussi qu'il faut étendre les soins de base dans les foyers en donnant aux familles les moyens de faire le nécessaire pour que les enfants restent en bonne santé. »

Mme Bellamy a rappelé qu'il ne sera pas facile d'atteindre la cible de la survie de l'enfant fixée lors du Sommet du Millénaire en 2000, notamment dans les pays aux prises avec le SIDA, un conflit, ou qui ont des ressources et un temps limités. Mais elle a déclaré que le développement humain durable n'était pas possible sans une amélioration fondamentale de la vie et du bien-être des enfants.

« Dans le monde que nous appelons de nos voeux », a-t-elle dit, les enfants ne se contentent pas de survivre. Ils sont épanouis mentalement, émotionnellement stables, compétents sur le plan social et capables d'acquérir les connaissances nécessaires pour devenir des adultes productifs et en bonne santé. »

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L'UNICEF publiera « Progrès pour les enfants », un récapitulatif des progrès réalisés dans chaque pays en faveur de la survie de l'enfant en octobre 2004.

Pour obtenir des interviews, une vidéo ou des références supplémentaires, contactez :

Claire Hajaj, Section des médias, UNICEF, New York 212 326 7566
Kate Donovan, Section des médias, UNICEF, New York 212 326 7452


 

 

 

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