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Programme conjoint pour le renforcement du système sanitaire au Burundi pour aider la réintégration des sinistres

Bujumbura 21 Juillet 2004- Un Mémorandum d’Entente sur des interventions en Santé pour Renforcer le Système Sanitaire en vue de répondre au rapatriement volontaire et à la réintégration des sinistrés au Burundi a été signé aujourd’hui à Bujumbura par le Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

La cérémonie était présidée par la Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies au Burundi, Mme Carolyn McAskie qui a insisté sur l’importance de la programmation conjointe et de la consolidation des efforts des Nations Unies dans le pays. La Ministre à la Réinsertion et la Réinstallation des Déplacés et des Rapatriés, le Ministre de la Santé Publique et le Président de la Commission Nationale pour la Réintégration, les délégués des principaux bailleurs du pays, les autres agences des Nations Unies et les ONGs étaient également présents. « Je voudrais formuler le vœu que la signature de ce mémorandum à laquelle nous allons procéder puisse contribuer au renforcement de la coopération et appeler de notre part une volonté et un engagement à toute épreuve» a dit la Représentante Spéciale pendent la cérémonie.

« Le Mémorandum d’Entente veut assurer la poursuite des succès enregistrés dans la programmation conjointe en matière de santé et les efforts consolidés des trois agences » a dit Dr Abdel Wahed El Abassi, Représentant de l’OMS au Burundi. « Pour l’efficacité des activités, le processus de programmation conjointe a été inclusif avec la participation du gouvernement, des ONGs partenaires et des bailleurs. Ce genre de collaboration peut être considéré comme un pas important vers la reconstruction du pays » a poursuivi le Dr Abdel Wahad El Abassi.

Depuis 1993, les conflits burundais ont causé des centaines de milliers de déplacements et la destruction des infrastructures sociales comme les hôpitaux et les centres de santé. En 2003, 800 000 Burundais étaient estimés vivre en Tanzanie.Les négociations politiques ont actuellement stabilisé la situation sécuritaire et environ 50% de 281 000 déplacés sont de retour dans leur colline d’origine. Le processus du rapatriement volontaire stipulé dans l’Accord d’Arusha a commencé en 2002. 52 062 réfugiés sont volontairement retournés de Tanzanie dans la première moitié de cette année, le transfert de la majorité a été facilité par l’UNHCR. Ce processus pourrait s’accélérer durant les prochains mois grâce aux vacances scolaires, à la période des récoltes et les prochaines élections prévues.

« La programmation conjointe vise le renforcement du système sanitaire pour la promotion des services de santé de qualité en faveur de la population affectée par le processus du rapatriement. Les bénéficiaires sont les rapatriés, les déplacés intérieurs et la population locale au Burundi en tenant compte des besoins spécifiques des enfants et des femmes, conformément à la Convention Relative  aux Droits de l’Enfant et d’autres instruments régissant les Droits des Réfugiés et des Déplacés » a dit Chérif Benadouda, chargé de Bureau à l’UNICEF Bujumbura.

Les objectifs sont l’identification des problèmes de santé parmi les rapatriés, l’accès à un paquet minimum de soins et le renforcement du système de surveillance épidémiologique. Ceci est assuré à travers les activités intégrées comme la fourniture des équipements et des médicaments essentiels en plus de la réhabilitation des centres de santé. Les capacités du personnel de santé sont renforcées pour assurer des services de santé de qualité et une intégration effective des rapatriés dans un système national de santé. Dix hôpitaux sont également appuyés pour améliorer la capacité opérationnelle du service des urgences. De plus les capacités des familles et des communautés sont renforcées afin d’améliorer la reconnaissance des maladies, le suivi du traitement et le recours à une structure de santé appropriée.

« Nous croyons que cette expérience de programmation conjointe pourra avant tout faciliter l’accès aux soins de santé de qualité pour toutes les personnes affectées par le rapatriement mais aussi qu’elle constitue une bonne pratique pour la communauté internationale », a expliqué Mr. Kaba-Guichard Neyaga, Représentant du HCR au Burundi.

Le planification conjointe est actuellement centrée sur 200 centres de santé dans les communes les plus affectées dans dix provinces où plus de 10.000 réfugiés rapatriés sont attendus par province tout au long de l’année. Par ailleurs, le Mémorandum d’Entente prépare le terrain pour la seconde phase incluant la consolidation des programmes existants et l’extension aux provinces restantes au cours de l’année 2005. Toutes les activités sont conduites en appui au Gouvernement et en partenariat avec les ONGs sur place, ce qui est essentiel pour la réussite de ce projet.

Les activités préparatoire à l’implantation effective ont été initiées par les trois agences suivant leur mandat respectif. La proposition du budget complémentaire a été présentée dans l’Appel consolidé Inter agence 2004. Une partie des activités a été financée par le Gouvernement Britannique à travers leur Département pour le Développement International  (DFID) et la Commission Européenne l’Office d’Aide Humanitaire (ECHO), même si des ressources élevées sont à mobiliser pour assurer les activités envisagées.

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Pour plus d’information, veuillez contacter :

Bernard Ntwari, UNHCR Burundi; Tél (257) 22 32 45
Sara Johansson, UNICEF Burundi; Communication Officer, Tél: (257) 22 68 88, mobile: (257) 950 247
Marc Nkunzimana, OMS Burundi; Tél (257) 23 17 02, mobile (257) 858 665


 

 

 

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