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Communiqué de presse

L’UNICEF s’occupe de l’approvisonnement en eau de milliers de personnes

© UNICEF Sudan/Claycombe
Femmes et enfants attendent leurs tour à la pompe installée par l'UNICEF en collaboration avec la Société nationale des Eaux soudanaise au camp Kalma, au sud du Darfour à l'occident du Soudan

New York/Genève, le 25 mai 2004 – L’UNICEF a déclaré aujourd’hui que bien que le nombre de personnes ayant accès à de l’eau propre ait doublé ces dernières semaines au Darfour, des centaines de milliers de personnes ne peuvent toujours pas accéder à des points d’eau ou des puits sans prendre des risques considérables.

Depuis la fin du mois d’avril, le nombre de personnes déplacées ayant accès à de l’eau potable a doublé, passant à 300 000. Mais l’UNICEF estime qu’environ 700 000 personnes affectées par le conflit n’ont toujours pas accès à de l’eau potable.

La région du Darfour est à l’heure actuelle confrontée à une grave crise humanitaire. Plus d’un million de personnes ont été chassées de leur foyer et leur nombre augmente tous les jours. Les organisations humanitaires font leur possible pour aider ces réfugiés avant la saison des pluies qui doit débuter dans quelques semaines. Des dizaines de milliers de personnes ne pourront plus alors être jointes par la route.

« L’accès à de l’eau salubre est d’une importance vitale, estime JoAnna Van Gerpen, Représentante de l’UNICEF à Khartoum. Tout ce que nous faisons pour la santé, la nutrition et la protection représente un pas en avant pour sauver la vie d’innombrables enfants, mais une eau salubre reste un élément indispensable pour la santé de l’enfant en cas de crise. »

L’UNICEF travaille en étroite collaboration avec la Société nationale des Eaux soudanaise pour rénover ou installer des pompes à main dans le nord, le sud et l’ouest du Darfour. Près de 190 pompes ont été installées et 320 ont été réparées dans les camps de personnes déplacées et les villes qui ont absorbé un grand nombre de familles fuyant leur village.

Suleiman Arabi, qui dirige le projet de rénovation hydrique pour la Société nationale des Eaux, explique que ses équipes de forage profitent des périodes de cessez-le-feu pour travailler jour et nuit. Des équipes d’éducateurs sanitaires et d’assistants sociaux s’activent en même temps dans les camps pour améliorer l’assainissement à proximité des points d’eau et réduire la propagation des maladies.

Même lorsqu’ils fonctionnent à pleine capacité, les vieux appareils de forage en usage au Darfour peuvent creuser cent trous de sonde par an au maximum. Quatre-vingt trous de sonde ont déjà été creusés dans le nord de la province, soixante dans le sud et quarante-sept à l’ouest. Pour répondre aux besoins existants, estime Arabi, chaque appareil de forage devrait creuser trois cents trous de sonde par an.

« Nous espérons que ces vieilles installations tiendront encore un peu, explique JoAnna van Gerpen, de l’UNICEF.  Nous allons recevoir un nouvel appareil et nous explorons diverses options auprès du secteur privé ou d’autres institutions. »

Dans cette région aride où l’accès à l’eau est l’un des plus limités au monde, cette campagne profitera autant aux communautés d’accueil qu’aux déplacés. Beaucoup d’habitants des communautés qui ont absorbé des milliers de personnes déplacées se rendent dans les camps pour se procurer de l’eau de source. Grâce aux pompes neuves et à celles qui ont été réparées, on a réduit de moitié les cinq heures de trajet que devait traditionnellement faire une femme pour se procurer de l’eau.

En plus des pompes à main, l’UNICEF et la Société nationale des Eaux ont fourni quatre citernes en caoutchouc pour l’immense camp de Mornei, dans l’ouest du Darfour, afin d’approvisionner en eau environ 12 000 personnes. Cela s’ajoute aux cinquante citernes communautaires livrées en mars-avril pour 24 000 personnes. Deux stations de pompage, systèmes plus importants qui débitent environ la même quantité d’eau qu’une quinzaine de pompes manuelles, ont été installées dans le camp d’Ardamata, dans l’ouest du Darfour. Trois autres fonctionnent dans le camp d’Abou Shouk et il y en a une dans le camp de Koutoum, dans le nord du Darfour.

La fourniture de latrines représente le deuxième volet de la campagne d’hygiène  et d’approvisionnement en eau. Avec Oxfam, l’UNICEF a participé à la construction de 1 579 latrines et Oxfam a construit 1 500 latrines communautaires dans le camp d’Abou Shouk, au nord d’El Fasher.

La fourniture de jerrycans d’eau, de savon, de gobelets et de seaux constitue le troisième volet du travail de l’UNICEF dans ce domaine. A la mi-mai, 24 000 familles du nord et du sud du Darfour ont reçu un colis contenant ces objets, mais c’est encore très insuffisant.

« Nous avons clairement besoin de ressources supplémentaires, constate JoAnna Van Gerpen. Pour approvisionner en eau 600 000 autres personnes et leur fournir des installations d’assainissement, l’UNICEF a lancé un appel d’un montant de 3,8 millions de dollars entre mai et décembre. Nous sommes encore loin de pouvoir satisfaire les besoins. »

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Pour de plus amples informations, veuillez vous adresser à :

A Khartoum: Paula Claycombe 249-12-309410 pclaycombe@unicef.org
A New York: Erin Trowbridge 212-326-7172 etrowbridge@unicef.org

Depuis près de 60 ans, l’UNICEF est le principal défenseur de la cause des enfants. En menant des programmes sur le terrain dans 158 pays, il aide les jeunes à survivre et à s’épanouir, de leur plus jeune âge jusqu’à la fin de l’adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins aux pays pauvres, l’UNICEF travaille pour la santé et la nutrition des enfants, une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles, et la protection des enfants contre la violence, l’exploitation et le VIH/SIDA. L’UNICEF est entièrement financé par des contributions volontaires de particuliers, d’entreprises, de fondations et de gouvernements.


 

 

 

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