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Communiqué de presse commun

Un vaccin de rappel est nécessaire pour les pays des Amériques

L’UNICEF et l’OPS mettent en garde contre les risques que courent des millions d’enfants insuffisamment vaccinés

PORT-AU-PRINCE (Haïti)/NEW YORK/WASHINGTON, 23 avril 2004 - A la veille du lancement de la première Semaine de la vaccination dans les Amériques, l’UNICEF et l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) ont rappelé que des millions d’enfant dans la région ne sont toujours pas protégés complètement contre les maladies infantiles mortelles.

« A une époque où les maladies se jouent des frontières, ces chiffres illustrent l’ampleur du problème et montrent que beaucoup de ces enfants sont à risque », a déclaré le docteur Mirta Roses, Directeur de l’Organisation panaméricaine de la santé.

Au cours des sept prochains jours, près de 40 millions d’enfants dans 35 pays sur tout le continent seront vaccinés contre des maladies infantiles comme la rougeole et le tétanos, qui sont toujours parmi les plus meurtrières du monde.

Sous le thème «  Vacciner : un geste d’amour », les pays de la région mettront l’accent sur les enfants les plus démunis et les plus vulnérables, dont beaucoup n’ont jamais été vaccinés auparavant.

« En dépit de la menace posée par les nouvelles maladies, ce sont encore des maladies communes comme la rougeole et le tétanos néonatal qui restent les principales causes de mortalité chez les enfants ; des milliers d’enfants en meurent chaque semaine à travers le monde », a déclaré Nils Kastberg, Directeur régional de l’UNICEF pour l’Amérique Latine et les Caraïbes. « Cette campagne met en lumière l’importance de la vaccination pour tous afin de donner à chaque enfant les moyens de survivre et de s’épanouir. »

Le lancement de la Semaine de la vaccination aura lieu le 24 avril dans la région frontalière d’Haïti et de la République dominicaine, où se trouvent certains des enfants les plus isolés et les plus vulnérables du continent. En Haïti, la campagne est également l’occasion de promouvoir la stabilité et la paix en vue de la reconstruction du pays.

Près de la moitié des enfants haïtiens ne reçoivent pas de vaccination de routine contre les maladies évitables. Au cours de la Semaine de la Vaccination, les campagnes porteront sur la vaccination contre la polio et la rougeole ainsi que sur la distribution de suppléments de vitamine A. Les femmes en âge de procréer seront vaccinées contre le tétanos. La République dominicaine ajoutera la vaccination contre la rubéole à son programme d’immunisation.

Tout a été mis en œuvre pour faire passer le message. En Haïti, une véritable armée de crieurs de rue a circulé dans les rues, sur les marchés et les places publiques des communes frontalières pour annoncer la campagne.

Bien que la priorité dans la région soit de protéger les enfants contre la rougeole, la polio et la rubéole, plusieurs pays ont mis en place des programmes visant à répondre aux besoins spécifiques de leurs populations vulnérables. Au Brésil, par exemple, la Semaine de la vaccination permettra de promouvoir la vaccination contre la grippe chez les personnes âgées ainsi que les services de vaccination dans la région qui jouxte la Guyane française. D'autres pays mettront l’accent sur la protection des femmes et des nouveau-nés contre le tétanos néonatal.

« Notre préoccupation est de nous assurer que tous les enfants des Amériques ont  accès aux mêmes services de vaccination, y compris les plus démunis et les plus vulnérables », a souligné Dr Roses.

Les Etats-Unis et le Canada se joindront également à la campagne en faisant la promotion des avantages de la vaccination. La US-Mexico Border Health Commission collaborera avec l’OPS afin d’organiser des sessions de vaccination pour les enfants dans sept villes frontalières principales.

Des activités ont également été organisées à New York, San Diego et dans les états d’Arizona, District de Columbia, Floride, Maryland, Nebraska, Nevada, Caroline du Nord, Oklahoma, Pennsylvanie et Texas.

« Les citoyens des Etats-Unis ont la chance d’avoir les taux de vaccination les plus élevés dans les Amériques », a déclaré Nils Kastberg. « Mais en raison des millions de personnes qui traversent les frontières internationales chaque jour, les risques d’épidémies sont toujours possible si ces taux commencent à baisser. »

Pour de plus amples renseignements, veuillez vous adresser à :

Oliver Phillips, UNICEF Médias, New York: +1 212 326 7583 
Thierry Delvigne-Jean, UNICEF Haiti: +509-245-3525 ext. 226,
Robert Cohen, UNICEF TACRO:  +507 315 7484, 
Damien Personnaz, UNICEF Médias, Genève: +41 (0) 22 909 5515, 
Daniel Epstein, PAHO, Washington: +1 202 974 3459,


 

 

 

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