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Communiqué de presse

Pour la Journée africaine du paludisme, l’UNICEF demande que les nouveaux médicaments soient plus accessibles et moins chers

Un effort accru de la part des laboratoires pharmaceutiques et des donateurs est nécessaire afin de sauver du paludisme des millions de personnes

NEW YORK/GENÈVE, 22 avril 2004 – L’UNICEF lance aujourd’hui un appel aux laboratoires pharmaceutiques et aux pays donateurs afin qu’ils soutiennent l’initiative visant à rendre disponible un nouveau médicament qui sauverait la vie chaque année de centaines de millions de personnes touchées par cette maladie. L’UNICEF entend s’appuyer sur son réseau d’approvisionnement mondial pour mener le combat mondial en vue de réduire la mortalité due au paludisme,.

« De nouveaux médicaments très efficaces peuvent sauver la vie, chaque année, de 300 millions de personnes atteintes du paludisme, » a déclaré Mme Carol Bellamy, Directrice générale de l’UNICEF, en célébrant la Journée africaine du paludisme, le 25 avril.  « Si les secteurs privé et public collaborent efficacement, nous pourrons rapidement réorganiser le marché des médicaments antipaludiques et faire d’énormes progrès dans la lutte pour faire reculer cette maladie. »

Le traitement du paludisme rencontre un obstacle majeur. En effet, la chloroquine, le médicament antipaludique le moins cher et le plus largement utilisé, est désormais inefficace dans un bon nombre de régions d’Afrique. Ces dernières années, un traitement nouveau et plus onéreux est arrivé sur le marché. Ce nouveau traitement, l’ACT (thérapie associée à base d’artémisinine), est conseillé par l’OMS et l’UNICEF dans les zones où la résistance à la chloroquine augmente.
 
Comme les ACT sont relativement chers et qu’ils ne sont actuellement disponibles qu’en quantités limitées, l’UNICEF et ses partenaires travaillent avec les plus gros fabricants du monde afin de développer la production d’ACT de grande qualité, de telle sorte que chaque enfant et chaque communauté ayant besoin de ces médicaments puissent les obtenir rapidement. L’UNICEF lance également un appel aux pays donateurs pour qu’ils aident les pays où le paludisme est endémique à effectuer le paiement des nouveaux médicaments. Une cure complète au Coartem, le seul médicament à ACT associé actuellement disponible, coûte 2,40 dollars EU par personne – cinq à dix fois plus que la chloroquine.

L’UNICEF a récemment organisé une série de réunions avec des laboratoires pharmaceutiques, ainsi qu’avec ses partenaires de Faire reculer le paludisme et ses principaux donateurs, afin de contribuer à répondre à la demande en fournissant l’ACT aux millions de malades qui en ont désespérément besoin.

« On ne peut laisser mourir des gens tout simplement parce qu’ils sont pauvres et ne peuvent se payer les meilleurs médicament disponibles, » a affirmé Mme Bellamy. « Si nous arrivons à garantir que les pays qui ont besoin de ces médicaments disposent à long terme des fonds nécessaires à leur achat, les laboratoires auront le marché requis pour produire davantage de médicaments. »

Le paludisme, une maladie transmise par un moustique, est responsable de plus d’1 million de décès d’enfants par an – la plupart d’entre eux ayant moins de cinq ans. Quatre-vingt-dix pour cent des décès surviennent en Afrique, au sud du Sahara. Le paludisme est la première cause de mortalité infantile en Afrique. Sur les dizaines de millions qui survivent à cette maladie, un bon nombre sont handicapés physiquement et mentalement.

Outre son combat pour améliorer l’accès aux médicaments, l’UNICEF soutient les programmes de lutte contre le paludisme dans plus de 30 pays d’Afrique.  En plus des médicaments antipaludiques, l’UNICEF a fourni l’an dernier près de 5 millions de moustiquaires, ainsi que des insecticides utilisés pour imprégner les moustiquaires, pour une valeur totale d’environ 17 millions de dollars EU.  En empêchant le moustique de piquer et en tuant le moustique porteur de paludisme, la moustiquaire imprégnée d’insecticide peut diminuer les cas de contamination de façon spectaculaire – et les décès.

L’UNICEF apporte également son soutien aux programmes d’éducation des communautés afin d’améliorer les connaissances locales en matière de prévention du paludisme et l’usage approprié des moustiquaires traitées. Les programmes enseignent également la façon d’identifier les symptômes de cette maladie et l’importance d’un traitement rapide.  Ces deux éléments sont essentiels dans la lutte contre le paludisme, qui frappe souvent tout au long de l’année et peut être confondu avec d’autres maladies.

Dimanche aura lieu le quatrième anniversaire de la Journée africaine du paludisme, depuis le Sommet d’Abuja en avril 2000 sur le paludisme. Cette année, l’UNICEF et les partenaires de Faire reculer le paludisme vont commémorer l’anniversaire avec un événement médiatique majeur, comprenant un concert, dirigé par Youssou N’Dour, à Matam, au Sénégal – une région qui a été fortement touchée par le paludisme. L’UNICEF va célébrer cette journée dans tous les pays d’Afrique où le paludisme sévit de façon endémique.

Le partenariat Faire reculer le paludisme a été créé en 1998. Il fédère les efforts de l’OMS, de l’UNICEF, de la Banque mondiale, du PNUD et d’autres partenaires dans la lutte contre le paludisme.

NOTE POUR LES TÉLÉVISIONS : Des images vidéo sur le paludisme sont disponibles.

Pour des informations et des documents supplémentaires, veuillez consulter le site UNICEF www.unicef.org/french et le site de Faire reculer le paludisme www.rbm.who.int

Pour davantage d’informations, veuillez vous adresser à :

Mohammad Jalloh, UNICEF Médias,
Tel: 212 326 7516, mjalloh@unicef.org

Erin Trowbridge, UNICEF Médias, New York,
Tel: 212 326 7172, etrowbridge@unicef.org

Margherita Amodeo, UNICEF Dakar,
Tel: 221 869 5842, Mobile 221 569 1926, mamodeo@unicef.org

Damien Personnaz, UNICEF Genève
Tel: 44 21 909 5716, dpersonnaz@unicef.org

L’UNICEF est depuis près de 60 ans la première organisation du monde consacrée aux enfants. Il travaille sur le terrain dans 158 pays pour aider les enfants à survivre et à s’épanouir, de la petite enfance jusqu’à la fin de l’adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins pour pays pauvres, l’UNICEF travaille pour la santé et la nutrition des enfants, une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles, et la protection des enfants contre la violence, l’exploitation et le VIH/SIDA. L’UNICEF est entièrement financé par des contributions volontaires de particuliers, d’entreprises, de fondations et de gouvernements.


 

 

 

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Voir le reportage vidéo (en anglais)

Impact du paludisme sur les enfants de l'Afrique

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