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Communiqué de presse

Pendant la semaine d’action pour l’éducation, n’oubliez pas les filles

L’UNICEF insiste sur le nombre disproportionné de filles à qui l’on refuse le droit à l’éducation

NEW YORK, 20 avril 2004 – Au cours de la semaine d’action pour l’éducation des filles, organisée dans le monde entier, l’UNICEF demande que la communauté internationale s’intéresse davantage au nombre disproportionné de filles à qui l’on refuse le droit à l’éducation. Plus de la moitié des 121 millions de filles qui ne vont pas à l’école sont des filles.

Aujourd’hui, dans le cadre d’une semaine d’activités organisées au tour du thème « Le groupe de pression le plus grand du monde », des milliers d’enfants participent à leur « groupe de pression national », et demandent à leur gouvernement de scolariser davantage d’enfants.

L’UNICEF a dit que ces enfants doivent être écoutés et que tout pays qui prend l’éducation au sérieux doit faire de l’éducation des filles une priorité, en particulier alors que l’on se rapproche de l’année 2005, date à laquelle l’objectif est d’avoir autant de filles que de garçons à l’école.

« Tant que des millions de filles n’auront pas accès à une éducation de base, il y a peu de chances que nous améliorions l’existence des personnes les plus démunies de la planète »,  a déclaré la Directrice générale de l’UNICEF Carol Bellamy. « L’éducation est indispensable non seulement à l’épanouissement personnel des filles, mais aussi pour faire reculer la pauvreté, enrayer la propagation du VIH/SIDA et atteindre tous les autres buts du développement ».

Voilà deux ans que la campagne de l’UNICEF « 25 d’ici à 2005 », une initiative d’importance capitale pour l’éducation, s’efforce d’augmenter au maximum, d’ici à 2005, le nombre de filles scolarisées dans 25 pays où la situation est particulièrement difficile. Dans ces pays, l’UNICEF travaille de concert avec les gouvernements nationaux et toute une gamme de partenaires pour réduire rapidement le nombre de filles qui ne vont pas à l’école.

C’est en Afrique subsaharienne, où 24 millions de filles n’étaient pas scolarisées en 2002, et en Asie du Sud, où elles étaient 23,5 millions, que la scolarisation des filles et celle des garçons accusent les différences les plus prononcées. Quatre-vingt-trois pour cent de toutes les filles qui ne vont pas à l’école habitent en Afrique subsaharienne, Asie du Sud, Asie de l’Est ou région du Pacifique.

Les bureaux de pays de l’UNICEF du monde entier se sont mobilisées pour des actions très variées au cours de la semaine d’action pour  l’éducation. On peut citer entre autres :

  • En Afghanistan, des enfants, parents, et chefs religieux participeront à une table ronde sur l’éducation des gilles avec le Vice-Ministre de l’éducation. Certes, il n’y a jamais eu autant d’enfants scolarisés en Afghanistan, et le nombre de filles inscrites y  a grimpé en flèche depuis 2002, mais le droit à l’éducation de quelque 1,5 million de filles en âge d’aller à l’école primaire continue d’être bafoué.
  • En Zambie, des enfants à qui l’on avait donné des appareils photo et demandé d’expliquer avec leurs photos pourquoi les enfants ne vont pas à l’école, montreront leurs clichés à une exposition appuyée par l’UNICEF et organisée par le Forum des femmes africaines éducatrices en Zambie.
  • Au Bénin, des écoliers dresseront le plan de leurs villages, quartiers ou communautés dans le souci de localiser les familles dont les enfants ne vont pas à l’école. Pour leur groupe de pression national, plus de 500 enfants du pays entier se rendront à l’Assemblée nationale pour représenter leurs camarades exclus de l’éducation.
  • Au Pakistan, où près de 5 millions de filles n’ont pas accès à une éducation de base, 3 000 enfants se rassembleront à Islamabad pour une « grande marche » sur le Parlement. Au cours de la semaine d’action, des délégations d’enfants demanderont au gouvernement de faire davantage en faveur de l’éducation, lors des entretiens qu’ils auront avec le Président, le Premier ministre et le Président du Sénat.

Pourquoi les filles ?

L’UNICEF axe sa stratégie sur la protection du droit des filles à l’éducation parce que ce droit est systématiquement bafoué et que les filles doivent en général surmonter des obstacles plus élevés que les garçons pour aller à l’école et achever leur scolarité.

L’éducation des filles a une multitude de retombées positives sur les filles elles-mêmes, d’abord, puis sur leur famille, leur communauté et en dernière analyse leur société tout entière. L’éducation des gilles est l’instrument le plus efficace pour abaisser les taux de mortalité infantile et maternelle, enrayer la propagation du VIH/SIDA et lutter contre la traite des enfants et leur exploitation. Et en rendant les écoles plus accueillantes pour les filles, on fait profiter les filles et les garçons de classes plus efficaces.

« Les avantages de l’éducation des filles sont immédiats et à long terme à la fois », a dit Mme Bellamy. « Les pays en développement auraient bien du mal à trouver un meilleur investissement ».

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25 d’ici à 2005

La campagne de l’UNICEF « 25 d’ici à 2005 » est une importante initiative visant à éliminer les disparités entre les sexes dans les enseignements primaire et secondaire de 25 pays d’ici à 2005. La campagne, qui touche notamment 13 pays d’Afrique et six pays d’Asie du Sud, concerne essentiellement des pays où l’éducation des filles est dans une situation critique et où une aide d’urgence est nécessaire pour atteindre l’objectif de développement pour le Millénaire visant à la parité entre les sexes dans les enseignements primaire et secondaire d’ici à 2005.
Dans chacun de ces pays, l’UNICEF épaule le gouvernement pour mobiliser de nouvelles ressources, établir un large consensus national sur la nécessité de scolariser les filles, et aider à la rénovation des bâtiments scolaires afin qu’ils soient plus adaptés aux filles comme aux garçons.


Pour de plus amples informations, veuillez vous adresser à :
Allison Hickling, UNICEF Médias, New York :
(+1-212) 326-7224, ahickling@unicef.org

A propos de l’UNICEF :

L’UNICEF est depuis près de 60 ans la première organisation du monde consacrée aux enfants. Il travaille sur le terrain dans 158 pays pour aider les enfants à survivre et à s’épanouir, de la petite enfance jusqu’à la fin de l’adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins pour pays pauvres, l’UNICEF travaille pour la santé et la nutrition des enfants, une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles, et la protection des enfants contre la violence, l’exploitation et le VIH/SIDA. L’UNICEF est entièrement financé par des contributions volontaires de particuliers, d’entreprises, de fondations et de gouvernements.


 

 

 

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