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Communiqué de presse

Beaucoup plus de femmes enceintes reçoivent des soins prénatals

Une progression de 20 % est signalée ; l’occasion d’offrir aux femmes des services de santé essentiels

GENÈVE/NEW YORK, 30 mars 2004 – Dans les pays en développement, le nombre de femmes enceintes qui reçoivent des soins prénatals durant leur grossesse a fortement augmenté depuis 1990. Cela veut dire qu’on peut à présent offrir aux femmes pauvres toute une gamme de services de santé essentiels, selon un rapport commun rendu public aujourd’hui par l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la Santé.

La proportion de femmes qui reçoivent des soins prénatals a augmenté de 20 pour cent depuis 1990 ; les progrès les plus remarquables ont été réalisés en Asie (31 pour cent) et les plus modestes en Afrique sub-saharienne (4 pour cent).

« On ne soulignera jamais assez l’utilité des soins prénatals administrés régulièrement », a dit Carol Bellamy, Directrice générale de l’UNICEF. « Si une femme est suivie dès le début de sa grossesse, les infections peuvent être diagnostiquées et traitées rapidement, et il est plus facile d’éviter au nouveau-né un certain nombre de problèmes, notamment un poids insuffisant à la naissance. Les conclusions de cette étude sont extrêmement importantes pour la santé des mères et la survie des enfants. »

L’étude mentionne les pays qui ont commencé à voir dans ces visites l’occasion de vacciner les femmes enceintes contre le tétanos, de distribuer des moustiquaires imprégnées d’insecticide contre le paludisme, de déceler les anémies, d’offrir des services de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, et de donner des conseils sur l’accouchement sans risque. Tous ces facteurs contribuent à s’assurer que la mère reste en bonne santé jusqu’à la naissance de l’enfant et à donner à ce dernier un bon départ dans la vie.

Une femme qui reçoit des soins prénatals sera aussi plus susceptible d’être aidée par un personnel qualifié pendant l’accouchement. Il peut s’agir d’un médecin, d’une sage-femme, d’une infirmière ou d’autres agents de santé possédant des qualifications équivalentes, capables de déceler des complications et d’y faire face. Cela peut souvent faire la différence entre la vie et la mort, à la fois pour la mère et le bébé.

« Le moment le plus dangereux pour une femme enceinte est la période cruciale du travail et de l’accouchement, pendant laquelle surviennent la plupart des décès », a affirmé Joy Phumaphi, Directrice générale adjointe pour la santé familiale et communautaire à l’OMS. « En donnant des soins et des informations pendant la grossesse, on peut réduire le nombre de femmes qui meurent en couches. »

Plus de la moitié des femmes du monde en développement se font examiner au moins quatre fois durant leur grossesse, ce qui est conforme aux recommandations de l’OMS, selon lesquelles quatre visites prénatales sont le minimum requis pour une grossesse normale.

Mais au Bangladesh, en Éthiopie, au Maroc, au Népal et au Yémen par exemple, une proportion relativement élevée de femmes ne font qu’un seul examen prénatal. L’Asie du Sud est la région où les femmes reçoivent le moins de soins prénatals : seulement 50 pour cent d’entre elles déclarent avoir bénéficié d’un examen médical.

L’importance des ressources et de l’instruction

L’étude montre que des facteurs tels que la richesse et le niveau d’instruction influencent considérablement le fait qu’une femme reçoive ou non des soins prénatals. Les femmes dont la famille est pauvre en bénéficient moins que celles dont la famille est aisée. Par exemple, au Pakistan, 7 pour cent des femmes de familles pauvres reçoivent des soins prénatals, contre 70 pour cent des femmes des familles les plus riches.

Et le rapport indique que les femmes qui ont fait des études secondaires ont deux à trois fois plus de chance de bénéficier de ces soins que les femmes qui ne sont pas instruites.

« Cela prouve, une fois de plus, le lien indéniable entre l’éducation et l’amélioration de la vie des femmes et de leurs enfants », a constaté Mme Bellamy.

L’occasion de sauver des vies

Les visites prénatales peuvent être l’occasion pour les femmes d’avoir accès à d’autres services de santé, et le rapport conclut que, la plupart du temps, l’on ne profite pas au maximum du potentiel de ces visites.

« Il est essentiel d’élargir les soins prénatals pour atteindre plusieurs des Objectifs de développement pour le Millénaire », a dit Mme Phumaphi. « Le recul de la mortalité infantile, la lutte contre la tuberculose et le paludisme et la réduction de la transmission du VIH dépendent dans une large mesure de l’efficacité des interventions que nous mettrons en œuvre pour les femmes enceintes. »

Les auteurs du rapport signalent que des efforts plus importants sont nécessaires pour :

  • améliorer le statut nutritionnel des femmes et prévenir et traiter les infections (le paludisme, les infections sexuellement transmissibles, le tétanos, par exemple).
  • fournir des informations et des services en matière de prévention et de traitement du VIH, notamment la prévention de la transmission du virus de la mère à l’enfant.
  • distribuer des informations sur l’espacement des naissances susceptibles d’améliorer la santé et la survie des bébés.
  • informer les femmes et les familles des signes et des symptômes de complications et des risques potentiels du travail et de l’accouchement.

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Pour tout supplément d’information, veuillez vous adresser à :
Erin Trowbridge, Section des médias, UNICEF, New York : 212-326-7269
Kate Donovan, Section des médias, UNICEF, New York : 212-326-7452

Christopher Powell, Conseiller en communication, santé familiale et communautaire, OMS, Genève : +41 22 791 2888 tél. portable : +41 (79) 217 3425 Email : powellc@who.int

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