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Communiqué de presse

Harry Belafonte exhorte les pays d’Afrique de l’Ouest à enregistrer les naissances de leurs enfants

La conférence régionale sur l’enregistrement des naissances souligne l’importance d’un simple bout de papier

Harry Belafonte exhorte les pays d’Afrique de l’Ouest à enregistrer les naissances de leurs enfantsDAKAR, 23 février 2004 – L’Ambassadeur itinérant de l’UNICEF Harry Belafonte a demandé aujourd’hui aux pays africains de redoubler d’efforts pour enregistrer les naissances, en affirmant que l’enregistrement des naissances faisait partie des droits fondamentaux.

Quelque cinquante millions de naissances n’ont pas été enregistrées dans le monde en 2000, sur un total de 130 millions. En Afrique subsaharienne, les naissances de 70% des enfants, soit 17 millions de nouveau-nés, n’ont pas été enregistrées.

« Pour que les enfants comptent, il faut les compter », a dit Harry Belafonte au cours d’une visite au Sénégal avec l’UNICEF. « En privant les enfants des documents juridiques auxquels ils ont droit, en les privant de leur nom, de leur identité, on fragilise leur vie même et on hypothèque leur avenir de citoyen. »

L’enregistrement des naissances est la première reconnaissance juridique de l’existence de l’enfant, et elle est également l’élement fondamental d’un certain nombre de droits, notamment :

  • Accès aux soins de santé
  • Inscription à l’école dès l’âge approprié
  • Protection légale contre le travail des enfants, le trafic d’enfants et autres mauvais traitements 
  • Protection contre l’enrôlement dans les forces armées à un âge excessivement jeune
  • Prévention des mariages d’enfants illégaux, pour les filles en particulier
  • Obtention d’un passeport, ouverture d’un compte bancaire, droit de vote ou recherche d’un emploi
  • Droit à la nationalité et à la citoyenneté 

M. Belafonte a demandé aux gouvernements de veiller à ce que l’enregistrement des naissances soit obligatoire, gratuit et libre d’obstacles. Il a également déclaré que les parents devaient pouvoir obtenir gratuitement une copie de l’acte de naissance et rappelé que les familles et communautés les plus isolées devaient elles aussi avoir l’occasion d’enregistrer les naissances de leurs enfants.

« Dans bien des cas, les maigres ressources de la famille suffisent à peine à aller jusqu’au bureau d’enregistrement, a constaté M. Belafonte. Si, après ces efforts, il leur faut en plus acquitter un droit, ou être victimes de procédures discriminatoires, voilà qui est scandaleux. »

La première conférence régionale sur l’enregistrement des naissances en Afrique de l’Ouest et centrale est organisée conjointement par l’UNICEF, PLAN et l’UNFPA. Elle réunit 24 pays soucieux de trouver le moyen d’améliorer leurs programmes d’enregistrement des naissances. La conférence s’inspire des travaux entamés l’an dernier lors de la Journée de l’enfant africain, à l’occasion de laquelle tous les pays se sont engagés derrière le slogan : Pour chaque enfant, une identité.

L’UNICEF s’efforce de faciliter la mise en œuvre de programmes d’enregistrement des naissances dans toute l’Afrique.

Les efforts menés de concert au Sénégal  par des organisations gouvernementales et non gouvernementales, des chefs traditionnels et des autorités religieuses, l’UNICEF et d’autres partenaires, ont abouti à la création d’un comité national sur l’enregistrement des naissances. Grâce à une étroite collaboration avec les familles et communautés, d’excellents résultats ont été obtenus dans des communautés rurales comme celle de Fissel, où 100 % des nouveau-nés des 28 villages de la communauté ont été enregistrés entre juin 2003 et janvier 2004. Dans la région de Kolda, les responsables espèrent, en collaboration avec l’ONG Aide et Action, enregistrer 35 000 enfants grâce aux programmes mis en place dans les écoles d’ici à la fin de 2004. Ailleurs, après que l’ONG Tostan eut mis en œuvre un programme d’éducation dans plus de 340 villages (au total plus de 100 000 personnes), tous les nouveau-nés sont désormais systématiquement enregistrés. Dans tout le pays, quelque 500 responsables des enregistrements, chefs de village, agents de développement recrutés sur place ont reçu une formation en ce domaine.

En Angola, la guerre civile qui a ravagé le pays pendant 30 ans a déplacé des millions de personnes. Selon les estimations du gouvernement, à peine 5% des naissances auraient été enregistrées en 2000. L’UNICEF et le gouvernement ont lancé ensemble des campagnes spéciales pour enregistrer des centaines de milliers d’enfants, en éliminant provisoirement les frais d’enregistrement (7 dollars E.-U.) et en accordant aux églises catholiques et méthodistes le pouvoir légal d’enregistrer les enfants.
  
En Ouganda, l’UNICEF a réuni des représentants de haut niveau du gouvernement et de la société civile lors de l’ Anglophone African Workshop d’octobre 2002. Cette rencontre, à laquelle ont participé des personnalités de gouvernement de 12 pays anglophones, a mobilisé les fonctionnaires chargés de l’enregistrement des pays d’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe.

« Pour bien mesurer les progrès que l’on accomplit pour les enfants, il est évident qu’il faut commencer par savoir de combien d’enfants on parle », a dit M. Belafonte. « Pour offrir des services, sauver des vies, prévoir l’avenir, il est indispensable de compter tout le monde. Le simple fait de compter témoigne du désir qu’a le pays de prendre soin de tous ses citoyens”.

A l’attention des organismes de télévision

On peut se procurer des images vidéo non montées sur la carrière de Harry Belafonte en tant que porte-parole de l’UNICEF et inlassable défenseur des droits de l’enfant en les commandant à : http://www.unicef.org/videoaudio/media_15888.html

Pour de plus amples informations, ou pour organiser des interviews, veuillez vous adresser à :

Sénégal :  Margherita Amodeo,  Tél. +221 869 5842 Mobile : +221 569 19 26 ou Minouche Alavo,  Tél. + 221 644 3322
New York : Kate Donovan, UNICEF Média, New York, Tél. : 212-326-7452, kdonovan@unicef.org
En déplacement avec M. Belafonte : Oliver Phillips,Tél. : 646-338-8720, ophillips@unicef.org


 

 

 

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