1. Réduire l'extrême pauvreté et la faim
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L'objectif : réduire l'extrême pauvreté et la faim

D’ici à 2015 :
Réduire de moitié la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour

Réduire de moitié la proportion de la population qui souffre de la faim

La réduction de la pauvreté commence par les enfants.

Dans les pays en développement, plus de 30 pour cent des enfants – soit environ 600 millions – vivent avec moins d’un dollar par jour.

Toutes les 3,6 secondes, une personne meurt de faim. C’est habituellement un enfant de moins de cinq ans.

Ce sont les enfants qui souffrent le plus de la pauvreté. Si un cruel manque de biens et de services affecte tout être humain, il compromet avant tout les droits des enfants à la survie, à la santé et la nutrition, à l’éducation, à la participation, et à la protection contre les mauvais traitements et l’exploitation. La pauvreté crée des conditions qui nuisent au développement de l’enfant à tous les points de vue – mental, physique, affectif et spirituel. 

Plus d’un milliard d’enfants sont cruellement privés d’au moins un bien ou un service pourtant essentiels à leur survie, à leur croissance et à leur développement. Dans certaines régions du monde, la situation est pire que dans d’autres, mais même au sein d’un même pays, de profondes disparités existent – entre enfants des villes et des campagnes, par exemple, ou entre garçons et filles. Le développement du tourisme dans une région peut améliorer les statistiques générales relatives à la pauvreté dans un pays, bien que la majorité de la population reste pauvre et laissée pour compte.

Chaque privation aggrave l’effet des autres, et en présence de deux ou plus, l’impact sur les enfants peut devenir catastrophique. Par exemple, les femmes qui doivent faire un long trajet à pied pour aller chercher de l’eau ne peuvent pas s’occuper tout le temps de leurs enfants, ce qui peut compromettre leur santé et leur développement. Et lorsque les enfants sont eux-mêmes chargés de la corvée d’eau, ils sont parfois obligés de manquer l’école – un problème qui concerne en majorité les filles. Les enfants qui ne sont pas vaccinés ou qui souffrent de malnutrition sont d’autant plus exposés aux maladies qui se propagent dans de mauvaises conditions d’assainissement. La pauvreté exacerbe l’impact du VIH/SIDA et des conflits armés. Elle aggrave les disparités sociales, économiques et entre les sexes, et met à mal la protection du cadre familial.

La pauvreté est un facteur de la malnutrition, qui cause à son tour plus de la moitié des décès d’enfants de moins de cinq ans dans les pays en développement. Quelque 300 millions d’enfants s’endorment tous les soirs le ventre vide. Sur ce nombre, seulement huit pour cent sont victimes de la famine ou d’une situation d’urgence. Plus de 90 pour cent souffrent de malnutrition et d’une carence en micronutriments chroniques.

Pour un enfant, il est essentiel de prendre un bon départ dans la vie à un très jeune âge, non seulement pour survivre mais pour se développer physiquement, intellectuellement et affectivement. Les privations empêchent les enfants de réaliser toute la mesure de leur potentiel, et renforcent le cycle sans fin de la pauvreté et de la faim dans une société.

Voir carte : l’enfance en péril a cause de la pauvreté

C’est en respectant les droits des enfants que l’on brisera ce cycle. L’éducation de base, les soins de santé, la nutrition et la protection produisent des résultats dont la magnitude dépasse largement le coût raisonnable de ces interventions. Pour les enfants, les chances de survivre et d’avoir un avenir productif sont décuplées – comme celles de créer une société mondiale véritablement équitable et pacifique.

Ce que fait l’UNICEF :

Renforcer la capacité des pays à offrir des soins de santé primaire. Près de 270 millions d’enfants, soit un peu plus de 14 pour cent de tous ceux qui vivent dans les pays en développement, n’ont pas accès aux soins de santé. Pourtant, améliorer la santé des enfants est l’une des nombreuses conditions nécessaires pour faire reculer la pauvreté. Des enfants en bonne santé deviennent des adultes en bonne santé, capables d’enrichir leur propre vie, mais aussi celle de leur communauté et de leur pays. Les interventions dans ce domaine contribuent aussi à la réalisation de l’Objectif 4 – améliorer le taux de survie des enfants.

Aider les enfants du monde à survivre et à s’épanouir est au coeur des activités de l’UNICEF, et la vaccination est essentielle pour y parvenir. L’UNICEF est le principal fournisseur de vaccins dans le monde, et à ce titre, achète et distribue des vaccins destinés à plus de 40 pour cent des enfants des pays en développement. Ses programmes de vaccination sont habituellement assortis d’autres initiatives rentables, comme la distribution de suppléments en micronutriments pour prévenir la malnutrition et de moustiquaires traitées à l’insecticide pour lutter contre le paludisme.

Avec les gouvernements et les organisations non gouvernementales actives aux niveaux national et communautaire, l’UNICEF renforce les systèmes de santé locaux et améliore les soins des enfants à domicile, notamment la réhydratation orale, qui permet de sauver la vie des bébés atteints de diarrhée graves, et encourage l’allaitement maternel.

Scolariser les filles. Quelque 13 pour cent d’enfants de 7 à 18 ans ne sont jamais allés à l’école dans les pays en développement. Cette proportion est de 32 pour cent chez les filles (contre 27 pour cent de garçons) en Afrique subsaharienne, et de 33 pour cent chez les enfants ruraux au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Pourtant, l’éducation est peut-être le plus sûr moyen qu’aient les enfants, notamment les filles, d’échapper à la pauvreté. Lorsqu’elles sont instruites, les filles tendent à se marier plus tard et à avoir des enfants en meilleure santé. Elles sont plus productives à la maison et ont des emplois mieux rémunérés, savent mieux se protéger du VIH/SIDA et participent davantage à la prise de décisions à tous les niveaux. En outre, les efforts de l’UNICEF dans ce domaine vont dans le sens des Objectifs 2 et 3 : éducation primaire pour tous et égalité entre les sexes.

À cette fin, l’UNICEF oeuvre dans 158 pays, en invitant les organismes de développement, les gouvernements, les donateurs et les communautés à accélérer les efforts en faveur de l’éducation pour tous, puis coordonne ces efforts. Les programmes varient d’un pays à l’autre selon les besoins et les cultures, mais peuvent comprendre une aide financière ou logistique, un apport de technologies de l’information, la fourniture d’eau et d’équipements d’assainissement dans les écoles, et des programmes d’études adaptés aux besoins des filles comme des garçons.

Soutenir une bonne nutrition. L’UNICEF s’efforce de prévenir les pires effets de la malnutrition en accordant aux pays des financements et des aides pour distribuer des micronutriments essentiels pour renforcer le système immunitaire, comme le fer et la vitamine A, durant les campagnes de vaccination ou à travers des aliments enrichis. L’UNICEF, les gouvernements, les producteurs de sel et des organisations du secteur privé tentent aussi d’éliminer la carence en iode, qui est la principale cause des retards mentaux et des lésions cérébrales évitables, dans le cadre de la campagne d’information sur l’Iodation universelle du sel (USI). Dans les communautés, l’UNICEF explique aussi comment offrir aux enfants une bonne nutrition aux personnes qui en ont la charge, en pratiquant l’allaitement maternel, par exemple.

Dans les situations d’urgence, l’UNICEF évalue les besoins nutritionnels et sanitaires des populations affectées, encourage l’allaitement maternel en créant des espaces protégés pour les femmes enceintes et qui allaitent, fournit des micronutriments essentiels, soutient des centres d’alimentation thérapeutique pour les enfants atteints de malnutrition grave et fournit des vivres pour les orphelins.

Contribuer à améliorer l’eau et l’assainissement. Dans le monde en développement, un enfant sur trois – soit plus de 500 millions – n’a pas accès à l’assainissement. Et près de 400 millions d’enfants, soit un sur cinq, n’a pas accès à de l’eau propre. Pourtant, le manque d’eau salubre et d’assainissement est à l’origine d’environ 4 000 décès d’enfants par jour. Dans plus de 90 pays, l’UNICEF mène des programmes de mobilisation, d’aide financière et d’assistance technique pour améliorer l’approvisionnement en eau et les sanitaires dans les écoles et les communautés, et pour améliorer et promouvoir de bonnes pratiques d’hygiène.

Dans les situations d’urgence, l’UNICEF fournit de l’eau propre et aide les communautés déplacées à réhabiliter leurs sources d’eau ou en à trouver de nouvelles, ainsi qu’à construire des latrines. De plus en plus, l’UNICEF privilégie les programmes préventifs qui renforcent la capacité des gouvernements et de ses partenaires à se préparer à de telles éventualités.

Créer un environnement protecteur pour l’enfant. Les conflits éclatent le plus souvent dans des pays pauvres mal gouvernés et où il existe de profondes inégalités entre groupes ethniques ou religieux. Dans un climat d’instabilité, les enfants risquent davantage d’être enlevés, maltraités ou exploités sexuellement, et ont beaucoup plus de mal à se loger, à s’instruire et même à rester en vie.

Pour atteindre l’un des principaux objectifs de la Déclaration du Millénaire, la protection des enfants vulnérables, l’UNICEF s’emploie à faire connaître et à surveiller ces problèmes, et exige une législation plus sévère à l’encontre des exploiteurs d’enfants. En collaboration avec des individus, des associations de citoyens, des gouvernements et des acteurs du secteur privé présents sur le terrain, l’UNICEF contribue à établir et renforcer des filets de sécurité locaux pour ces enfants, par exemple, des garderies communautaires, des écoles et des services sociaux de base.

Mobilisation, sensibilisation et aide à la mise en oeuvre de politiques en faveur du bien-être des enfants. Enfin, parallèlement à ses activités sur le terrain, l’UNICEF lance des programmes de mobilisation à tous les niveaux du gouvernement. En menant des actions de sensibilisation et en offrant une assistance technique, l’UNICEF aide les pays à élaborer et à mettre en oeuvre des programmes qui garantissent les droits des enfants à survivre et à s’épanouir.

Pour cela, l’UNICEF élabore avec les gouvernements de vastes cadres de planification nationaux, comme les Documents stratégiques de réduction de la pauvreté (DSRP) et les Approches sectorielles de la programmation (SWAP), qui aident les pays et les donateurs à identifier les besoins et à formuler des plans pour le changement axés sur les résultats.

Ces politiques et ces programmes ne sont pas conçus dans le vide. Avec les comités nationaux, d’autres organismes de l’ONU et des groupes internationaux privés, l’UNICEF aide les pays à faire des évaluations pour définir et mesurer la pauvreté des enfants, puis soutient la mise en place d’un système pour surveiller les résultats. monitor results.

Progrès

Certains pays se rapprochent de cet Objectif, mais les succès restent mitigés. L’Inde et la Chine sont en bonne voie d’atteindre au moins la cible fixée en matière de revenus, mais offrent des exemples classiques de disparités nationales : quelque 221 millions d’Indiens et 142 millions de Chinois souffrent encore de malnutrition chronique ou grave.

Plus de la moitié des personnes dénutries, soit 60 pour cent, vivent dans la région de l’Asie et du Pacifique. Trente pour cent des bébés nés en Asie du Sud en 2003 avaient un poids insuffisant à la naissance, ce qui est le plus fort pourcentage du monde.

Dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, ces deux cibles resteront probablement hors d’atteinte. La région compte 204 millions de personnes souffrant de la faim, et est la seule au monde où la famine augmente. Plus de 40 pour cent d’Africains ne disposent  même pas d’une ration alimentaire suffisante au quotidien.

Voir le rapport sur objectifs du millénaire pour le développement (en anglais)

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Vidéo

Un regard sur les Objectifs du Millénaire pour le développement
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