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L’objectif : assurer un environnement durable

D’ici à 2015 :
Réduire de moitié le pourcentage de la population qui n’a pas accès à l’eau potable et à un assainissement de base.

L’eau salubre et l’assainissement sont essentiels à la survie.

Toutes les 15 secondes, un enfant meurt d’une maladie imputable à de l’eau insalubre, à un assainissement déplorable et à de mauvaises conditions d’hygiène.

En 2002, une personne sur six dans le monde – soit en tout 1,1 milliard d’individus – n’avait pas accès à de l’eau propre. Environ 400 millions étaient des enfants. Quatre personnes sur dix dans le monde n’ont même pas accès à une latrine rudimentaire. Et plus de 614 millions d’enfants grandissent dans des maisons au sol en boue où l’on vit à plus de cinq par pièce.
 
Dans des pays d’Afrique subsaharienne comme l’Éthiopie, le Rwanda et l’Ouganda, quatre enfants sur cinq consomment de l’eau de surface ou doivent faire plus de 15 minutes à pied pour trouver une source d’eau protégée.

Lorsqu’il n’est pas satisfait, ce besoin urgent entraîne d’autres problèmes. L’eau insalubre propage des maladies comme le choléra et la diarrhée des nourrissons, qui tuent chaque année cinq millions de personnes, principalement des enfants. Plus de la moitié des Africains souffrent de maladies véhiculées par l’eau. Et le mauvais état de santé d’un enfant nuit à sa capacité d’apprentissage. Par exemple, 400 millions d’enfants d’âge scolaire sont infectés chaque année par des vers intestinaux qui amoindrissent leurs facultés cognitives.

Et les enfants – surtout les filles – qui doivent parcourir de longs trajets à pied pour aller chercher de l’eau sont pendant ce temps dans l’impossibilité d’aller en classe. Le manque de latrines a des conséquences différentes mais tout aussi négatives sur leur santé et leur dignité. Ils doivent attendre le soir pour se soulager, par souci de pudeur et de sécurité. Et les tâches qu’ils accomplissent à la maison signifient qu’ils peuvent plus facilement transmettre des maladies à la famille si l’eau manque pour observer de bonnes pratiques d’hygiène. Les femmes malades, enceintes ou nouvellement accouchées sont particulièrement susceptibles de souffrir du manque d’assainissement et de transmettre des maladies à leurs enfants.

Le problème n’est pas que l’on manque d’eau. Ce sont les engagements des gouvernements, la technologie en matière d’approvisionnement en eau et d’assainissement, et le financement de programmes en faveur de l’eau qui font défaut.

Ce que fait l’UNICEF :

Aider les gouvernements à améliorer la technologie et l’éducation en matière d’hygiène. Les initiatives et les programmes de pays en faveur du développement durable sont essentiels pour protéger les ressources en eau. Fort de ses près de 40 ans d’expérience dans 100 pays, l’UNICEF est l’un des principaux organes de l’ONU présent au niveau des pays. Lorsque les gouvernements peuvent traiter et évacuer adéquatement les eaux usées, il est possible de mieux protéger et de moins gaspiller les ressources en eau douce. L’exploitation raisonnable de ces ressources évite aussi la contamination et réduit la nécessité de traiter l’eau. 

En collaboration avec des partenaires tels que l’Initiative en faveur de l’eau de l’UE, l’Environmental Protection Agency des États-Unis et l’Association internationale de l’eau, l’UNICEF sollicite le soutien des gouvernements pour atteindre ces objectifs, et participe à l’élaboration de programmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement à faible coût. Il promeut aussi l’éducation en matière d’hygiène au niveau des communautés. L’une de ses activités essentielles, par exemple, consiste à inculquer aux mères de bonnes pratiques d’hygiène pour aider les jeunes enfants à prendre un bon départ dans la vie.

Avec l’Organisation mondiale de la santé, l’UNICEF évalue aussi la réalisation des objectifs mondiaux en matière d’eau et d’assainissement dans le cadre du Programme de surveillance commune (JMP). Ce programme suit l’évolution de la couverture, aide les pays à évaluer leurs propres capacités, élabore des questionnaires, des indicateurs et des définitions, et informe les décisionnaires par l’intermédiaire de sites Web et de publications.

Renforcer la sécurité de l’eau dans les communautés et les foyers. L’UNICEF aide les gouvernements et ses partenaires à mettre en place des systèmes de surveillance de la qualité de l’eau basés sur la communauté, afin d’identifier la présence de contaminants comme les matières fécales humaines, l’arsenic, le fluorure et les nitrates. Il aide aussi à installer des équipements d’assainissement, d’adduction d’eau et de lavage des mains adéquats et bon marché. Il offre aux communautés les outils et la possibilité de participer à la conception et au choix de technologies de base qui pourront graduellement être perfectionnées, comme les systèmes de collecte d’eau de pluie, les puits de surface et les systèmes de filtrage des étangs.

Les projets de l’UNICEF s’appuient sur la participation des populations locales, entre autres, les femmes qui sont les principales responsables de l’eau et de l’assainissement au sein du foyer, les chefs traditionnels, les organisations confessionnelles et communautaires, et les entrepreneurs locaux.

Aider les écoles à donner un bon départ aux enfants. L’UNICEF et ses partenaires, tant au niveau du monde qu’à celui des pays, contribuent à améliorer l’assainissement dans les écoles et à promouvoir l’hygiène, par exemple, la pratique de se laver les mains. La présence d’eau salubre et de latrines, notamment pour les filles, les incite à venir en classe. Les écoles inculquent aussi des notions de santé et d’hygiène qui peuvent se transformer en bonnes habitudes pour le reste de la vie. Enfin, il est rentable de travailler avec les enfants dans le cadre de programmes clos s’appuyant sur l’école.

Mener des opérations d’urgence. L’UNICEF est l’une des principales organisations du monde à intervenir en cas de catastrophes d’origine naturelle ou humaine, en coordonnant l’action de divers partenaires dans les domaines de l’assainissement, de l’hygiène et de l’approvisionnement en eau. Il facilite aussi la transition entre une intervention d’aide d’urgence et des programmes durables d’eau et d’assainissement. À court terme, l’UNICEF peut distribuer de l’eau, des récipients et des comprimés de purification de l’eau, et soutenir la construction de latrines. À long terme, il peut soutenir le creusement de puits et l’installation de pompes manuelles.

Progrès

Le monde est en bonne voie d’atteindre la cible de l’eau potable, et l’accès à des sources d’eau améliorées s’est étendu, passant de 77 pour cent en 1990 à 83 pour cent en 2002. Plusieurs régions, dont l’Afrique du Nord, l’Amérique latine et les Caraïbes et l’Asie occidentale ont désormais une couverture de plus de 90 pour cent. 

Voir la carte : la moitié du monde ne disposent pas d’un assainissement amélioré (en anglais)

Mais des milliards de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau potable. Près des deux tiers d’entre elles vivent en Asie. La Chine compte à elle seule le même nombre de personnes non desservies par une source d’eau améliorée que tous les pays d’Afrique. Et l’Afrique subsaharienne arrive loin derrière, même si sa couverture a augmenté de quatre-vingt-dix pour cent depuis 1990, passant de 49 à 58 pour cent. Les obstacles qui freinent les progrès dans cette région sont les conflits et l’instabilité politique, une forte croissance démographique et la faible priorité accordée à l’eau et à l’assainissement.

En ce qui concerne l’assainissement, cinq régions – Asie du Sud, Afrique subsaharienne, Asie occidentale, Eurasie et Océanie – ont pris du retard pour atteindre la cible. Plus de la moitié des personnes qui n’ont pas accès à un assainissement amélioré, soit environ 1,5 milliard d’individus, vivent en Chine et en Inde.

Sur les 2,6 milliards de personnes en tout qui ne disposent pas d’un assainissement amélioré, beaucoup sont difficiles à atteindre : elles vivent dans des régions rurales isolées, ont été déplacées par la guerre ou la famine, ou sont prisonnières d’un cycle sans fin de pauvreté et de maladie. Ces problèmes devront donc faire l’objet d’une attention spéciale si l’on veut atteindre les Objectifs de 2015.

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