Si l’on adopte la définition la plus large possible de la santé, l’éducation sanitaire ayant pour objet l’acquisition de compétences nécessaires dans la vie courante touche pratiquement tous les domaines. Acquérir de telles compétences aide les jeunes à être davantage responsables de leur vie et à adopter des comportements sains.
Au Zimbabwe et en Thaïlande, l’éducation sanitaire ayant pour objet l’acquisition de compétences a été nécessitée par la prévention du VIH/SIDA, alors qu’au Mexique et dans les Caraïbes, il s’agissait de prévenir les grossesses d’adolescentes. D’autres domaines d’intervention aux États-Unis sont la lutte contre l’alcoolisme, le tabagisme et la consommation de drogues. Dans d’autres cas, des approches plus générales ont été appliquées à des problèmes sanitaires et sociaux distincts abordés dans le cadre d’un programme unique. On peut citer, par exemple, les projets « Orientation à la vie » en Afrique du Sud, « Éducation intégrée » en Colombie et « Santé et éducation à la vie familiale » dans les Caraïbes.
Aujourd’hui, de nombreux pays envisagent d’adopter l’éducation basée sur l’acquisition de compétences nécessaires dans la vie courante pour réformer des systèmes éducatifs traditionnels manifestement décalés par rapport aux réalités de la vie moderne, tant sur le plan social qu’économique. Par exemple, un projet ayant pour objet l’acquisition de compétences en Arménie a été mis en oeuvre pour adapter de toute urgence le système éducatif aux nouvelles réalités et aux nouveaux problèmes sociaux, politiques, économiques et culturels du pays. Il comprenait des cours sur la santé ainsi que d’autres sujets d’étude, comme : Un individu et ses relations, Se faire des amis et avoir des amis, Rapports humains, Foyer et famille, Communauté et société, Mode de vie sain, Protection de l’environnement, Règlement des conflits et Éducation sexuelle.
Qu’est-ce qui distingue l’éducation sanitaire basée sur l’acquisition de compétences nécessaires dans la vie courante ?