Aptitudes à la vie quotidienne

Botswana

Le programme d’éducation pour les pairs Tsa Banana au Botswana


Tsa Banana — qui veut dire : « Pour les adolescents » en setswana — était au départ un projet destiné à tester l’impact de techniques de marketing social ciblant les jeunes financé par l’USAID. Bien qu’il ait pris fin en 1996, la plupart de ses éléments et de ses stratégies sont encore en place au Botswana, et ont été répétés en Zambie, au Malawi et en Namibie. Des séances d’éducation pour les pairs de promotion (PEP) prennent la forme de spectacles de 15 à 30 minutes qui divertissent un public peu nombreux dans les écoles et les espaces publics en mettant en scène la négociation du préservatif, en testant les connaissances des participants sur la santé liée à la reproduction, et en répondant aux questions. Au départ, les directeurs d’école hésitaient à autoriser ces séances durant les heures de cours. Mais les équipes du projet les ont rapidement convaincus en adaptant leurs spectacles à divers groupes d’âge et en mettant en avant des aptitudes importantes, comme celles de connaître ses limites, de demander conseil, de se faire soigner et de résister à la pression du groupe. Lorsque le projet a pris fin, pratiquement tous les écoliers de 13 à 18 ans de Lobatse avaient vu un spectacle à l’école. (Adapté de la description de projet donnée par John Harris, PSI Namibie)

Pour un supplément d’informations : Meekers D, Stallworth G, Harris J. (1997). "Changing adolescents' beliefs about protective sexual behavior: the Botswana Tsa Banana program." PSI Research Division Working Paper No. 3, Washington: Population Services International (lien externe).

Ce lien externe s’ouvre dans une nouvelle fenêtre et conduit sur un site non affilié à l’UNICEF.

Intégrer la culture autochtone aux outils pédagogiques interactifs utilisés pour prévenir le VIH/SIDA au Botswana

Les mesures prises par le gouvernement du Botswana pour lutter contre le VIH/SIDA s’accompagnent d’une série d’outils pédagogiques interactifs faisant appel à la culture autochtone pour enrayer la pandémie. L’idée consiste à donner des informations sur le traitement et la prévention du SIDA en se servant de symboles culturels. Par exemple, les termites dévorant le bois des barrières des enclos à bétail sont assimilés à la maladie dévorant le système immunitaire. Le bétail est un symbole de richesse dans ce pays d’Afrique australe. Un responsable du Ministère de la Santé a déclaré : « Ces outils interactifs permettront à nos populations d’acquérir les connaissances nécessaires pour prendre des décisions informées sur des modes de vie qui pourraient limiter le risque de contracter le VIH ».


 

 

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