Injecter peut signifier diffuser : les arguments contre l’« intégration »
Les tentatives faites pour intégrer le VIH/SIDA à des matières de base enseignées par plusieurs professeurs différents n’ont pas remporté beaucoup de succès. Vous trouverez ci-dessous certains résultats de recherche et des exemples qui expliquent pourquoi. S’appuyant sur ces résultats et sur ces expériences, l’UNICEF encourage les pays à abandonner l’approche de l’intégration et à adopter à la place les modèles de la matière « porteuse » ou du sujet séparé, à savoir, inculquer les connaissances, les attitudes et les aptitudes nécessaires ensemble, dans le cadre d’une seule matière (existante), dans le contexte d’autres questions et processus liés. Lorsqu’il est possible de faire un cours séparé, les délégués à la Conférence internationale sur la population et le développement (Le Caire, 1994) ont recommandé le recours à une éducation complète basée sur l’école couvrant un ensemble de questions sanitaires telles que la santé de base et la nutrition, la physiologie de la reproduction, la santé sexuelle et en matière de reproduction, le planning familial, les IST et la prévention du VIH/SIDA.
Une étude réalisée par les Centers for Disease Control, États-Unis (Kann, et al., 1995), a montré que, par rapport aux « éducateurs pour la santé », les enseignants chargés d’« injecter » des cours de prévention du VIH/SIDA dans d’autres matières :
En mettant en oeuvre une approche basée sur l’acquisition de compétences nécessaires dans la vie courante, l’UNICEF a reconnu que l’infusion de compétences psychosociales dans des matières de base était trop dispersée et trop lente pour avoir un impact sur le comportement sexuel et les aptitudes des adolescents, et ne les protégeait pas du VIH/SIDA et de la grossesse. Après des années passées à promouvoir cette méthode, l’UNICEF a constaté que de nombreux enseignants n’utilisaient pas les manuels en classe. Ils étaient trop complexes pour être à la portée de l’enseignant moyen ; par exemple, ils ne parlaient pas spécifiquement de problèmes sanitaires, mais s’appuyaient sur la notion générale d’ « aptitudes à la réflexion » qui devait être infusée dans toutes les matières. [Gillespie A, Section de l’éducation, UNICEF]
Références
Chendi, H. HIV/AIDS Life Skills Programmes in Lesotho. Non publié, 1999.
Chendi, H. HIV/AIDS Life Skills Programmes in Malawi. Non publié, 1998.
Ford N, D'Auriol AF, Ankomah A, Davies E, & Mathie E, 1992. Review of literature on the health and behavioral results of population and family planning education programmes in school settings in developping countries. Institute of Population Studies, University of Exeter.
Gachuhi D, 1999. The impact of HIV/AIDS on education systems in the Eastern and Southern Africa Region, and the response of education systems to HIV/AIDS: Life Skills programmes. Préparé pour l’UNICEF ESARO. [Voir Documents ci-dessous]
Kann L, Collins JL, Pateman BC, Small ML, Ross JG & Kolbe LJ, 1995. The School Health Policies and Programs Study (SHPPS): Rationale for a nationwide status report on school health. Journal of School Health, 65, 291-294.
Molobe, E & Salewski T, 1999. Education for Citizenship: Life Skills in the Botswana Classroom. Communication présentée lors du symposium BOLESWA de 1999.
Smith G, Kippax S, & Aggleton P, 2001. HIV and sexual health education in primary and secondary schools: Findings from selected Asia-Pacific countries. Octobre, 2000.
Documents
Gachuhi D, 1999. The impact of HIV/AIDS on education systems in the Eastern and Southern Africa Region, and the response of education systems to HIV/AIDS: Life Skills programmes.
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