En bref: Yémen

L'accès humanitaire continue d'être limité par les combats

Image de l'UNICEF
© UNICEF Yémen/2009/Ur-Rehman
Une famille déplacée de la province de Sa'ada, au nord du Yémen, a trouvé refuge dans le camp de Al-Mazrak, dans le district d'Harad situé dans le gouvernorat de Hajja.

NEW YORK, États-Unis, 23 septembre 2009 - L'accès humanitaire reste limité dans le nord du Yémen où plus de 100 000 personnes ont été déplacées par les combats entre les forces gouvernementales et rebelles.

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L'UNICEF a fait état de ses profondes préoccupations à propos d'informations selon lesquelles des civils, dont des enfants, ont trouvé la mort au cours d'une récente attaque aérienne contre un camp pour personnes déplacées dans la zone de conflit. L'agence a renouvelé son appel à destination de tous les groupes engagés dans les combats pour permettre aux enfants de rester à l'abri et de recevoir l'aide dont ils ont besoin de toute urgence.

« Collaboration avec les autorités locales »
Le Représentant de l'UNICEF au Yémen Aboudou Karimou Adjibadé a effectué plusieurs visites dans les camps pour personnes déplacées par les combats dans le nord du pays.

« Il s'y trouve beaucoup d'enfants qui sont traumatisés par l'expérience des bombardements, des tirs d'artillerie et des combats à proximité de leurs villages. Il s'y trouve aussi des femmes qui sont dépourvues de tout, même d'objets élémentaires comme des vêtements, » a dit M. Adjibadé.

« Il y a également des personnes qui sont arrivées avec leurs animaux, » a-t-il ajouté. « Cela pose un problème sanitaire. » Relevant que le bétail représente le seul bien que de nombreuses familles déplacées ont réussi à emmener avec elles, Aboudou Karimou Adjibadé a affirmé que l'UNICEF « était en train de collaborer avec les autorités locales pour rendre ces camps salubres et sûrs pour les femmes et les enfants. »

Dans les camps situés à l'extérieur de la zone de conflit, l'UNICEF s'occupe de la fourniture d'eau, d'assainissement et d'aide de première nécessité en matière d'hygiène mais des milliers de personnes déplacées restent toujours hors de portée. En fait, selon M. Adjibadé, une majorité de personnes déplacées sont prises au piège dans des secteurs qui ne sont pas sûrs pour l'accès humanitaire.

L'enseignement interrompu
L'année scolaire yéménite doit commencer le 4 octobre et il y a environ 50 000 enfants en âge d'être scolarisés au sein de la population déplacée. L'UNICEF est en train de préparer des écoles provisoires pour les enfants se trouvant dans les camps. Cependant, ce projet ne concernera que les besoins d'une petite partie du nombre d'enfants dans le besoin.

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© UNICEF Yémen/2009/Ur-Rehman
Des femmes et des enfants déplacés récupèrent de l'eau dans l'un des 20 réservoirs fournis par l'UNICEF dans le nouveau camp d'Al-Mazrak, au nord du Yémen.

« En ce moment, le problème est que de nombreuses [personnes déplacées] ne sont pas dans les camps. Certaines d'entre elles se trouvent dans des communautés d'accueil, » a dit M. Adjibadé. 

Pour assurer une scolarité à davantage d'enfants déplacés, l'UNICEF collabore avec le Ministère de l'éducation pour veiller à ce que ceux-ci puissent s'inscrire dans les écoles des communautés d'accueil. L'UNICEF dotera ces communautés de matériel pédagogique pour alléger les charges qui pèsent sur les écoles locales.


 

 

Audio (en anglais)

18 septembre 2009 : le Représentant de l'UNICEF au Yémen Aboudou Karimou Adjibadé s'entretient du conflit actuel et de son impact sur les familles.
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