En bref: Yémen

Le conflit au Yémen s’intensifie : ceci nécessite une aide d’urgence pour les enfants

Image de l'UNICEF
© AFP/Getty Images/Fazaa
Une femme déplacée, provenant de la province de Saada, dans le Nord du Yémen, porte son enfant, dans un camp créé par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés à Mazraq, dans la région de Hajja.

NEW YORK, États-Unis, 9 septembre 2009 – Alors que le violent conflit dans le Nord Yémen entre dans son deuxième mois, l’UNICEF a lancé un appel à toutes les parties en vue de permettre aux organisations humanitaires d’accéder d’urgence et sans condition aux civils pris dans les combats.

Des combats entre les troupes gouvernementales et les rebelles ont lieu dans la province de Saada, à environ 240 km au nord de la capitale, Sanaa. On ignore combien ils ont fait de victimes mais elles seraient nombreuses, selon les observateurs. Il y aurait beaucoup de gens encore piégés dans la zone des combats.

Le conflit, qui refait surface de temps à autre dans cette zone depuis cinq ans, a connu un brusque embrasement le mois dernier. On estime à 150 000 le nombre de déplacés à cause des combats, qui à présent vivent dans des camps ou dans des familles d’accueil.

« Les enfants constitueraient la majeure partie de la population déplacée, » a indiqué la Directrice régionale de l’UNICEF pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Sigrid Kaag. « Dans de telles conditions, ils n’ont guère accès aux services de base, en particulier à de l’eau potable, à un assainissement approprié, à de la nourriture et aux soins de santé. Ils ont besoin d’un abri. Ils ont besoin de nourriture. Ils ont besoin d’eau potable. »

Des approvisionnements d’urgence
Le 4 septembre, 3,5 tonnes d’approvisionnements d’ordre médical et nutritionnel sont partis pour le Yémen, depuis le principal entrepôt de stockage de l’UNICEF, à Copenhague. Cette expédition comporte notamment de l’alimentation thérapeutique prête à l’emploi pour le traitement des cas de malnutrition grave, et sur des sels de réhydratation orale pour éviter la déshydratation d’origine diarrhéique.

D’autres approvisionnements d’urgence ont été distribués, en particulier des filtres à eau, des jerrycans, des couvertures et du savon. L’UNICEF a lancé un appel afin de réunir plus de 6 millions de dollars É.-U. de nouveaux financements dans le cadre d’un effort accru des Nations Unies pour répondre aux besoins des familles déplacées.

Image de l'UNICEF
© UNICEF Yemen/2009
Des enfants attendent que leur ait remplit un bidon d’eau potable à une citerne fournie par l’UNICEF, dans le camp de Mazraq, pour les personnes déplacées par le conflit dans le Nord du Yémen

En outre, l’organisation se préoccupe de la situation des quelque 55 000 enfants d’âge scolaire déplacés au Yémen. Soucieux de répondre à leurs besoins, l’UNICEF veut mettre en place des espaces d’enseignement, fournir du matériel pédagogique et former des enseignants.

« Des conséquences désastreuses »
Il est évident qu’on ne pourra pas répondre aux besoins des personnes déplacées si l’aide humanitaire ne peut pas parvenir jusqu’à eux. Toutes les parties au conflit ont l’obligation de protéger les enfants de la maladie et de la violence, et de les placer en lieu sûr.

« Nous avons constaté maintes fois, par exemple au Darfour et à Gaza, que la restriction de l’accès humanitaire avait des conséquences désastreuses pour les civils, en particulier pour les enfants, » a dit Mme Kaag. « Les enfants du Yémen ont besoin d’une aide d’urgence. Nous ne pouvons pas les laisser tomber. »


 

 

Recherche