En bref : Viet Nam

L’UNICEF aide les enfants des minorités du Viet Nam rural à rester à l’école

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Sa Thi Tham sur le chemin d’une succursale scolaire dans la commune de Chieng Khoa, à cinq kilomètres à peine de chez elle.

Par Steve Nettleton

COMMUNE DE CHIENG KHOA, Viet Nam, le 29 décembre 2005 – A peine 5 minutes de marche séparent Sa Thi Nam, élève de 8 ans, de l’école qu’elle fréquente. C’est une distance remarquablement faible dans cette région de montagnes verdoyantes aux formes arrondies et aux vallées encaissées du nord-ouest du Viet Nam, où beaucoup d’enfants doivent franchir de grandes distances pour se rendre à leurs classes.

Sa Thi Tham fréquente une petite école annexe juste de l’autre côté de son village. C’est beaucoup plus commode que de se rendre à l’antenne principale de l’école primaire, située à quatre kilomètres. Comme elle perd moins de temps en trajets, Sa Thi Tham peut mieux se consacrer à sa matière préférée : le vietnamien.

« Ça me plaît, d’étudier le vietnamien », dit-elle. À la maison, mes parents me parlent thaï aussi bien que vietnamien ».

Comme la plupart de ses voisins de cette région à 200 kilomètres à l’ouest de Hanoï, Sa Thi Tham fait partie de la minorité thaïlandaise du Viet Nam. Elle peut goûter au plaisir de fréquenter l’école, mais de nombreux autres enfants des minorités n’ont pas cette chance.

Les groupes de minorités connaissent des taux de scolarisation très inférieurs à la moyenne nationale, en partie à cause d’obstacles linguistiques, et parce qu’ils vivent souvent dans les régions les plus éloignées et les plus pauvres du pays.

L’UNICEF et le Gouvernement vietnamien travaillent de concert pour encourager les enfants, et surtout ceux des minorités, à aller à l’école et à rester scolarisés.

Les annexes d’école à niveaux multiples comme celle de Sa Thi Tham ont un grand impact. Celle-ci est très petite, avec seulement deux enseignants et deux classes, mais elle donne une nouvelle chance aux élèves.

« Les classes multi-niveaux sont importantes parce que nos enfants vivent dans une région lointaine et montagneuse », précise Duong Thi Phuong Anh, qui enseigne dans cette annexe. « Sans ces annexes à niveaux multiples, les enfants n’iraient pas régulièrement à l’école. »

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Les enfants des minorités connaissent des taux de scolarisation bien plus bas au Viet Nam, en partie à cause d’obstacles linguistiques et d’un relief accidenté.

L’UNICEF soutient le concept d’école amie des enfants, qui met non seulement l’accent sur l’accès à l’éducation et à un environnement d’apprentissage, mais aussi à la qualité dont tout cela doit s’accompagner. A l’antenne principale de l’école primaire de la commune de Chieng Khoa, l’UNICEF a contribué à la création d’une petite bibliothèque et fourni du matériel didactique aux élèves défavorisés.

Il renforce également la participation communautaire aux activités scolaires, y compris à leur planification et à leur supervision par le canal des associations parents/enseignants et celui des conseils scolaires.

Les élèves qui habitent trop loin peuvent être mis en pension dans une des dépendances construite conjointement par les parents, la communauté et les autorités locales. L’UNICEF fournit une formation et des allocations aux cuisiniers et au personnel d’entretien et finance l’achat de lits, de couvertures et de moustiquaires.

« Une solution dont l’UNICEF s’est fait l’apôtre auprès du gouvernement est de créer un certain nombre de pensionnats de façon à ce que les enfants puissent recevoir dans ces écoles l’instruction qui convient », dit Christian Salazar, responsable de l’UNICEF au Viet Nam. « Nous renforçons également l’éducation bilingue. Ce que ça veut dire, c’est les enfants apprennent de plus en plus tôt le vietnamien aussi bien que leur langue maternelle. Et ça, c’est un moyen d’améliorer la performance de ces enfants et de les garder à l’école aussi longtemps que possible. »

Ly Thi Trang appartient à la minorité dao. Sa maison est à sept kilomètres, et elle passe donc la semaine au pensionnat.

« Je couche ici parce que j’habite loin. J’aime lire des journaux et livres pour enfants », dit-elle. « Je suis heureuse ici parce que j’ai des amis. »

En permettant à des enfants comme Ly Thi Trang de rester à l’école et de s’exprimer, l’UNICEF espère que davantage d’enfants du Viet Nam rural ne se contenteront pas d’aller en classe quelque temps mais continueront leurs études jusqu’au bout de leur éducation. 


 

 

Vidéo (en anglais)

Le 18 novembre 2005 :
Le correspondant de l’UNICEF Steve Nettleton rend compte de la manière dont au Viet Nam les annexes scolaires recevant l’aide de l’UNICEF gardent les enfants des minorités à l’école.

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