Ouganda

Des enfants ougandais travaillent avec les leaders communautaires pour mettre fin aux violences à l'école.

Par Ijuka Agnes Barongo et Jeremy Green

KAMPALA, Ouganda, 30 septembre 2011 - Emmanuel, 17 ans, du district de Masindi, en Ouganda, est assis contemplatif près d'une fenêtre, avec une expression de tranquille détermination sur son visage. Baignant dans la lumière dorée qui se déverse par la vitre, son parcours académique a jusqu'ici été tout sauf ensoleillé.

VIDÉO (en anglais) : le reportage de la correspondante de l'UNICEF, Karin Bridger sue des enfants ougandais et des décideurs qui travaillent ensemble pour mettre fin à la violence à l'école.  Regarder dans RealPlayer

 

À l’évocation des châtiments répétitifs qu'il a reçu des mains de ses professeurs à l'école primaire, ses yeux se sont devenus assombris. « Ils nous disaient que si nous ne prêtions pas l’oreille alors ils nous donneraient des coups de baguette » raconte-t-il. « Donner de la baguette sur les fesses ouvre les oreilles et l'esprit ».

Violation des droits de l'enfant

La violence à l'école contre les enfants est un problème en Ougandan, où les châtiments corporels, la violence verbale, et d'autres formes de cruauté sont souvent considérés comme un mode de vie acceptable. 

Ce qui est triste, c'est que la plupart des enfants n'ont même pas conscience que leurs droits sont violés. « Pour moi, je ne pensais pas que c'était de la violence », explique Emmanuel. "Ils violaient mes droits et je ne le savais pas ».

Il est déterminé à changer tout cela.

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
Un éléve écrit au tableau de la classe « Zéro violence » dans le cadre d'un atelier « Zéro violence à l'école » à Kampala en Ouganda.

Récemment, emmanuel a participé à Kampala  à un atelier de réflexion intitulé « Zéro violence à l'école ». Organisé et financé par l'UNICEF, et facilité par le Réseau Future Search (Recherche future), l'atelier a rassemblé 64 enfants issus des quatres coins de l'Ouganda pour interagir, partager des expériences et inventer des solutions pour un environnement scolaire plus sûr.

Sensibiliser

Une première étape importante pour sensibliser à cette question essentielle, l'atelier a donné aux enfants une occasion unique d'exprimer leurs préoccupations directement aux professeurs, aux leaders communautaires, à leurs parents, aux politiciens et aux responsables des politiques.

Plus tôt ce mois, Emmanuel a suivi un autre atelier sur des écoles sans violence, qui cette fois se tenait dans la région Gulu au nord de l'Ouganda. Organisé par le Réseau Future Search, l'atelier de Gulu avait pour objectif de mettre « tout le système » dans la même pièce, en rassemblant des gens de tous âges, de toutes les classes sociales et de points de vue différents, afin de discuter du problème de la violence à l'école et développer des plans d'action concrêts.

A un moment de l'atelier, un groupe d'enfants s'est rassemblé pour crier ensemble « Notre voix est importante ». Ce cri de ralliement a résonné, entendu par tous.


 

 

Écoles « amies des enfants »

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