Ouganda

Le traitement antirétroviral gratuit aide les femmes touchées par le conflit en Ouganda

Image de l'UNICEF
© UNICEF Uganda/2007/ Hyun
Un enfant tient des médicaments antirétroviraux obtenus à la clinique VIH/SIDA du centre hospitalier régional de Lira en Ouganda

Le rapport phare de l'UNICEF, « La situation des enfants dans le monde », lancé le 22 janvier 2008, lance un appel de mobilisation pour la survie de l'enfant. Voici un de la série d'articles à ce sujet.

LIRA, Ouganda, 5 mai 2008 - Janet Aciro, 16 ans et séropositive au VIH, tient à la main une photo d’elle prise en 2002, avant qu’elle ne commence son traitement antirétroviral  au Centre hospitalier régional de Lira, à Lira, dans le district de Lira, touché par le conflit, au nord de l’Ouganda. Sur la photo, Janet apparaît maigre et épuisée, portant une robe bleu clair qui flotte sur son corps à l’ossature frêle et anguleuse.

Aujourd’hui, on a peine à reconnaître en elle la même enfant qui figure sur la photo. Janet est en meilleure santé parce qu’elle reçoit régulièrement un traitement gratuit contre sa maladie. A sa grande satisfaction, elle est aussi en assez bonne santé pour pouvoir reprendre ses cours à l’école primaire, en quatrième année, après une interruption de deux années.

Janet, qui  vit avec sa belle-mère à Lira, prend des médicaments deux fois par jour. Au début de chaque mois, elle se rend à l’unité de traitement du SIDA au centre hospitalier régional de Lira pour prendre ses provisions gratuites de médicaments pour les trente jours suivants.  Depuis qu’elle a commencé son traitement antirétroviral, Janet est très optimiste pour son avenir. Certes, les temps sont durs ; elle explique que ne pas avoir assez à manger pose un problème parce que certains des médicaments ne doivent pas être pris l’estomac vide.

« J’aimerais pouvoir prendre mes médicaments en respectant la bonne combinaison », explique-t-elle, soulignant que lorsqu’il y a pénurie au dispensaire, elle n’a pas d’autre choix que de diminuer les doses prescrites.

Partenariats pour la santé communautaire

En plus d’un partenariat entre le Centre Hospitalier Régional de Lira et l’UNICEF, qui permet aux médicaments antirétroviraux d’être distribués gratuitement, les patients séropositifs du district de Lira reçoivent aussi à domicile les visites régulières d’une organisation locale, la Communauté nationale des femmes qui vivent avec le VIH/SIDA en Ouganda (NACWOLA).

Cet organisme offre des soins à domicile à environ 300 familles du district. Des conseillers recommandent également les patients à d’autres organisations si cela s’avère nécessaire, assurent le suivi de leur traitement et organisent des activités générant un revenu comme le tricot ou la production de charbon de bois. Elle apporte aussi son soutien aux enfants vulnérables, qu’ils aient perdus leurs parents à cause du SIDA ou qu’ils vivent avec la maladie, afin de leur permettre de poursuivre leur scolarité.

Il y a actuellement plus d’un million de personnes qui vivent avec le VIH dans le pays. Parmi celles-ci, 11 % sont des enfants, ce qui représente 16 000 des 70 000 nouveaux cas annuels d’infections.

Dans ce but, au cours de la première moitié de l’année 2007, des agences gouvernementales, des ONG et l’UNICEF ont oeuvré ensemble pour permette à plus de 26 000 femmes enceintes du nord de l’Ouganda de recevoir régulièrement des services de conseil et d’examen.

Des  récits d’espoir  

Dans une autre partie du district de Lira,  Jacinta Abodo, 31 ans, et sa fille Brenda Adoch, 10 ans, sont toutes les deux dans leur troisième année de traitement antirétroviral à domicile.  Mme Abodo se souvient que, avant de commencer son traitement, Brenda partageait son temps entre son logement et l’hôpital. 

« A l’école, Brenda apprend vite et  s’épanouit », dit-elle. Lors de ses examens finaux, Brenda a été classée dans le meilleur tiers de sa classe.

De même, Mary Oluk, une habitante de Lira âgée de 25 ans, séropositive et enceinte de trois mois, s’est inscrite au programme de Prévention de transmission mère-enfant au centre hospitalier régional de Lira. Sa participation à ce programme réduira de façon substantielle le risque pour son bébé de contracter le virus.  

Le district de Lira offre plusieurs cas de familles touchées par le VIH retournant à leur routine quotidienne et de jeunes filles allant de nouveau à l’école et réussissant  même brillamment dans leurs études, tout cela à cause d’un accès possible au traitement antirétroviral, à son suivi et à sa prise en charge.  Ces exemples apportent de l’espoir à ceux qui, en Ouganda,  se trouvent dans des situations similaires. 


 

 

Campagne contre le SIDA

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