En bref: République arabe syrienne

Une usine de traitement des eaux remise à neuf est inaugurée par l’UNICEF et l’Ambassade du Danemark dans le centre de la Syrie, touché par la sécheresse

Image de l'UNICEF
© UNICEF/SYR09297/Razan Rashidi
Isam, un élève de quatrième année, boit de l'eau à l'école Ismail Salibi qui a bénéficié du programme de traitement des eaux.

SALAMIEH, Syrie, 2 décembre 2009 – La Syrie est en train de subir une grave sécheresse qui met en péril les moyens de subsistance de milliers de familles. Après une seconde année consécutive de faible pluviométrie, ce pays situé au cœur du croissant fertile est, dans certains endroits, en train de devenir aride.

Les réserves d'eau potable sont également en train de se réduire, particulièrement dans les régions qui dépendent de l'eau des puits.

 En réaction, l'ONU a lancé un appel de fonds contre la sécheresse d'environ 53 millions de dollars pour faire face à l'urgence de la situation.

Nouvelle usine de traitement des eaux à Salamieh

A Salamieh, dans le gouvernorat d'Hama, situé au centre du pays, les habitants dépendaient autrefois de l'eau du fleuve Al Assi traitée par l'usine de traitement des eaux Al Qantara datant des années 60. Ils dépendent aujourd'hui des puits se trouvant dans le secteur. A cause de la sécheresse et du changement climatique, l'eau de puits n'est maintenant accessible qu'à des profondeurs de 600 mètres. Pourtant, les eaux de ces pluies contiennent des polluants qui la rendent impropre à la consommation.    

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© UNICEF/SYR09207/Razan Rashidi
L'Ambassadrice du Danemark Christina Markus Lassen (devant) et la Représentante de l'UNICEF Sherazade Boualia (à l'arrière) effectuent une visite de l'osmoseur de l'usine de traitement des eaux Al Qantara de Salamieh, en Syrie.

Pour résoudre le problème, l'usine de traitement des eaux d'Al Qantara a été remise à neuf grâce à une unité d’osmose inverse. Cette opération est le résultat d'un travail de collaboration entre le ministère du Logement, le directorat de l'Eau potable et de l'Assainissement et le gouvernorat de Hama, cela avec un financement complémentaire de l'UNICEF, du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (UNOCHA) et de l'Ambassade du Danemark.

Lors de l'inauguration de la station, le mois dernier, l'Ambassadrice du Danemark Christina Markus Lassen a admiré la rapidité avec laquelle le projet avait été réalisé.

« Je suis certaine que la rapidité et l'efficacité de cette opération sont dues à un groupe de personnes motivées et orientées vers le même but : la diminution de l'effet de la sécheresse sur la population locale, » a-t-elle dit.

Avantages pour tous

S'étaient joints à l'ambassadrice pour l'inauguration et une visite de l'usine : le ministre syrien du Logement, Omar Ghalawanji; le gouverneur de Hama, Abdul Razak Al Qutaini; le chef du Directorat de l'eau potable et l'assainissement de Syrie, Mohammad Al Shahoud; et la représentante de l'UNICEF en Syrie, Sherazade Boualia.

Après la cérémonie, la délégation a effectué une visite à l'école Ismail Salibi, un établissement local, où il n'y avait pas du tout d'eau disponible jusqu'à ce que la station devienne opérationnelle.

« Aujourd'hui que l'usine fonctionne presque totalement, l'eau est disponible pour être bue mais aussi pour le nettoyage et son utilisation dans les toilettes, ce qui réduit en fait le stress auquel étaient soumis les élèves et les enseignants quand il n'y avait pas d'eau, » a dit Sherazade Boualia.
Environ 120 000 habitants du secteur tireront profit de la nouvelle station.

Défis liés au changement climatique

A l'extérieur de Salamieh, la situation reste critique pour les agriculteurs et le bétail.

Les récoltes ont été mauvaises et la saison des semailles touche à sa fin avec de nombreux exploitants ayant besoin de semences et de nourriture pour leurs animaux. Dans certains secteurs, la sécheresse est perçue comme la pire situation climatique en 40 ans et on pense qu'elle est en grande partie causée par le changement climatique.

L'Ambassadrice Christina Markus Lassen a observé que la Syrie n'était pas seule à être confrontée au changement climatique. 

« C'est seulement grâce à la coopération et à la participation de tous les pays du monde que nous pourrons trouver une solution commune à ces défis qui se posent dans l'urgence, » a-t-elle dit. « C'est pourquoi le Danemark espère un accord  essentiel le mois prochain lors de la conférence sur le climat de Copenhague. »


 

 

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