Soudan

Les élèves et les enseignants soudanais s’informent sur la prévention du VIH/SIDA

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
Derdery, 13 ans, fait partie des élèves qui ont participé au Soudan à un atelier théâtre parrainé par l’UNICEF dans le but de mieux faire connaître aux enfants les dangers du VIH/SIDA.

Par Thomas Nybo

KADUGLI, au Soudan, 21 octobre 2005 – Alors qu’aujourd’hui plus de deux millions d’enfants vivent avec le VIH, l’UNICEF et ses partenaires déploient d’importants efforts pour informer les jeunes Soudanais sur le SIDA.

Aujourd’hui, des élèves de différentes écoles sont réunis dans la ville de Kadugli pour jouer des pièces qu’ils ont écrites eux-mêmes. En les jouant, ils étalent avec fierté leurs connaissances récemment acquises.

La pièce de Derdery Mohammed Bashir, 13 ans, figure parmi celles qui rencontrent le plus de succès. L’adolescent y incarne le SIDA. Au début de la pièce, il se pavane devant le public d’élèves en clamant à tue-tête qu’il est l’une des infections les plus meurtrières au monde.

Peu après, Derdery se rue sur d’autres acteurs tenant le rôle d’un jeune couple qui ne s’est pas protégé correctement contre l’infection. Devant un public impressionné et tenu en haleine, il fait doucement mais fermement basculer les jeunes gens vers le sol, signifiant ainsi leur mort.

A l’issue des représentations, des fiches d’informations sur le VIH/SIDA sont distribuées à tous les élèves. On les encourage à illustrer à leur tour par des dessins ce qu’ils viennent d’apprendre au sujet de la prévention du VIH/SIDA.

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Des enseignants à Kadugli, au Soudan, s’informent sur la prévention du VIH/SIDA. A leur retour au sein de leurs communautés, ils transmettront ce qu’ils viennent d’apprendre à leurs élèves.

La formation des enseignants

L’un des plus grands défis à relever en matière d’éducation sur le SIDA est de mettre un terme aux préjugés, notamment l’idée selon laquelle il suffirait de serrer la main, toucher une personne séropositive ou d’utiliser les mêmes sanitaires qu’elle, ou encore d’embrasser quelqu’un ou d’être piqué par un moustique pour être infecté. Un autre préjugé, partagé par quelques-uns des enfants qui ont assisté aux représentations, consiste à croire que les seules personnes susceptibles d’être infectées par le VIH/SIDA sont les homosexuels ou les professionnels du sexe. 

« Je vais parler à tous mes amis et à tous les enfants du quartier des dangers du VIH. Je vais leur apprendre comment s’en protéger», déclare Derdery.         

A l’autre bout de Kadugli, un groupe d’enseignants originaires de villages éloignés est réuni dans une salle de classe pour se renseigner également sur les dangers du VIH/SIDA. L’objectif est que ces enseignants retournent dans leurs communautés et  transmettent ce qu’ils ont appris à leurs élèves. Ce programme destiné aux enseignants est financé par le Conseil norvégien pour les réfugiés, avec le soutien de l’UNICEF.

Les enfants ont un rôle essentiel à jouer dans la prévention

Else Ostergaard, du Conseil norvégien pour les réfugiés, explique que ce programme permettra de lutter contre la propagation de l’épidémie, non seulement parmi les enfants mais aussi parmi les membres des communautés auxquelles ils appartiennent. «Ce sont les enfants qui éduqueront leurs parents. C’est souvent ainsi que les choses fonctionnent. Dès lors que les enfants seront informés, ils seront sensibilisés au problème et ils veilleront à ce que nous (parents), prenions soin de nous-mêmes et préservions nos vies ».

Contrairement à bon nombre d’autres pays africains, le Soudan a un taux de prévalence relativement bas de seulement 2,3% pour les 15-49 ans. Pour faire en sorte que ce chiffre ne grimpe pas, il est essentiel d’informer les jeunes sur le virus, comme le font les programmes mis en place à Kadugli. De nombreux enfants dans le monde entier ne sont pas assez informés sur le SIDA et ne disposent pas des compétences vitales nécessaires à la prévention. Des millions d’entre eux sont incapables de citer une seule façon de se protéger contre l’infection au VIH.

Il est également primordial que les femmes enceintes se fassent dépister et bénéficient d’un suivi médical. Ainsi, si le test de l’une d’entre elles se révélait positif, celle-ci pourrait suivre un traitement afin de limiter les risques d’infection pour son bébé. Aujourd’hui, 90 pour cent des femmes enceintes séropositives n’ont pas accès aux médicaments qui empêcheraient la transmission mère-enfant à la naissance.


 

 

Vidéo (en anglais)

21 octobre 2005 :
Thomas Nybo, correspondant de l’UNICEF au Soudan, s’est intéressé aux initiatives visant à sensibiliser les enfants aux dangers du VIH/SIDA.

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