Sri Lanka

Une campagne au Sri Lanka encourage la «tolérance zéro» contre le tourisme sexuel impliquant des enfants

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
Des enfants ayant participé à un spot télévisé pour la campagne du Sri Lanka contre le tourisme sexuel impliquant des enfants. Le message en faveur d’une «tolérance zéro» a été diffusé sur l’île par le biais de spots télé et radio.

Par Francis Mead

COLOMBO, Sri Lanka, 13 juillet 2006 – Chaque année, plus d’un million de touristes arrivent au Sri Lanka attirés par son climat et son littoral, et des milliers d’enfants, la majorité des garçons, tombent dans la prostitution. Aujourd’hui, le Sri Lanka vient de lancer un programme de deux ans destiné à mettre un terme au tourisme sexuel impliquant des enfants.

La campagne de «Tolérance zéro contre le tourisme sexuel impliquant des enfants»  - lancée par la Chambre de Tourisme du Sri Lanka avec le soutien de l’UNICEF – vise les touristes, les enfants  et les adolescents ainsi que les chefs d’établissements hôteliers, les journalistes, les familles et les responsables de communautés. 

 «L’exploitation sexuelle dans le tourisme est devenue un phénomène mondial totalement inacceptable et est en train d’atteindre un niveau alarmant, affirme le responsable de la Chambre de Tourisme du Sri Lanka, Udaya Nanayakkara. Très souvent, le tourisme sexuel impliquant des enfants est ignoré et nié par de nombreux acteurs de l’industrie du tourisme. Je suis persuadé que nous pourrons mettre un terme à la maltraitance des enfants du Sri Lanka comme conséquence du tourisme.»

Le  message «Tolérance zéro» a été diffusé dans toute l’île par l’intermédiaire de la télévision et de publicités radiophoniques. Des panneaux d’affichage, des banderoles, des autocollants pour les voitures et les magazines distribués dans les avions diffusent partout le message.

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La campagne du Sri Lanka visant à mettre fin au tourisme sexuel impliquant des enfants vise les touristes, les enfants et les adolescents ainsi que les chefs d’établissements hôteliers, les journalistes, les familles et les responsables de communautés.

Aider les enfants à dire non

Des jeunes gens comme Ahamed Ritzvi, 16 ans, font aussi partie d’un programme destiné à mobiliser les communautés locales. « J’ai participé à des ateliers consacrés au tourisme sexuel impliquant des enfants et nous avons apporté toutes nos idées et nos recommandations afin de l’empêcher », explique-t-il.

Parce que les enfants qui vivent en marge de la société et sans l’encadrement familial sont les plus vulnérables, les messages de la campagne mettront aussi l’accent sur la nécessité d’une plus grande vigilance de la part des mères de famille. En outre, la campagne a pour but de susciter une plus large prise de conscience parmi les enfants vulnérables eux-mêmes.

 «Nous espérons vraiment que les enfants, filles et garçons, seront capables de dire non, affirme Yasmin Haque, d’UNICEF Sri Lanka. Et je pense que c’est le point fondamental : qu’ils se sentent suffisamment en sécurité pour dire non et refuser d’être entraînés dans le commerce sexuel.»

Les peines pour l’exploitation sexuelle des enfants dans le pays varient de cinq à vingt années d’emprisonnement. En développant la prise de conscience du problème et en ayant recours à la menace de lourdes peines de prison, le but général de la campagne est de faire échec à la vague inquiétante et croissante du tourisme sexuel impliquant des enfants au Sri Lanka.

Avec la collaboration de Sabine Dolan à New York.


 

 

Vidéo (en anglais)

Juin 2006:
Reportage du Correspondant de l'UNICEF Francis Mead sur le lancement récent d'une campagne au Sri Lanka pour mettre un terme au tourisme sexuel impliquant des enfants.  
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