Somalie

Des fournitures indispensables à l'enseignement et à la santé parviennent aux enfants somaliens

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© UNICEF Somalie/2009/Morooka
Hodan, 10 ans, lit dans un manuel scolaire en langue somalienne pendant les cours à l'école Sheikh Nur, à Hargeisa, en Somalie.

Par Iman Morooka

HARGEISA, Somalie, 14 janvier 2010 – Jusqu'au tout dernier semestre scolaire, chaque manuel scolaire de l'école primaire Sheikh Nur était partagé par au moins quatre élèves. Mais grâce à l’arrivée de nouvelles fournitures, les élèves peuvent désormais suivre les cours sur leurs propres manuels. 

L'UNICEF, avec l'aide financière du Gouvernement japonais, épaule plus de 180 000 enfants en âge d'aller à l'école et 3000 enseignants dans toute la Somalie. Pendant l'actuelle année scolaire, l'UNICEF fournira des manuels et des fournitures scolaires dont des ardoises, de la craie, des stylos, des crayons, des cahiers d'exercice ainsi que des registres scolaires, des cartes et du matériel de loisir.

L'école Sheikh Nur est l'une des 790 écoles qui ont bénéficié de cette récente distribution de fournitures.

Hodan, 10 ans, fait partie des 1700 élèves inscrits à l'école, située dans l'un des quartiers les plus pauvres d'Hargeisa : « Quand je serai grande, je veux devenir médecin parce que ma mère veut que j'aide les gens. Je sais que je dois travailler dur pendant mes études pour réussir mon rêve, » dit-elle. 

« Autrefois un pays de chefs de guerre locaux »

L'UNICEF est actuellement en Somalie l'unique source d'approvisionnement en manuels et en matériels scolaires pour les écoles primaires. Il forme également les enseignants et les comités pédagogiques locaux et permet aussi le paiement de primes aux enseignants pour que les écoles puissent rester ouvertes. 

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Un enseignant fait la lecture à une classe de seconde année pendant un cours de langue somalienne à l'école Sheikh Nur, à Hargeisa, en Somalie.

Le but de l'UNICEF est d'aider les communautés locales à réduire les taux d'abandon scolaire et de faire progresser le nombre de nouvelles inscriptions. Dans certaines écoles, il y a seulement un ou deux manuels pour la totalité de l'école. « Renforcer notre soutien à l'enseignement est important pour veiller à ce que les parents continuent d'envoyer leurs enfants à l'école, particulièrement ces familles qui ont du mal à satisfaire leurs besoins les plus essentiels, » dit Safia Jibril, Spécialiste de l'éducation pour UNICEF Somalie.

Presque la moitié de la population du pays, soit environ 3,6 millions de personnes, sont actuellement confrontées à une crise humanitaire causée par le conflit en cours, une sécheresse prolongée et des prix alimentaires élevés. La distribution en temps voulu des fournitures indispensables est essentielle pour assurer un meilleur accès à des prestations de qualité pour les enfants et les femmes somaliens.

En décembre, lors d'une cérémonie de remise des fournitures offertes, le Responsable adjoint de la Mission de l'ambassade du Japon au Kenya, Seiji Okada, a déclaré : « Bien que le Japon ait été autrefois un pays de chefs de guerre locaux, il est aujourd'hui devenu un pays développé grâce à notre excellent système d'enseignement et de scolarisation. Nous sommes très heureux d'apporter notre soutien à votre école pour nous assurer que vous disposerez d'un bon enseignement et pour vous préparer à contrôler l''avenir de votre société. »

Une bouée de secours indispensable

Grâce à un financement du gouvernement japonais, l'UNICEF a aussi épaulé dans toute la Somalie des hôpitaux pour les mères et les enfants ainsi que des dispensaires locaux, offrant cette année à environ 1,2 million de personnes des approvisionnements gratuits en médicaments et vaccins indispensables.

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Un agent sanitaire de l'hôpital Sheikh Nur pour les mères et les enfants, à Hargeisa, en Somalie, pèse un bébé dans le cadre du contrôle de la croissance pratiqué régulièrement dans l'établissement.

À l'hôpital Sheikh Nur, à Hargeisa, des vaccinations régulières, des contrôles de croissance ainsi que des prestations en soins primaires sont assurées chaque jour à des gens comme Khadra Ali, une mère de trois enfants dont le mari a eu du mal à trouver du travail. Elle y vient pour les vaccinations et les ordonnances. 

« Je fais maintenant attention à vacciner mon plus jeune enfant depuis que mon fils aîné a eu la rougeole car je ne l'avais pas amené à temps pour se faire vacciner, » dit-elle.

Comme les prestations médicales de qualité sont extrêmement limitées dans ce pays, ces établissements de soins primaires sont une bouée de sauvetage indispensable pour les enfants et les femmes vulnérables.


 

 

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