Somalie

En Somalie, l'UNICEF élargit ses programmes pour lutter contre la sous-nutrition

Image de l'UNICEF
© UNICEF Somalie/2009/Morooka
A Hargeisa, au nord-ouest de la Somalie, un employé d'un centre thérapeutique de jour appuyé par l'UNICEF consulte les dossiers d'enfants atteints de sous-nutrition sévère traités dans l'établissement.

Par Iman Morooka

HARGEISA, Somalie, 8 décembre 2009 – En Somalie, plus de 40 pour cent des enfants montrent des signes de carence nutritionnelle chronique. Cet état peut mettre leur vie en danger si des interventions appropriées ne sont pas effectuées.

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A l'hôpital d'Hargeisa, l'un des 200 établissements thérapeutiques de jour épaulés par l'UNICEF en Somalie, les enfants atteints de sous-nutrition sévère reçoivent un traitement indispensable à leur survie sous forme de Plumpy'nut, un aliment thérapeutique spécial. Les progrès des enfants sont contrôlés chaque semaine jusqu'à ce que leur santé se stabilise.  

Depuis le mois de décembre de l'année précédente, l'UNICEF et ses partenaires distribuent également aux enfants âgés de 6 à 36 mois un nouvel aliment prêt à l'emploi, Plumpy’doz. A ce jour, plus de 130 000 jeunes enfants ont bénéficié de ce produit riche en minéraux, en protéines de qualité supérieure et en graisses.

L'UNICEF épaule aussi 30 centres hospitaliers de stabilisation où les enfants présentant les formes les plus graves de sous-nutrition reçoivent des soins médicaux vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

« Parfois, je n'ai pas de travail et je ne peux pas subvenir aux besoins de mes enfants; alors ils sont sous-alimentés, » raconte Dere Muse dont la fille est en train de subir un traitement au centre de stabilisation. « J'ai un autre enfant qui était aussi sous-alimenté mais il a été traité dans cette clinique et il est rapidement sorti. »

Les interventions humanitaires s'élargissent

Un autre facteur contribuant en Somalie à des taux élevés de dénutrition est que moins de 10 pour cent des enfants en bas âge y reçoivent un allaitement exclusif au sein pendant les six premiers mois de leurs vies. Faire progresser cette habitude susceptible de sauver des vies est un défi majeur pour l'UNICEF et ses partenaires.

Pour tenter de relever ce défi, l'UNICEF collabore avec des partenaires fonctionnant au niveau local comme l'organisation non gouvernementale Taban Tabo qui opère bénévolement dans les communautés déplacées, rappelant aux femmes enceintes et à celles qui viennent d'accoucher l'importance de l'allaitement exclusif au sein.

Fahima Mohamed, mère de quatre enfants, vit dans un des campements pour personnes déplacées d'Hargeisa. Elle a reçu des informations et une aide psychosociale sur l'allaitement exclusif au sein grâce aux bénévoles de Taban Tabo.

« Je donnais de l'eau et différentes boissons à mes trois premiers enfants quand ils étaient très jeunes car je pensais que le lait maternel n'était pas suffisant et ils avaient de la fièvre et la diarrhée tout le temps, » dit-elle. « Mais aujourd'hui, je sais que j'aurais seulement dû leur donner du lait maternel et mon quatrième enfant est en bien meilleure santé que mes trois autres aînés. »

Favoriser l'allaitement exclusif au sein

Un autre facteur contribuant en Somalie à des taux élevés de dénutrition est que moins de 10 pour cent des enfants en bas âge y reçoivent un allaitement exclusif au sein pendant les six premiers mois de leurs vies. Faire progresser cette habitude susceptible de sauver des vies est un défi majeur pour l'UNICEF et ses partenaires.

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© UNICEF Somalie/2009/Morooka
Mahada, six mois, en train d'être pesée dans le centre thérapeutique de jour appuyé par l'UNICEF, à Hargeisa, au nord-ouest de la Somalie.

Pour tenter de relever ce défi, l'UNICEF collabore avec des partenaires fonctionnant au niveau local comme l'organisation non gouvernementale Taban Tabo qui opère bénévolement dans les communautés déplacées, rappelant aux femmes enceintes et à celles qui viennent d'accoucher l'importance de l'allaitement exclusif au sein.

 Fahima Mohamed, mère de quatre enfants, vit dans un des campements pour personnes déplacées d'Hargeisa. Elle a reçu des informations et une aide psychosociale sur l'allaitement exclusif au sein grâce aux bénévoles de Taban Tabo.

« Je donnais de l'eau et différentes boissons à mes trois premiers enfants quand ils étaient très jeunes car je pensais que le lait maternel n'était pas suffisant et ils avaient de la fièvre et la diarrhée tout le temps, » dit-elle. « Mais aujourd'hui, je sais que j'aurais seulement dû leur donner du lait maternel et mon quatrième enfant est en bien meilleure santé que mes trois autres aînés. »


 

 

Vidéo (en anglais)

Le reportage de la correspondante de l'UNICEF Denise Shepherd-Johnson sur les programmes actuels  destinés à réduire la malnutrition en Somalie.
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