En bref : Sierra Leone

Améliorer l'hygiène grâce au programme d'«assainissement total conduit dans les écoles» au Sierra Leone

Image de l'UNICEF
© UNICEF/2009/DeFerrari
Des enfants de l'école primaire E.M., en Sierra Leone, participent à une danse pour encourager une bonne hygiène.

PORT LOKO, Sierra Leone, 1er juillet 2009 – Pour les enfants de l'école primaire E.M. De Laya, dans le district de Port Loko, en Sierra Leone, avoir une bonne hygiène est tout sauf une corvée.

« Nous apprenons à avoir de bonnes habitudes d'hygiène grâce aux jeux et au sport, » dit Fatmata, une fille de 12 ans fière d'être membre du club de santé de l'école. « C'est très amusant et nous avons aussi l'importante responsabilité de faire passer ces informations à nos familles et à nos amis. »
 
A Laya, avant que les membres du club de santé de l'école et leurs enseignants ne s'en mêlent, les maladies infectieuses causées par un mauvais assainissement était fort répandues. Aujourd'hui, grâce aux efforts du club, la majorité des familles des villages environnants disposent de latrines.

Les enfants, vecteurs du changement

Le club, qui se réunit deux fois par semaine, est épaulé par l'UNICEF et une ONG locale. Son but est d'encourager la construction et l'utilisation de latrines à Port Loko.

Exemple d’un programme d'Assainissement intégral conduit à partir des écoles (SLTS), le club donne aux enfants les moyens d'être des vecteurs du changement au sein de leurs communautés en encourageant les familles de la région à construire des latrines et à mettre fin aux habitudes de défécation en plein air.

Fatmata et sa famille font partie d'un des foyers qui a réagi, un des résultats du programme SLTS. A la suite de la mort du père de Fatmata, la vie a été difficile pour sa famille. Avec neuf enfants à charge, sa mère avait peu d'argent à consacrer à du matériel d'assainissement. A cause d'un manque d'installations, toute la famille devait recourir à la défécation en plein air dans la savane environnante.  

« J'avais tellement peur d'aller aux toilettes, en particulier à cause des serpents, » explique Fatmata.

L'introduction du programme SLTS à Laya a encouragé la mère de Fatmata à introduire un changement. Au début de l'année, avec l'aide de voisins, elle a commencé à construire une latrine en utilisant des matériaux locaux. La latrine est aujourd'hui achevée et la famille l'utilise tous les jours.

Maintenir les enfants en bonne santé et les instruire

L'UNICEF pense que travailler avec les enfants des écoles est l'une des méthodes les plus efficaces pour encourager des bonnes habitudes d'hygiène et d'assainissement au sein des communautés locales. En en Sierra Leone, de telles interventions sont grandement nécessaires.

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© UNICEF/2009/DeFerrari
Des enfants de l'école primaire E.M. chantent des chansons destinées à encourager un bon assainissement..

Seulement 11 pour cent des habitants de la Sierra Leone disposent actuellement d'installations sanitaires améliorées et seulement 53 pour cent utilisent des sources améliorées d’eau. En Sierra Leone, l'absence d'installations sanitaires et une mauvaise hygiène font aussi partie des facteurs contribuant au taux de mortalité exceptionnellement élevé chez les enfants de moins de cinq ans. 

Les maladies transmissibles, comme la diarrhée, obligent aussi de nombreux enfants en âge d'aller à l'école à manquer les classes. Les familles vivant sur des ressources financières limitées subissent encore plus de pression quand ces maladies exigent des traitements médicaux coûteux.

L'UNICEF et ses partenaires sont à pied d'œuvre pour veiller à ce que le programme SLTS, combiné à d'autres interventions dans les domaines de la santé et de l'éducation, permette à des enfants comme Fatmata de rester en bonne santé et de poursuivre leur scolarité.


 

 

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