En bref: Pérou

L’éducation, outil indispensable pour enrayer la propagation du VIH/SIDA

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Des étudiants de Cusco suivent un cours sur la santé grâce à un plan que soutient l’UNICEF.

Par Christian Mejia et Jane O’Brien

CUSCO, Pérou, 10 novembre 2005 – Dans sa grande majorité, la population infectée par le VIH/SIDA au Pérou est composée de jeunes adultes, mais la plupart d’entre eux ne savent même pas qu’ils sont porteurs du virus. Les contacts sexuels représentent la voie de transmission la plus répandue, mais le sujet est souvent tabou, ce qui freine les efforts de sensibilisation de la population.

« Dans notre société, il est encore très difficile de parler de maladies sexuellement transmissibles ou du VIH, parce que ce sujet est tabou ou que les adolescents sont mal informés », explique Carla Aragón Vallenas, qui travaille comme infirmière à Cusco, dans les Andes.

Soixante-dix pour cent de la population péruvienne a moins de 25 ans. La sensibilisation des enfants et des adolescents est d’une importance cruciale pour enrayer la propagation du virus. On recense de plus en plus de cas de SIDA dans ce groupe d’âge.

L’UNICEF propose des séminaires d’éducation au VIH/SIDA pour les étudiants de Cusco, en partenariat avec le CERETS, un centre d’information pour les maladies sexuellement transmissibles et le SIDA. Ce centre fait partie de l’hôpital Antonio Lorena, et il est le premier du genre à Cusco.

« Notre travail de prévention nous montre que le problème du VIH reste tabou. Aussi, nous avons l’intention de nous y attaquer par le biais de centres éducatifs, grâce à un projet mené de front avec l’UNICEF », explique Alipio León Torres, un psychologue qui travaille avec le CERETS.

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Prostituées à Cusco. La plupart des infections au VIH sont transmises par la voie sexuelle au Pérou.

Diagnostic et traitement gratuits

Le centre organise également des séances d’information par les pairs pour les personnes qui travaillent dans l’industrie du sexe. Sonia est une travailleuse du sexe qui explique les risques qu’elles courent aux autres femmes. « Parfois, je leur parle seule, parfois je suis accompagnée d’une autre agente de santé qui est également une travailleuse du sexe, explique-t-elle. Nous emmenons des dépliants avec nous et leur communiquons des informations. Beaucoup de ces filles ignorent que le VIH/SIDA est une maladie sexuellement transmissible. »

Ces personnes sont particulièrement vulnérables et l’éducation par les pairs est souvent le meilleur moyen de les toucher.

Quatre-vingt-six cas de VIH/SIDA ont été recensés à Cusco, mais on estime qu’en réalité, il y en a près d’un millier. La plupart des gens ne cherchent pas à se faire soigner avant d’avoir des symptômes sérieux. La consultation est ouverte à tous à l’hôpital San Antonio Lorena, et elle offre un dépistage, des antirétroviraux et un suivi psychosocial gratuits.

 

 

 

Vidéo (en anglais)

10 novembre 2005 :
Reportage de la correspondante de l’UNICEF Jane O’Brien sur l’impact du VIH/SIDA sur les jeunes Péruviens.

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